LENS
La découverte de cet atelier, en tant qu'atelier féodal, est toute récente et due à M. Deschamps de Pas (I).
639. "i" GVSTACHIVS. Dans un double grenetis, type formé par un annelet au centre, autour duquel quatre croissants alternent avec quatre annelets, le grenetis extérieur est double. ^. >if LeSNGNSlS. Croix pattée dans un double grenetis.
Argent. Petit denier. Poids 0^.55.
Collection Deschamps de Pas.
PI. XXVI, n°26.
M. Deschamps de Pas attribue ce denier à Eustache II (1034-1093), comte de Boulogne, et héritier de la seigneurie de Lens, en Artois, après la mort de son frère Lambert, tué dans un combat livré par le comte à l'empereur Henri III (10541.
Cette attribution vient corroborer celle précédemment faite au même comte par M. Rigoliot.
G60. lî" GV^ST'î'AC'i'be. Croix cantonnée d'un annelet aux 1" et 4° et trois points aboulés aux S"" et 3°. ^. N^NCTA autour d'un carré, dans ce carré un cercle et dans ce cercle également double le même type que la pièce précédente un annelet autour duquel quatre croissants alternent avec quatre annelets. Billon. Obole ou plutôt petit denier.
(Riyollot. Nouvelle découverte de monnaies Picardes). Poey d'Avant, n°67o3, PI. CL VII, n° 20, n'y voit qu'un nom de monétaire et
attribue cette pièce à tout hasard à l'Artois. M. Rigoliot, guidé parla forme de 1'^,
était bien mieux inspiré en l'attribuant à Eustache de Boulogne. La similitude des
types vient lui donner complètement raison.
00 1. •i' MAT... A. Croix cantonnée de quatre besants. ^. Signe indéterminé L...SEN A. Dans le champ A entre deux signes indéterminés, type rappelant i-elui do Mathieu d'Alsace, à Boulogne.
Argent. Poids 0«.40.
(I) l\evue Numismatique française 1883, pages 170 ii 183. Vignettes dans le lexte.
Collections Deschamps de Pa> et de Monnecovo. PI. XXVI, n" 27.
Mathieu d'Alsace avait épouse Marie, sœur de Guillaume, comte de Boulogne, et après la mort de celui-ci, vers 1139 ou 1 160, il était lui-même devenu comte de Boulogne. De là ses prétentions sur la seigneurie de Lens, prétentions qu'il essaya de faire valoir, même par les armes, contre son père Thierry, comte de Flandre. Il faut espérer que des découvertes nouvelles viendront combler cette lacune de près d'un siècle entre les monnaies d'Eustache et de Mathieu.