‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 158 sur 262 · RENÉ D'ANJOU · texte numérisé non relu

RENÉ D'ANJOU

379. fb MARIA t VNXIT t PEDES : XPISTI. Le buste de Marie-Madeleine qui occupe le champ a subi l'empreinte de la croix du revers, â. "î" O « CRVX « AVE « SPES s VNICA. Double croix de Lorraine, accostée des lettres RR.

Magdalon d'or. Mu.sée de Marseille.

(Revue Numismatique française 1860, PI. X, n" 10). PI. XVI, n''7.

380. ^ MARIA ï VNXIT ï PEDES ï XPISTl. Buste de face nimbé de Mnrie- Madeleine dans un cercle perlé et cannelé à l'intérieur. Les cheveux de la sainte l'enveloppent. Elle porte de la main droite et soutient de la main gauche le vase qui contient les parfums. ^. Tarasque dans la légende, mêmes type et légende que le numéro précédent.

Magdalon d'or. Musée de Marseille.

(Reiue Numismatique franrMÎse 1867 , PL VII, n° 3). PI. XVI, n" 8.

La tarasque de la légende prouve que cette dernière monnaie est essentiellement provençale, et a été frappée à Tarascon.

In autre exemplaire a été décrit dans les mémoires de la Société la Diana de iMonlhrison.

M. Laugier (Revue Relge 1876, page 191), estime que c'est à tort que ces pièces sont appelées magdalins et ipie leur véritable nom est Magdalons.

381. >i' RENATO PRIMG 3 DEI GRA REX ARA. Tête de face couronnée dans un entourage de lobes, i^. •i' DEVS IN ADIVTOR MEVM INTENDE. Ecusson d'Aragon dans un entourage de lobes.

Or. Poids 18.30. Collection Gariel.

PI.XYI, n"9.

Le double de cette pièce pesant 3^. et le demi pesant 0*.7o, ont été publiées. Revue Numismatique française 1860, page 50.

Ces pièces émises pour l'Aragon, par suite des prétentions (jue René pouvait avoii' sur ce royaume, ont été fi'appées pendant l'expédition de Jean d'Anjou en Ai'agon.

382. *h o RenATVS o DSI « GRA « IRVL'fî o SIC R. Le prince assis tenant un Fceptre el un globe crucigère, à sa droite un aigle éployé. i^. ii< OROR o REGIS o IVDIGIV o DILIGIT. Croix ornementée de fleurons à grandes branches, qui couvrent tout le champ el cantonnée de quatre (leurs de lis.

Argent. Carlin. Poids 3^.06. Musée de Lyon. Collection Hoffmann. (Revue Numismatique française 1867 , PL VII, n" 6). PI. XVI, n" 10.

Celte belle pièce, (pii avait élé successivement dessinée par Muratori, PI. XXXI;

Vergar, PI. XIX; Suinl-Vincens, PI. IX; Diihy, PI. IC: et Poe> d'Avant, PI. \CI1. n'avait pas été vue par ce dernier qui croyait qu'elle n'avait point été retrouvée en nature.

Aussi le dessin donné jusqu'à présent en était-il peu fidèle. Au lieu d'un aigle (armes parlantes d'Aquila^, on avait figuré un alérion pour rattacher la pièce à la Lorraine. M. Laugier conserve cette dernière opinion.

383. -î» RaT?3ÎTVS . D . G o R . SI * ST ' ISR. Type du précodent. Dans le champ à droite un I surmonté d'une tleur de lis. s,. 'îf bOROR o R o IliDlCIU » DILIGIT. Croix de Lorraine accostée de quatre fleurs de lis.

/ Argent. Carlin. Poids 2". 90. Musée de Lyon.

(Revue Numismatique française 1861 , PL VII. n° 7).

PI. XVI, n» H.

Malgré la présence de la croix. Lorraine, M. Carpentia attribue la fabrication de ce carlin au royaume de Naples, à cause de la légende Honor régis; en outre si le signe qui est à la droite du roi est bien un I, on peut y voir l'initiale de Jean d'Anjou qui défendit énergiquement les droits de René dans le royaume de X api es.

M. BlancarJ qui a démontré que des carlins avec cette légende avaient été frappés en Provence, pense que ce dernier peut provenir de l'atelier de Saint- Rémy (I).

384. lî» RGI?ATVS â IbRL5T?eT SIGIUIQ REX S Trois lis dans le champ surmontés d'un Ïambe! et d'une couronne. ^. "i" CO^fiS S PVlRGie GT S

, FORCAlSQVSRI Ô Croix pattée et fleurdelisée à ses extrémités. Gros d'argent imité de celui de Louis XI. Ancienne collection Desjobert du Mans.

■Revue Numismatique française 1860, PI. X. n° 12). PI. XVI, n° 12.

M. de Longpérier, en publiant cette pièce, fait savoir qu'il en a retrouvé le dessin dans un manuscrit antérieur à 1470, appartenant à M. Vallet de Viriville. Malheureusement le rédacteur a laissé en blanc le nom de la ville où le gros a été frappé ; le point secret est sous la 4" lettre  de Renatus.

383. * RGPATVS IbRLm 6T SIGILIG R. Même type. r. ^ La légende porte FORGALQ. Même type.

1,1) Revue Numismatique française 1883, 3« livraison.

(Iros d'argent. Poids 38.27. Musée de Marseille.

(Revue Ninnismatirjue française 1867 , PL VII, n° 4).

386. "î" RGRÂTVS IbRIiOQ 6T SIGIL. Ecusson à quatre fleurs de lis sunnonlé d'un Ïambe! , au-dessus une couronne, le tout dans un entourage de trois lobes inégaux. ^. * G PRVIK0I6 i GT FORCALQ. Croix cantonnée d'une couronne au 2" et d'une fleur de lis au S''.

Imitation du blanc au soleil de Louis XI, sauf quelques différences dans la légende et dans les cantonnements qui ne contiennent qu'une couronne et une fleur de lis. C'est le même type que le n° 19 de la Plancbe XCI de Poey d'Avant.

387. l^l RGRATVSS SICILIG 8 RGX. Dans le champ écu aux armes d'Aragon, i'i-iivence, Jérusalem, i'rovence et Bar, surmonté d'une couronne et entouré d'un cercle à quatre lobes. ^. >b SU ROmeN DRI BRDITV. Croix cantonnée d'une couronne et d'une fleur de lis dans un cercle à quatre lobes.

Bilion. Demi blanc. Poids I^^.SS.

Collection Gariel.

PI. XVI, nMS.

388. ^ RGGNA... GI. Dans le champ RGX sous une couronne. rI. ^ 60^ES <> PVIG. . 6 POR. Croix pattée cantonnée de quatre lis.

Bilion. Couionnal. Musée de Marseille.

(Revue Numismatique française 1863, PL XIII, n" 8). PI. XVI, n°14.

380. ^ RGG° NATVS S IbG <. 6ST SU. Armoiries mi-partie de Hongrie et de Bar remplissant le champ. ^. CO^ES S PVIGIE ô G S POR. Armoiries remplissant le champ mi-partie de Jéi'usalem mi-partie de Provence par quatre fleurs de lis, POR pour FOR calquici'i.

Bilion. Denier. Collections Meyer et de Clappiers, à Marseille. (Revue Numismatique française 1860, PL X, n" 11.) PL XVI, n" 16.

Il est impossible de ne pas reconnaître une grande similitude de fabrique dans ces deux pièces, malgré la dill'érence des types.

Le nom par RGGNATVS, la lettre ^E liée de COIVES et POR pour FOR cabjuierie ne laissent aucun doute à ce sujet.

390. R.E-X » R>E... Dans le champ grand R. v^. O • CR'V'X" A'VE. Croix de Lorraine.

Billon. Musée de Marseille.

(Laugier. Revue Xiimismatlrjiie belge 1876. PL XVII f, n" S). PI. XVI, II" 17.

C'est sans doute la plus petite fraction de la série des monnaies à la croix de Lorraine que Kené a fait frapper dans le château de Tarascon.

301. REPA S IbR S 6 S OIL S RS. Couronne cou]iant la légende, et dessous dans le cliarap en deux lignes PlilE. r. iî< CO. PVI . FOG. Croix tleui'delisée coupant la légende et cantonnée d'une fleur de lis aux 1" et 3% la lettre F a la forme bizarre qu'on remarque dans le n" 1, PI. XCII de Poey d'Avant. Billon. Couronnât. Collection Gariel.

PI. XVI. n° lo.

CHARLES m. 1180—1482.

392. ^ KAROLVS ANDEGAVIE IHRLM SICILIE REX . Buste de Marie- Madeleine tenant de la main gauche le vase de parfum, bj. Tarasque ? IN . HOC . SIGNO . VINCES. Croix de Lorraine, à gauche un K couronné, à droite un lis surmonté d'un lamhel à trois pendants.

Or. Magdalon. Poids l^.SO. Cabinet de Marseille.

(Berne Numismatique française 1860, PL III, n" 1'2). PI. XVII, n" I.

Poey d'Avant en a publié uu à peu près semblahle d'après Duby, mais il ne l'avait pas retrouvé en nature.

393. -î" KAROLVS... lERLEM SICILE REX. ^. fb IN HOC o SIGNO o ViNCES.

Croix de Lorraine cantonnée d'un K couronné et d'un cœur? surmonté d'un

lambel, mais plutôt d'une fleur de lis. Or. (Hoffmann, le Numismate, n° 12 ■

Le dessin ne co'i'ncide pas avec la description. S'il est exact, et nous n'en pouvons douter, puisqu'il est dû au burin si exercé de M. Dardel, on y verrait plutôt le Christ portant la croix et mettant la main gauche sur sa poitrine découverte, que la Madeleine avec le vase de parfum. Au revers, la description du catalogue porte une fleur de lis couronnée et le dessin figure un cœur; ce dernier doit être erroné, sans doute à cause de l'état de la pièce. PI. XVII, n"2.

394. "î" KAROLVS ANDEGAV... ILIE REX. Armes de Hongrie, Jérusalem, Anjou et Bar, en écu et au centre Aragon et Provence surmonté d'une couronne,

le tout remplissant le champ à l'imitation des Driedianders flamands, r. 'î< IN HOC SIGNO... Croix de Lorraine accostée d'un K et d'un lis. Argent. Poids 1^.60. Musée de Marseille.

(Revue Numismatique française 1866, PL XIII, n° 6) ■ PI. XVII, n" 3.

Les pièces publiées jusqu'à cette époque étaient en hillon. La croix y est simple et non cantonnée du K et de la fleur de lis. L'exécution de ce nouvel exemplaire est plus soignée comme il convient à une pièce d'un métal supérieur.

Enfin, cette pièce, tout usée et rognée qu'elle est, pèse 1».60 et serait conséquemment d'un plus grand module, puisque les pièces de billon publiées à l'état complet ne pèsent que 1^.10.

39"). ^ KAROL TEROIVS DCI GRA. Trois Heurs de lis surmontées d'un lambel dans un cercle à huit brisures. ^. IGRVS3lLEn2 SIQIL RX. Croix de Jérusalem cantonnée de quatre croisettes.

Argent bas. Poids 0°.70. Cabinet de Marseille.

(Revue Numismatique française 1860, PI. III, n" 13). PI. XVII, n" 4.

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