‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 30 sur 262 · BREST · texte numérisé non relu

BREST

Cet atelier n'était connu que par les documents écrits et les instructions données aux capitaines anglais dans le titre imblié par M. Barthélémy (Revue Nutnis-

matique 1858, pof/e ''25''2), et omis par M. Bigot. Ses produits ont été révélés par la trouvaille de Lambezellec, près Brest, et nous y voyons lij,'urer les types les plus variés :

Le type tournois ù la croix égale ;

Le type tournois à la croix longue, dit le Poilleviliaiii ;

Le type à la légende linéaire dans le clianip ;

Le gros aux cinq niouclietures et des deniers à divers types.

67. *it lObÂRRES DVX en légende intérieure. Croix simple dans le rliaïai). Kn iMégende, BT^DICTVlSITlPOMe DRI. R. MOTCIA BReS. Ctiatel lournois surmonté d'une croiselte. Bordure de douze lolies séparés par des | et contenant chacun une fleur de lis.

Billon noir. Gros, Poids 2^.05.

(".ahinet de France.

Collection Gariel, Rollin el Feuardent.

(Revue Xitmismatirjiie f869, PI- X, n" 8)-

PI. III, n" 7.

C'est une imitation du gros lournois du roi Jean.

6S. lObAP-E I DVXoBR. Croix longue coupant la légende. .\u dessus, une couronne : au commencement de la légende, au lias de la croix, une moucheture. * BNDICTVSSIT | POMESDni. ft. OOORETAoBRET. Chatel tournois surmonté d'une couronne ; hordure de douze lobes séparés par des j et contenant chacun une fleur de lis.

Bas billon. Gros. Poids 2^-.07.

Cabinet de France.

(Revue Numismatique 1869, Pi. X, »" 9)- PI. 111,11'' 8.

Imitation du Poillevillain à la queue émis en juillet 1355 dont les types analogues sont déjà connus pour Quimperlé, Guérande et Vannes. Comme dans la précédente, il y a omission d'une lettre dans le nom de BREST.

€9. * lObAHRQS S DVX S BRITÂNIG. Dans le champ BREST .<ous un irait abréviatif curviforme accosté de deux points. Dessous, une barre et cin([ mouchetures posées 3 et 2. r. ^ fOOP 1 FORT | BRIT | A Nie. Croix anglaise cantonnée aux 1" et 4° d'une moucheture mouvant du centre, aux 2'' et 3'" trois liesants formant triangle.

BilLon. Gros. Poids 28.37.

Cabinet de France.

(Revue Numismatique 1869, PL -V, n" 5). PI. III, n» 9.

70. Mêmes types, mêmes légendes. Au droit BR£S ;iu lieu (1l> BREST. Au revers les cantonnements sont aux 1" et i"" trois besants formant triangle; aux 2" et i", une moucheture mouvant du centre.

Billon. Gros. Poids 1^.62.

Cabinet de France.

(Revue Numismatique 1869, PL X, n" 6)ri. III, n' 10.

71. Mêmes types et légendes. Les légendes commencent par une étoile à six branches X. Croix cantonnée comme au n" 67, 1" du type.

Billon. Gros.

72. Mêmes types et légendes. Celle du droit commence par O lObANNES. Celle du revers fruste au commencement.

Billon. Gros.

73. Mêmes types et légendes. .Au droit elles commencent par I lObÂHPGS. au revers par | fOOR.

Dans ces deux derniers exemplaires BRGST avec l'S retournée. Ces derniers types ont été décrits mais non gravés. [Revue Numismatique 1869, page 481).

Collection Rollin et Feuardent.

Ces gros du n° 67 à 71 constituent cinq variétés bien distinctes et même cinq émissions d'un atelier inédit. M. Chauffier en a môme publié une ô™ variété i[ui ne ditfère que par la forme des N ainsi figuré H.

Ce type d'une légende linéaire dans le champ était déjà connu pour Guéraude, Quimperlé et Vannes. .M. Bigot l'attribue à l'influence des monnayeurs envoyés en Bretagne par le roi d'.Angleterre. M. Chauffier va plus loin, en affirmant que les ateliers établis par le roi d'.Angleterre, avec le consentement du duc, dans les châteaux de Quimperlé et de Brest, étaient composés exclusivement d'ouvriers anglais qui ne se faisaient pas faute de copier les monnaies royales et celles de Charles de Blois. les plus répandues dans la province.

Des dissemblances notables exisleiU entre toutes ces pièces sous le rapport du style et des différents monétaires. La !"■ émission dut avoir lieu en l3o~, ainsi que l'indique la charte du duc de Lancastre confiant à Mathieu de (lournay le château de Brest, cum toto doininio simul cum monetà, et il est vraisemblable que ce monnayage sulisista môme après le traité de Guérande, que les Anglais n'exécutèrent pas. Contrairement à ses clauses, ils conservèrent li' château de Brest jusqu'en 1397.

V "74. -î- lObAnc % DVX BRI S TARIC. Dans le champ cinq mouchetures par 3 et 2. R * MO i NET I Â BR I eST. Croix anglaise coupant la légende cantonnée de douze besants par 3 formant triangle. Billon. Gros. Poids 2^.93.

Cabinet de France.

Pi. III, n" H.

[Revue \u?nis?7iatit/i/e 1S()9, Pi- X, n" 7).

73. * lObAP-G S VX S BRI S TAPIE. Dans le champ cinq hermines par 3 et 2. R ^ HO I PET I Â S BR £ST. Même croix cantonnée de ([uatre trèfles, formé de trois besants.

Billon. Gros.

70. * lObAPe l DVX S BRITARI. Même type. a. | *H0 | R.T I ASBR | GST Croix anglaise, cantonnée aux 1", 2'' et 4'' de trèfles, formés de trois besants, au 3"^ de trois besants et d'un point.

'Revue Numismatique 1869, page 480)- Collection Rollin et Feuardent.

77. Deux mouchetures ^ 10^ DVX. Dans le champ BRI | TAP en deux li^'ues en grandes lettres et sans grenetis autour de la légende, â >î<o roo. .. BRGST S Croix trifoliée à pied.

Billon noir. Double. Poids 1^.13.

Cabinet de France.

[Revue Xumismatique 1869, PI- X, n° 4). PI. III, n" 12.

Ce type a été publié pour Guérande par .M. Bigot. C'est, dit-il, une imitation du double Parisis de Philippe VI, émis en 1346 par Jean, lieutenant du royaume. Le double de Brest a été découvert à Larabezellec, avec tout<»s pièces de

fabrication anglaise. Or, l'atelier de Brest n'ayant fonctionné qu'en 1337, nous croyons qu'il faut reporter la fabrication de cette monnaie après lel 0 février 1 359, époque à laquelle fut émis le double du roi Jean, publié par M. de Saulcy, dans son histoire monétaire de ce roi, n° 81 , double qui offre une ressemblance frappante avec celui de Brest.

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