‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 243 sur 262 · SÉRIE. — SÉRIE ABBATIALE · texte numérisé non relu

SÉRIE. — SÉRIE ABBATIALE

C'est la série dans laquelle M. Dewismes a fait connaître le plus grand nomhre de pièces, une surtout dont l'iniportanceest capitale, puisqu'elle porte le nom des deux abbayes et explique la présence de deux crosses. L'abbaye de Saint-Bertin était la plus haute dignité ecclésiastique de la Flandre. Les comtes eux-mêmes n'avaient pas dédaigné de porter le titre d'abbé. Plus tard ils en restèrent les avoués, c'est-à-dire les protecteurs laïques. L'abbaye de Saint-Bertin fut primitivement sous l'invocation de Saint-Pierre. Plus tard ce Saint continua d'en être le patron conjointement avec le fondateur du monastère, mais il n'en faut pas conclure que toutes les pièces portant le nom de PETVS ou un personnage portant une clé soient les plus anciennes, l'abbaye de Cluny, cette archi-abbaye s'étant imposée aux grands monastères du Nord et y ayant maintenu l'invocation de Saint-Pierre.

047. >b AVDO fOARVS. Deux crosses séparées par un rameau. Si. BERTINVS. Croix cantonnée de huit globules, quatre gros et quatre petits, les petits issunts du centre et formant une deuxième croix.

Argent. Maille. Collection Herwyn à Bergues. (Dewismes, n" 54). Ces deux crosses sont les signes abbatiaux de Saint-Berlin et de Sainte-Marie ou Saint-Omer.

M. Hermand n'avait pas connu cette pièce, mais il avait déjà formulé l'opinion que les deux crosses étaient les emblèmes de ces deux monastères, et son ingénieuse conjecture se trouve aujourd'hui pleinement justifiée par la découverte de la pièce portant les noms des deux saints.

048. STS OSTS . Deux crosses adossées entre lesquelles un rameau. ■§i\ Croix cantonnée aux 1" et 4*^ d'un lis, aux i^ et 3" d'un S. bordure^ d'ornements.

Argent. Petit denier. Poids 0-'.43.

(Dewismes, n° 55).

PI. XXVI, n" M.

6i9. ^ SOS °° SOS. Deux crosses coupant la légende par le bas. r. ^ SOS

ses. Lettres séparées par des aniieiets. Argent. Maille. Poids 0'.30.

(Dewismes, n" 56).

Ce n'est pas à dire pour cela que toutes les mailles qui portent deux crosses appartiennent à Saint-Omer; Leiewel avait classé à Tournay une maille à double crosse et à deux fleurs de lis; Poey d'Avant, PI. CLIX, n" 3, et Dewismes, n° 57, la classent à Saint-Omer; M. de Longpérier (I) observe qu'elle diffère complètement par son style des monnaies de cette ville et qu'il n'y a aucune raison pour l'enlever à Tournay.

630. ^ SOS <^ SOS. Chaque lettre séparée par un annelet alterné gros et petit. Dans le champ, une crosse entre deux annelels et deux étoiles à cinq pointes. S. S 00 S CO. Séparées comme sur le droit, double croix. Argent. Petit denier. Poids 0^.42.

(Dewismes, ti" 58' ■ PI. XXVI, n" 12.

651. 'i' SOT.RSO. Dans le champ A surmonté d'une croix à double crosse, â. * SOT *if SOro. Double croix.

Argent. Petit denier. Poids 0?.33.

(Dewismes, n" 59J- Un autre type de la série abbatiale nous offre un personnage tenant une clé. Le prototype est la maille à la légende S PETVS (n" 12, de Poey d'Avanli. M. Dewismes en donne les dérivés suivants : n°' 30 et 31 , qui ne portent plus la légende S Petus.

652. Personnage debout tenant une clé. a. Double croix dont une lleurdelisée coupe obliquement la légende SO SO.

PI. XXVI, n" 14.

653. Personnage debout tenant une crosse et bénissant de la main droite. ^. Double croix, dont une lancelée et l'autre fleurdelisée. Anépigraphe des deux côtés.

PI. XXVI, n» 15.

(1) Revue Numismatique française 1868, page 392.

[| nous semble qu'il faut ajouter à cette série, le n» 10, de Poey d'Avant, 33, de Dewisiuos, que celui-ci classe dans la série communale ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Go4. Personnage tenant de la main droite une fleur de lis et de l'autre une clé. ^. SOrne SOrne. Croix cantonnée de globules allongés. Argent. Petit denier. Poids 0".38.

(Dewismes, PI. II, n" 35).

PI. XXVI, nM 6.

6oo. Cercle concenlriciue d'où parlent trois grands A distincts, une crosse et un signe fruste, peut être une seconde crosse. ^. Croix cantonnée de quatre points, en légende quatre G séparés par quatre écussons en forme de croissant. Argent. Petit denier. Poids 0".4o.

(Deîcismes, n° o?J.

PI. XXVI, nM 7.

6o6. Main bénissante. En légende SOS SOS séparé par une étoile à six rayons en haut et en bas. vij. fOC^G fOGfOG- Croiv cantonnée de quatre croissants rattachés au centre par un trait et formant une deuxième croix. Argent. Petit denier. Poids 0-.32.

(Deivismes, n" 53).

Enfin M. Dewismes attribue à Louis VIII le denier suivant :

657. STOOG STfOG. Un annelet après l'S, trois autres après chaque groupe de deux lettres, tète de profil couronnée, tenant un bâton surmonté d'une fleur de lis. Si. SOCOG SO(T)G. Chaque lettre dans une bordure de guirlandes, croix cantonnée de quatre points en amande.

Argent. Petit denier. Poids 0^.44.

(Deivismes, n" 69).

PI. XXVI, n^SS.

M. Deschamps de Pas attribue à Saint-Omer le denier n" 19, PI. CLVII, de Poey d'Avant, qu'on a lu jusqu'à présent Majusrem et classé sans raison à Mehun-sur-Yèvre. Ce savant, si versé dans la numismatique flamande, y lit MADVS REM et en décomposant cette légende y trouve les éléments de Moneta S'iiicti AVDEMR. Les lettres S E cantonnées dans les bras de la croix paraissent à .\I. Deschamps de Pas un autre argument en faveur de l'atelier de Saint-Omer.

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