GUILLAUME
146. "î< GVILLERMVS. Dans le champ, une faucille, une étoile et un croissant, le tout rappelant le type nivernais. &. VIRSIONIS. Croix cantonnée d'un croissant au â*" et d'une étoile au 3".
Denier. Dessin communiqué par .M. B. Fillun. PI. VI, n°17.
Nous croyons devoir attribuer ce denier à (iuillaume 1" plutôt qu'à Guillaume II (1219).
C'est surtout pendant le \if siècle que le type nivernais l'ut en honneur, le monnayage d'Hervé, comte de Nevers, fut considérable de 1 199 à 1 223, pendant l'époque subséquente à Guillaume I", de Vierzon.
M. B. Fillon propose également d'attribuer à Guillaume II (12191, les deniers
gi-avés par Poey d'Avant, PI. XLIV, n°'6, 7 et8, et que ce deiiiier attrilme à Guillaume III (1302). C'est un écart de près d'un siècle. Le style de ces deniers les reportent au commencement du xiii'' siècle. Et d'ailleurs M. Poey d'Avant nous fournit un argument contre lui-môme. Pourquoi, dit-il, Guillaume III a-t-il abandonné le type armoriai que la maison de Braliant avait adopté sous Geoffi'oy et continua sous Marie. La réponse est bien simple, si' ces deniers sont de Guillaume II. Ajoutons que le type de la croix ancrée qui figure sui- ce 'denier avait disparu en Bretagne depuis 1236, à Vendôme depuis 12i9, et ne convient guère au commencement du xiv^ siècle. II faut enfin supposer que Guillaume, époux de Marie de Brabant, aurait frappé ces monnaies en son nom, entre la mort de son beau-père Geoffroy de Brabant (1302), et son propre décès (1303). Or, les monnaies de Guillaume sont précisément les moins rares des monnaies signées de Vierzon. Avec un pareil écart il n'est pas possible qu'uue trouvaille ne donne tôt ou tard une attribution plus certaine, si déjà le slyie de pièces n'était si probant.