DOUBLES DE TOUTES SORTES
Doubles de Bretaigne, qui ont trois erniines et un chapelet devers la pille, sont à l'. 1'. Doubles vielz de Bretaigne, de 2''. 2' la piesse, qui ont trois ermines franches, sont à 2''... [Bibliothèque nationale. Manuscrit 3916, folios 16 et 17).
Bretons à neuf ermines ceulx qui ont un point dedans le O de Johannes et de Nomen. sont à 2^ 16^
Item les aultres Bretons ;i neuf ermines qui n'ont point de point dedans le 0,sont à 3''. 4*.
Item aultres Bretons à neuf ermines qui sont de plus belle taille que les aultres, sont à. i\ 18".
Aultres Bretons qui ne sont point à neuf ermines. sont à 4''. 19=. [ilanuscrit 3920, folio 110).
>'ous retrouvons les mêmes monnaies dans le compte de .Jehan .Mauléon. Monnoye neuve de X''. de coui-s, les uns à iv''. de loy et les autres à iv*. obole. (tI'os de XX'*. de cours, les uns à vi''. de loy, les autres à iv*. ob., d'autres à m'', vu-., d'autres à ii'\ ob., d'autres enfin à ii*. seulement de loy. .Wais les documents que nous publions sont plus explicites au point de vue du type et constatent l'existence d'un certain nombre de variétés de frappe qui ne sont pas sans intérêt pour les collectionneurs de la province.
ANiNE.
Dans sa sixième étude sur la Numismatique bretonne, M. Lecoq-Kei-neven a attriimé à cette duchesse la pièce suivante.
93. ARPAnneSo BRITORVDVSDT. Targeéchancrée chargée de huit mouchetures posées 3, 2 et 3. i^. ^ SIT S ROfOQ S Dî^l S BepaoïCTV. Croix pattée et échancrée.
Billon. Blanc. Poids 2». 6"^.
Collection Lecoq-Kerneven.
Pi. lil, n°20.
11 interprète cette légende ÂUYlA Rosira HerES BRITORV DVSsissa. Anne, notre héritière, duchesse des Bretons ; Légende bien inaccoutumée, ajoute-t-il, éveillant une attention et un intérêt historique tout pai'ticuliers ! Elle viendrait confirmer la proclamation par les Etats de Bretagne des filles du duc François II, Anne et Isabelle comme aptes à lui succéder à défaut d'héritiers mâles.
>'ous n'avons jamais vu cette précieuse pièce. Nous laissons à M. Lecoq- Kerneven toute la responsabilité de sa très ingénieuse lecture. Peut-être cette légende avait-elle aussi pour objectif de rappeler la légende de lObARHESqni s'écrit par un R gothique et H carré. Des sceptiques ont été juiîqu'à dire que c'était un exemplaire mal frappé de lObARHES où les deux premières lettres seules seraient douteuses.