ANONYME
398. ^ S-EI STEFANI. Buste de face, mitre, l'f ARCHIE ARGLflT. Croix à bras arrondis cantonnéedequatre Irèllesdont leshranches forment une deuxième croix.
(1) Gallia Christiana. liistrumenla eccl. arel., XX, page 103. (i) Archives des Bouches- du- Rhône, G. 2. Livre noir lOG.
Billon. Denier. Poids 0-.70.
Collection Cliarvet.
Pi. XVII, u» 9.
Une monnaie à peu près identique avait été pufdiée par M. Vallier, en mars 1868, dans la Revue de Marseille et de Provence. Elle fut égarée pendant le trajet de Grenoble à Marseille, et M. Vallier, dans l'espérance de la retrouver, la publia à nouveau dans la Petite Revue de Ribliophiles Dauphinois en 1869, et dans le Musée, Revue Artésienne en 1878.
D'autres exemplaires existaient sans doute, ou ont été retrouvés depuis. J'avais déjà été consulté sur un.^ de ces pièces par M. Bellenot, secrétaire de M. le prince de Hesse, et celle que je publie aujourd'hui n'est pas entièrement semblable à celle gravée par M. V'allier.
Quoi qu'il en soit, cette pièce est remarquable au point de vue de l'épigraphie. Elle offre en même temps l'E carré et l'e lunaire, l'A romain surmonté d'une barre et Y'û. du gothique italien. Enfin elle présente le sigle -E comme monogramme du C carré et du T.
399. AREL ou ARCI. Mitre, n^. ... STVS TROPHiMVS. Croix cantonnée d'une mitre.
Billon. Denier.
(Bulletin des Antiquaires du Centime 1868, page 345). C'est probablement la monnaie frappée après 1 186 in nomine sancti Trophimi et nostro (P. dit la charte et que M. Blancard déclare non retrouvée. Il serait liien important d'en connaître le style.
400. ... blEPVS AREIiATE. Le prélat debout tenant la crosse à gauche et bénissant de la main droite, â. ^ S Sfl | PTVS | TROP | bI5T?VS . Croix coupant la légende cantonnée de deux mitres aux 1*' et 4^ et de deux aigles aux ^ et 3^
Billon. Gros. Cabinet de France.
Cette pièce n'avait été publiée que d'après Duby. PI. XVII, n» 10.
iOI. ° /R I Cb I E I PI. Croix coupant la légende. ^. * A | Re | L | T'. Croix coupant la légende.
Billon. Obole. Musée de Mende.
(I) Giltia Christ, inst. eccl. arel XX, n» IU3.
Dessin communiqué par M. André, archiviste. PI. XVII. n°fl.
402. «î" ARCIEPSCOPVS *. Mitre. ^. ARELflTENS. Croi\ avec croisette au 2^
Billon. Denier. Collection Meyer. PI. XVII, n° 8. Les monnaies à la main bénissante figuraient en assez grand nombre et en bon état de conservation dans la trouvaille de Sierck, enfouie vers '1328. Elles paraissent la dernière expression du monnayage anonyme d'Arles, puisque (iaillard de Saumate inscrit son nom.
GAILLARD DE SAUMATE. 1317—1323.
403. S IOHAnNES B. Comme différent, heaume surmonté d'une étoile, saint
Jean-Baptiste debout. ^. G AREL ARGbP. Type des florins. Or. Retrouvé en nature. Collections Hoffmann et Bruissard. PI. XVII, nM2.
L'attribution de ce florin à Gaillard de Saumate ne satisfait pas M. Laugier, qui voudrait le reporter à Guillaume de la Garde. Voici les raisons qu'il en donne. (Revue Belge 1873, page 74).
Le type des florins a été introduit dans le Midi par le pape Jean XXII (1316- 1334). Gaillard de Saumate l'aurait donc imité immédiatement et ce avant tous les seigneurs environnants. JN'ous connaissons, ajoute-t-il, un grand nouibre de florins d'Arles avec l'initiale S; on les a tous attribués à Etienne de la Garde (1330-1359). Ce lype était alors dans toulc sa faveur. Il est diiricile d'admettre que Guillaume de la Garde, neveu et successeur presque immédiat d'Etienne de la Garde, ait renonce à ce type.
Plus tard, quand en 1363 Charles V créa le franc à pied, Guillaume s'empressa de l'imiter et le module de la pièce, permettant une augmentation de légende, il inscrivit GVILLS. (Nous allons y voir n" 405, le nom entier]. M. Laugier fait en outre i-emarquer que le heaume qui sert de dillerent au florin est surmonté d'une étoile, que le gros du musée de Marseille et le franc à pied, que nous publions tous deux plus loin, portent des étoiles pour séparer les mots des légendes, et que dans le blason de Guillaume de la Garde figuraient des étoiles.
Nous regrettons de ne pas être d'accord, cette fois, avec le savant conservateur du Musée de Marseille, dont nous avons reconnu si souvent la compétence. Mais ce dernier argument tombe devant la découverte de l'obole suivante qui faisait [jartic de la ti'ouvaille de Sierck, enfouie en 1328, qui contient aussi une étoile et qui ne peut être que de Gaillard de Saumate.
i04. "i- ARObiePISOOPVS . Dans le champ, mitre, et dessous un G. à. ARGLATSNSIS. Croix cantonnée d'une étoile au 1". Billon. Obole. Collection Gariel.
PI. XVII. n° 13.