LOUIS DE SANCERRE
Après Guillaume de Courtenay, cette seigneurie passa dans la maison de Sancerre, en la personne de Louis de Sancerre, dontDuby a gravé une monnaie non retrouvée en nature jusqu'à présent, mais qui porte tous les caractères de la plus grande vraisemblance, Técusson étant surmonté de trois tours crénelées, ou trois rftteaux comme les monnaies des comtes de Champagne, auxquels se rattachait la maison de Sancerre.
Une discussion un peu prématurée s'est engagée sur ce denier qui n'est connu que par le dessin de Duby. Il a été reproduit par H. de Soultrait (Numismatique bourbonnaise) et attribué à Louis P' (1218-1248).
M. de Longpérier, rendant compte de cette monographie dans la Revue de Numismatique de 1859, et en faisant un éloge mérité, critique néanmoins cette attribution. « Comme ce denier, dit-il , est la reproduction fidèle des deniers Nivernais de Robert, de Dampierre (1271-1296) et de Louis de Flandre (1296- 1321) et qu'il parait contemporain du denier de Geoffroy de Yierzon (1280-1302) et de Marie de Yierzon (4303-4330), imité aussi de ceux des comtes de Nevers, nous ne pouvons accepter la classification adoptée. Il faut rendre le denier en question à Louis II (1 326-1 340). Autrement on devrait admettre que les comtes de Nevers ont copié la monnaie de Charenton. »
Il nous semble qu'avant de prendre un parti il convient d'attendre que la pièce soit retrouvée en nature. Comme il y a entre les deux attributions un écart de près d'un siècle, le style de la pièce pourra être déterminant. Remarquons néanmoins qu'Eudes de Nevers (1249-1269), c'est-à-dire le contemporain de Louis I^, mort en 1868^ frappait déjà au type de l'ècu et qae Louis F a pu l'imiter.