ILE DE BRETAGNE
Ptolémée nous apprend que de nombreuses migrations avaient pénétré de Gaule en Bretagne, et l'on sait par César (Bell. GalL^ II, IV et V, 10} que les Belges du continent avaient exercé leur autorité sur les côtes de l'Ile peuplées d'hommes de leur race. On ne doit donc pas s'étonner que la monnaie d'or ait dominé dans la Bretagne comme en Belgique et s'y soit montrée quelquefois sous le môme type.
Ce sont les statères au type du cheval à membres disloqués, qui se rencontrent le plus fréquemment en Bretagne; un faire spécial permet en général de les distinguer des pièces semblables frappées sur le continent. Il y a en outre des types spéciaux à l'Ile. Le monnayage indépendant a pu durer, de l'autre côté du détroit, bien plus longtemps qu'en Gaule.
Or.
Tôte barbare adroite; une double couronne de laurier coupe la pièce en diagonale ; les cheveux sont représentés par deux larges touffes que sépare une sorte de grand clou à tôte.
82 ^ MONNAIBS GAULOISES.
IjC. Cheval à droite, la tète surmontée par une large oreille ; au* dessus de la croupe, une sorte d'aile; dans le champ, des globes. Or; statère.
Même tête au droit.
^. Cheval à droite; au-dessus de lui, une longue bride tressée;
dans le champ, des étoiles, des S et des anneaux.
Or; quart de statère.
Cf., pour le statère et le quart de statère précédents, Evans, The coins of the AncietU BritonSj pi. G, fig. 5.
Au lieu d'une tête, six cordons partant du centre de la pièce et
allant vers les extrémités.
^. Cheval à droite, divers accessoires dans le champ.
Ëlectrum rouge, Lelewcl^ pK VIII, fig. A3.