PHILIPPE-AUGUSTE
1:59. "PHILIP' ReX. Croix. ^. lî" GXOLDVNI m oncial surmonté d'un trait ou OJ riMnei'sé.
liilliMi. Denier.
(Revue Nimiismatir/iie 1S67 , por/e ?/5, Vifpictte). l'I. VI, n" 10.
On coiiiiiiissait à(-]h les denii'rs au nom ilc Rii-liard Cmiii-do-Lion, diml la l'airi!' a singnlièroinenl diniinué depuis quelque temps. I.c denier de l'hilippe-Aui,'us(e était uniipie, dans la trouvaille decr'ite par M. de Longpérier. ^ious en avons rencontré un second exemplaii-e dans une trouvaille composée des mêmes éléraenls; ce dernier appartient aujourd'hui à M. Gariel.
M. de Longpérier accompagne sa publication de noies liistori(pics trop intéressantes pour que nous omettions de les analyser.
Après la mort de Richard Cœur-de-Lion (avril 111)0), Philippe-Auguste et .lean-Sans-Terre conclurent la paix en 1200. Le fils du roi de France qui depuis fut Saint-Louis, épousa Blanche de Castille, nièce de Jean-Sans-Terre par sa mèn- Eléonore d'Angleterre, fdle d'Henri II Plantagenet et sœur de Richard et de Jean. A raison de ce raai'iage, nous avons, dit Jean-Sans-Terro dans ce conti-at, donné à Louis, fils du roi de France, le fief d'Issoudnn et les fiels du Berrv. (prAndn de Chauvigny tenait du roi d'Angleterre.
Louis, né le 5 novembre \ 187, et lit encore mineur lors de son mariage et ce lut son père Philippe-Auguste qui écrivit son nom sur la monnaie d'Issoudun.
Pliilippe-.iuguste laissa Issoudun en fief à Guillaume de Chauvigny qui en étînl devenu le seigneur par son mai-iage avec Mabaut. (luillaume, dans ses monnaies, abandonna le type d'Issoudun pour celui de Chàteaurouv dont il possédait également la seigneurie. Après le décès de Mabaut, morte sans enfants, en 1 220, Louis, fils de France, recouvra Issoudun en totalité et ce fief ne sortit plus du domaine royal. Car le droit de retour qu'avait stipulé Jean-Sans-Terre dans l'acte de donation n'eut pas lieu de s'exercer, Blanche de Casiille n'ayant pas eu moins de dix enfants.