SAINT-AIGNAN
Poey d'.\vant n'a pas fait graver moins de di\ deniers dilTérents de Saint-Aignan, qui ne présentent guère d'autres dissemblanc s que l'interversion des légendes. Ils proviennent presque tous de la trouvaille de Bouré, décrite dans la Revue Xumismatique française, enfouie auxi" siècle. On les rencontre avec des deniers de Pliilippe \" (Revue Nitmismatique 1864 , pa<je 23'2j, et voici que nous les i-etrouvons en grande quantité dans la trouvaille de Massay.
Poey d'Avant ne nous a indiqué qu'un poids l".2o. Ce .«ont, dit-il, de grands deniers. Ce poids as.sez fort poussait à les refondre et explique leur rareté.
Les deniers de la trouvaille de Massay sont beaucoup plus petits et d'un poids beaucoup plus faible. On les retrouve avec des Louis VI et Louis VIT. Ils ont donc été immobilisés comme type pendant plus de cent cinquante ans et cependant dans cette quantité on ne remarque aucune nouveauté.
Mais le trésor contenait 60 oboles. Une est entrée dans la collection de .M. Gariel.
(I). M. Rajnal, Histoire du Berry, tome l", nous apprend qu'un sceau en bronze aux armes de Flandre, Sable au lion d'or au lambel à deux pendants, a été retrouvé près de la voie romaine de Tours à Bourges et porte en abrégé cette légende; — 5cce/ aujc compaignons dou sarment de France et de la monnaie de Vier:on
A 149. Tête chinonaise. S;. "î" SANTI Al S AINO. Croix cantonnée de [|iiatre basants.
Obole. Poids 0^.40.
PI. VII, nM.
Cette collection renferme également un denier de répû([uc postérieure à la tèle chinonaise. Le château est très différent de celui gravé par Poey d'Avant, PI. XXXXIV, n-'âi.
130. SANCTI A NI... Cioix cantonnée de quatre besants. ^. •i' CASTRVM. Château.
Denier.
PI. VII, nos.
On a tiré de la composition du trésor de Massay cette dernière consécjuence c'est que, comme il ne contenait aucune pièce de Saint- Aignan au type du château, ce type est postérieur à 1 160.
Il serait contemporain du château de Robert de Celles (11 78-1 189), et peut-être même plus récent.