AQUITAINE
B. Fillon, dès 1851 , pressentait qu'il existait un type .\quitanique à l'empieinte Carolingienne. A cette époque, et jusqu'à ces derniers temps, les plus anciennes monnaies connues étaient celles de Sanchiiis qu'on peut attribuer soit à Sanche- Sanchez, soit à (iuillaume Sanche, mais qui en tout cas ne représentent que le monnayage de la fin du x'^ siècle. B. Fillon ne pouvait admettre que di' Charlemagne à Sanche-Sancliez, pendant près de deux siècles, l'Aquitaine eut été privée de monnayage. Il estimait qu'un type ancien serait retrouvé et porterait le monogramme de Charles-le-Chauve; jusqu'à présent rien n'est venu confirmer cette seconde partie de son affirmation; mais la première était vraie. Lui-même avait déjà fait faire un pas à la question en reconnaissant le nom immobilisé de Louis IV, dans un grand denier, que nous décrirons tout à l'heure, qui pèse 1-.46, et qu'on avait bien à tort jusqu'à lui attribué à Louis VIL
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Depuis, une découveiie très intcrossante vient tout récemment de reculer de près de cinquante ans le monnayage de Bordeaux. La lacune à combler est encore assez vaste pour donner raison au\ prévisions du numismatiste qui a fait faire tant de progrès à la thèse de l'immobilisation.
^H). ^ l-EVTARIO. Dans le champ entouré d'un grenetis, autour d'un point, les lettres ou signes suivants -E-EliS. â. ^ BVRD-E LAF. Croix dans un grenetis.
Argent. Denier.
Cabinet de France, poids l^.io. Collection (iariel, poids 1?.35. Planche X, n" 1.
221. "î" j-EVTARIO. Dans le champ, entouré d'un grenetis. R-EV'-' autour d'un point. Sj. iî< BVRDELAr. Croix dans un grenetis.
.\rgent. Denier. Empreinte communiquée par M. de Barthélémy. PI. X, n"2.
222. li" l-EATVRIO. Dans le champ, entouré d'un grenetis -E barré, deux grands N. Le tout formant triangle. ^. "i» D'ARD-EAV. Croix dans un grenetis.
Argent. Denier. Poids 1^.13.
Collection Lalanne.
PI. X, n»3.
Il m'a été signalé une obole de ce monnayage, mais je n'ai pu m'en pi-ocurer le dessin.
Ce type est tellement nouveau, les caractères qui occupent le champ sont si variés et sontrestésjusqu'à présent, pourmoidu moins, tellement lettre close, que j'ai cru devoir soumettre à mes confrères tous les dessins et empreintes recueillis par moi, espérant qu'ils seront plus habiles pour déchiffrer cette énigme
Bien que la première de la légende du droit soit un I et non un L. «m est généi'alement d'accord pour y lire LEVTARIO et le nom de Lotbaire pour leipiel Combrouse a déjà publié un denier de Bordeaux. Ce type dut se continuer pendant quelque temps à eu juger par la diminution des poids qui tombent de 1°.45 à 1^.13 et par les altérations qu'a subies dans le denier n" 223 le nom de Rurdelag, devenu presque indéchiffrable. Les deux S du rhamp seraient-elles les initiales de Sanche-Sancbion.
Du reste ce même nom de Bunhdmj est également fortement altéré dans Les deniers, aujourd'hui plus communs au nom de SANCHIVS.
SANCHE. Mort en 98 i.
B. Filloii sii,'iiale, coinrao existant dans h collection Rabanis, un denier au nom de Saui'lie sans le monogramme Cardin. Ni>u> ne l'avons pas iTirouvé.
P.i: RNARD-dllLLAL ME. 984—1 010.
Sous lui apparaît le type à la main, dont Poey dWvant a donné le denier avec def. légendes à peu près régulières e! dont voici l'obole avec des interversions de lettres singulières.
223. "î" l'IEOARDVTR . Légende où l'on p.'iit reconstituer BE..ARDV ou BERTRANDV. Main baissée. ^. * BVRDAEi. Croix.
Billon. Obole. Collection B. Fillon.
PI. X, n°4.
Dans le catalogue tout récent de la vente Cliarvet,il a été inscrit, au nom de ce duc, deux deniers ainsi décrits : >î< BERNARDV. Quatre croisettes autour d'un point, et au revers: «î" BORDEGALV. Croix. Vérification faite, ces deniers portaient le nom de «--«VILELMO et étaient des exemplaires du n" 19, PI. LVIII de Poey d'.ivant.
SANCHE-GLILLAUME. 1010—1032.
224. .î< GVILELMVZ. Croix. R. «î- BVRDEGALA. Dans le cbamp, grand S et un trait vertical.
Billon. Denier. Poids 1".I2. Collection Rabanis. Catalogue Rousseau, introduction, page XXVII. PI. X, n" 0.
Ce signe S qui se retrouve vers la même époque à Bordeaux, à Vienne, à Màcon, à Lyon, est bien digne de fixer l'attention des numismatistes. Est-ce simplement l'initiale de Signum. On a proposé de considérer cette lettre comme l'initiale d'un nom propre. Sur ce denier, ce serait le nom de Sanche complétant celui de Guillaume de la légende. B. Fillon, fidèle à son système des types régionaux, pense cependant que cette pièce pourrait être frappée ailleurs qu'à Bordeaux. Pour nous, le nom de Bordeaux, que nous trouvons écrit régulièrement BVRDEGALA, au milieu de toutes les altérations que nous rencontrons, ne nous paraît pas laisser de doute pour l'attribution à Sancbe- Guillaurae, comme comte de Bordeaux.
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