CHARLES DE BLOIS
Pour ce duc, comme pour son compétiteur, nous publierons d'abord les pièces et variétés inédites qui sont venues à notre connaissance. Nous essaierons ensuite, grâce aux travaux de M. de Saulcy, de mettre un peu d'ordre chi-onologique dans cette immense variété de monnaies qui jusqu'à présent ont été classées par ateliers avec la seule distinction pour Jean V de Période d'imitation et Période bretonne.
La première monnaie publiée par Poey d".4vant, pour Charles de Blois, est un double qui aurait été frappé à Auray. M. Bigot y avait lu AREG CIVIS. Poey d'Avant a copié presque en entier l'ouvrage alors assez récent de Bigot et n'a cherché à dissimuler ses emprunts qu'en donnant dans sa classification , tantôt les numéros de description, tantôt les numéros de gravure de M. Bigot. Il reproduit littéralement cette pièce en ajoutant qu'elle faisait alors partie de la collection de M. Aussant. M. Lecoq-Rerneven , auquel elle appartient maintenant, n'a pas voulu priver sa province d'un atelier nouveau. Dans la carte numismatique de Bretagne, publiée dans V Annuaire de la Société de Numismatiqtce, 1868, il a fait figurer Auray. Son principal argument est que Charles de Blois s. pu frapper monnaie à Auray pendant les longs sièges d'Hennebon.
Telle n'est pas l'opinion de M. Chauffier. Il a discuté le mot AREG. (Revue Numismatique 1869, page S06), et selon lui il ne répond pas aux appellations d'Auray. Mais surtout, ajoute-t-il, le mot CIVIS ne peut s'appliquer qu'à une cité épiscopale et non à un bourg comme Auray.
Il propose de lire TREGORIS CIVIS. Nous sommes d'autant plus porté à admettre cette lecture que Treguier suivait le parti de Charles de Blois et que l'évéque fut un de ceux qui sollicitèrent sa mise en liberté.
45. pî" KÀROLVS DVX. Bordure de douze pseudolis. Chatel tournois. Deux hermines remplacent le montant du chatel. ^. ^ BRITA | NNIC en légende intérieure coupée par une croix longue. En légende extérieure "i" BPDICTVSSITS ROmSDRI î?Rl IC.
Pied-fort. Poids I0-.60.
Caliinct de France.