‹ Monnaies féodales françaisesChapitre 49 sur 262 · CHARTRES · texte numérisé non relu

CHARTRES

Nous rappelons ici ce que nous venons de dire sous la rahrique de Blois, c'est qu'aucune pièce de Chartres, portant une fleur de lis, ne figurait au trésor de Beaugency, décrit par M. Cartier et enfoui vers 1270. Or, comme ce trésor contenait au contraire un certain nombre de pièces de Blois, à la fleur de lis, que la maison de Chàtillon possédait Blois depuis 1243, qu'elle ne devint propriétaire du comté de Chartres qu'en 1269, il est vraisemblable que ce fut elle qui mit la fleur de lis sur les deux monnayages, au fur et à mesure de sa prise de possession.

Le type de Chartres est très distinct de celui de Blois. A Blois, la tête garde longtemps sa rondeur et les traces plus ou moins défectueuses des traits du visage ; à Chartres, le type est toujours carré même au xi" siècle, ainsi qu'on l'a vu pour la pièce frappée à Dreux au type chinonais.

Nous faisons graver un denier, oîi la forme des A est intéressante pour l'épigraphe, cette forme se rapproche tellement de l'M, que sur la description et même sur le dessin, c'est cette lettre qui est indiquée dans Poey d'Avant.

111. Type de Chartres. ^. 'i" CARTIS CIVITAS. Croix cantonnée d'un hesant au 3<".

Denier. Collection Gariel.

Trouvaille de Sierck. (Annales de Numismatique). PI. V, n" 15.

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