BÉZIERS
Il importe également pour ce fief de bien tenir compte des liens féodaux qui ont eu évidemment de l'influence sur les imitations des types monétaires. Les deux vicomtes de Béziers et de Carcassonne appartenaient à la même famille, mais après avoir, jusqu'en 1067, relevé du même seigneur le comte de Toulouse, le comté de Carcassonne passa entre les mains du comte de Barcelone, qui conserva les mêmes vicomtes. Béziers ne cessa pas de faire bommage au comte de Toulouse, et c'est ce qui explique le passage des types monétaires d'une vicomte à l'autre.
Il faut remarquer cependant que le monnayage féodal signé de Carcassuniie est de plus d'un demi-siècle antérieur à celui de Béziers et que ce dernier ue remonte pas au-delà de Bernard-Hatfon (1082), abstraction faite de la pièce publiée par Poey d'Avant, avec la légende RAMVND' et au revers PITERIS et qui n'est peut-être qu'une des formes de celles que nous avons classées sous le n" 330 à Carcassonne avec la légende Raimorido Pitrus. A ce moment le monogramme odonique et ses dégénérescences directes avaient disparu du monnayage Toulousain, et les vicomtes de Béziers se bornèrent à imiter le type triangulaire avec le mot REX, le type que nous avons appelé le type carré et celui de la croix à long pied. Il est inutile de chercher ailleurs ces imitations tout indiquées par les liens féodaux. Le type de Béziers procède donc directement de Toulouse et non de Carcassonne et de Barcelone.
ROGLR I". 1130— 11 oO.
33i I ROG VICECOMS. Double croix, l'une patlèe, l'autre issant du centre de
la première et terminée par des croissants, fi. * BITGRIS. Dans le champ et en croix VRIS.
Bilion. Denier. Collection Caron.
PI. XIV, n° 8.
Ce denier participe dans le champ du revers du denier publié par Poey d'Avant, PI. LXXXIV, n" 21, pour Roger I" et par la double croix du droit, de celui, PI. LXXXV, n° 21, pour Bernard-Hatton II (1150). n ne peut donc appartenir qu'à Roger I".