‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 173 sur 262 · VALENCE ET DIE · texte numérisé non relu

VALENCE ET DIE

Le monnayage épiscopal et comtal de ces deux cités n'a pas moins profité que les articles précédents des travau.x de MM. Vallier et Roman. Bien des erreurs ont été signalées dans les lectures et dans les dessins. Bien des pièces nouvelles ont été découvertes. 11 y a une modification complète.

Et d'abord une première discussion s'élève sur le classement des gros portant la légende ^ lObARGS epiSCOP avec la croix tréllée, cantonnnée au 2'' d'un anuelet et au 3'^ d'une étoile. M. Long de Die, en publiant ce gros (1), l'a attribué à Jean de Genève (1283-1297). Poey d'Avant le classe à Jean III (1332-1334). H y a donc entre les deux attributions un écart de plus d'un demi-siècle. Ce qui nous ferait pencher pour celle de M. Long, qui depuis a été défendue énergiqueraent par M. Charvet dans son catalogue, c'est non seulement la supériorité du métal, mais la forme de la croix. Poey d'Avant invoque ce même argument et la rapproche de celle employée par le comte Aymar VI (1343-1373). PI. CIII, n" 17.

Mais la croix des gros au nom de lObARGS ressemble bien plus encore à celle des monnaies anonymes de Valence. Selon nous, la raison de décider est la sobriété des ornements, tandis qu'en 1332 l'influence italienne, venue par les comtes de Provence, avait surchargé le champ des monnaies de croix feuillues et d'épicycloïdes.

(1) Revue Numismatique française t8.i6. page 360.

Les gros au nom de lObAlîfiS nous paraissent donc appartenir à Jean de Genève. Ils doivent reprendre en tête du monnayage signé la première place dont Poey d'Avant les avait dépossédés.

Page 1