AVANT-PROPOS I
Les monnaies, qui sont de beaucoup les monuments les plus nombreux et les plus importants que nous aient laissés les Gaulois, ont été étudiées longtemps sans succès. On croyait que ces antiques morceaux de métal étaient chargés de légendes symboliques et d'emblèmes religieux, et, comme le culte ou les cultes des divers peuples réunis sous le nom de Gaulois sont à peu près inconnus, les archéologues et les numismatistes s'abandonnaient naturellement à leur imagination, et parfois, sur un seul type monétaire, édifiaient tout un mythe. C'est ainsi que la présence d'un croissant dans le champ d'une pièce rappelait le culte de la Lune; qu'on retrouvait partout les phases solaires, etc., etc. ^ La critique a replacé, dans ces dernières années , l'investigation numismatique sur un terrain moins étendu peut-être, mais plus sûr : signes d'échange, représentation de la fortune publique, les monnaies de tous les temps se caractérisent surtout par leur poids et reçoivent un type commercial plutôt que religieux.
^ M. E. Hucher {Hev, niim., 1867, p. 291 et tmvr.) a facilement réduit à néant la théorie des types astronomiques, à laquelle Dacbalais loi-même, si compétent en monnaies gauloises, avait prêté l'autorité de aon nom.
M0NNAI18 6AUL0I818. 7
Dans l'antiquité comme au moyen âge, c'est par l'imitation de» espèces des grands États et des peuples riches et commerçants que les Ééits secondaires et les peuples naissant à la civilisation ont commencé d'ordinaire leur propre monnayage. Il s'ensuit que des emblèmes ayant un caractère religieux ou historique sur la monnaie-modèle n'étaient, chez les imitateurs, que des images inconscientes, choisies exclusivement pour servir de passe-port à un numéraire nouveau-venu sur les marchés. Ainsi les peuples qui copiaient la chouette d'Athènes n'en faisaient plus un des attributs d'Athéné, et les Germains, qui n'étaient pas encore tous chrétiens lorsqu'ils mirent, à l'exemple des Romains, une croix dans la main de la Victoire, adoptèrent ce type moins comme l'emblème du Christ que comme le trait distinctif d'un numéraire accrédité. Lorsque les hommes de jrace gauloise, enrichis par le pillage et les tributs, fruits de leurs conquêtes, et initiés à l'emploi du signe d'échange, durent eux-mêmes ouvrir des ateliers, ils n'en firent sortir d'abord que des imitations monétaires. Ces imitations, ils en trouvèrent tout naturellement les modèles dans le numéraire du monde civilisé ; les uns copièrent le statère d'or de Philippe de Macédoine, qui demeura longtemps une sorte de monnaie ipternationale, en Occident comme en Orient ; les autres adoptèrent le type des drachmes gi^ecques émises par les colonies de la côte d'Espagne ou celui de bronzes circulant en Sicile. Mais l'Apollon du statère, la Diane ou la Cérès de la drachme et le Mercure du bronze, avaient-ils un caractère divin aux yeux des barbares qui les figuraient dans leurs coins monétaires? C'est plus que douteux. De même, lorsque les Gaulois copièrent plus tard les deniers de la République, devenus à leur tour le numéraire dominant, il est probable qu'en reproduisant le cavalier armé de sa lance ils ne pensaient pas au mythe des Dioscures, mais se préoccupaient uniquement de faire circuler leurs propres mon* naies sous l'étiquette des monnaies romaines. Ce n'est pas à dire pour cela que les Gaulois, en dehors des périodes d'imitation pure, n'aient pas nationalisé leurs monnaies par des types ou des accessoires de type de leur création, et que, dans les nouveaux coins, ils n'aient jamais rien introduit de religieux; mais ce symbolisme que les anciens numismatistes découvraient sur presque toutes les monnaies gauloises ne s'y rencontre, suivant moi, qu'exceptionnellement. Je serai donc très sobre sous le rapport de l'explication di-^ recte des types, et me bornerai, la plupart du temps, à en donner la description.
Quant à la question de l'attribution, par peuple et par chef, des
8 MOi^^NAÎES GAULOISES.
mënnaieft déjà rêtroQvées, elle est loin d'être entièrement régolûe. Beaucoup de pièces Ile peuvent se répartir entre les cités d'une même région que par Icb provenances ; or, lorsque plusieurrtxem» plaires d'une monnaie se sont monfrés dans les limites de ces cités, on en a conclu que cette monnaie y avait pris naissance ; puis de semblables découvertes ayant été faites chez un autre peuple, on a renoncé à la première attribution. Il y a trop peu do temps qu'on s'occupe sérieusement des monnaies gauloises, la plupart décolles* ci se trouvent dans trop de'pays différents * et les enquêtes sur les provenances sont encore trop inconiplètes, pour que la présence d'un trésor et même de plusieurs pièces isolées soit un guide suffisant. La circulation était en effet très considérable chez un peuple où le signe d'échange était aussi abondant et aussi varié; les mon« naies, même lorsqu'elles p'étaient que de cuivre, se transportaient au loin soit par le commerce ou la guerre, soit en vertu de convenu tions monétaires, admissibles chez des peuples à traditions grec* ques. Ce fait, entre autres, explique pourquoi la numismatique gau-» loise semble si ardue.
Mais s'il y a des peuples dont le numéraire soit déjà déter^ miné d'une manière certaine, si la part tant des grandes régions de la Gaule proprement dite que des principales contrées d'Europe où se trouvaient dos Gaulois est faite à bien peu d'exceptions près, et si beaucoup de ohefs sont reconnus, ces précieux résultats sont dus surtout à M. de Saulcy, qui a étudié depuis si longtemps et vulgarisé par tant de beaux travaux^ la numismatique gauloise. Gomme instruments dans «es recherches, notre ami avait son grand savoir et la merveilleuse intuition dont il est doué ; oomme matériaux, il disposait d'une série monétaire unique et des nombreux dessins que j'avais pendant de longues années, dans mes voya* ges et mes visites de collections, exécutés avec le plus grand soin et provisoirement classés. La méthode d'investigation qui se dégage de son œuvre guide et guidera longtemps encore les numismatistes. Aussi la publication confiée à une commission par M. le ministre de l'instruction publique^, et pour laquelle j'ai prêté mes dessinsi
- 1 II luffli de Jeter lei yeui sur les relevés de décoavertes que pabllent divers namismatistes de province pour cooapreDdre que le naméraipo gaalois Avait a ne circulation fort étendue.
'*'Cf. particulièrement Xe//rM à M, de Longpérier^ tirage à part de la flwMe numismatique, in*8 de 351 p. avec plusieurs planches. * ]^Àpfeinlèii<^ partis <)e o^te RablioAtion doit oompitendre k ooUectlon de la
MOlfNAIB» GAULOnn. 9
respectera-t-elle les grandes lignes tracées^ par deM. de Saulcy, toul en utilisant des travaux récents, notamment la grande publication de M. E. Hucher*, et en profitant des enseignements fournis par de nouvelles trouvailles.
Ma collection comprend des monnaies frappées non seulement dans notre Gaule, mats dans la Cisalpine, l'île de Bretagne, certaines régions d'Outre-Rhin et les bords du Danube où des Gaulois se trouvaient parmi d'autres barbares. Tous ces monnayages ont subi successivement deux influences bien distinctes : celle des Grecs et celle des Romains. Les divers peuples de race gauloise ont, en effet, comme Je viens de l'indiquer, imité, â une époque difficile à préciser, le signe d'échange des parties du monde grec avec lesquelles ils étaient ou avaient été le plus en rapport par le commerce ou par la guerre ; puis, plus tard, le prototype grec dégénère ou se spécialise par des emblèmes. A l'époque où Rome étendit son commerce et ses conquêtes, le système et les types monétaires romains furent adoptés dans quelques-unes des contrées d'Europe habitées alors par les Gaulois. Mais si ce monnayage des derniers temps est très abondant et très varié, il est moins instructif que le monnayage à la grecque et a duré moins lotigtemps.
Le groupement général, que j'avais choisi pour rendre plus facile au public Tétude de ma vitrine, correspond à cinq grandes régions, sans parler de la Massaliétide, pays essentiellement grec. Bien que les monnaies de Marseille et de ses sous-colonies soient étrangères à mon cadre, j*ai cru devoir leur donner place au début de mes descriptions h cause de l'intérêt qu'elles présentent et aussi parce qu'elles sont du nombre des pièces grecques qui ont servi de modèle à des espèces gauloises. Voici la division de mon catalogue :
L Massaliétide.
IL Région méridionale* III. Centre, moins les contrées marltiuies.
Bibllotbèqtie nationale ; MM. GhabonHIet et Maret s'en occupent actirement. La seconde partie fera connaître les monnaies qui ne sont pas an cabinet de France, mais flgarent dans les musées de protince et les collections particulières. * VArt gauiôif, deai Vol. in-fto, nombreuses planches $ Le Mans, 1868*
lY. Contrées mari limes.
Y. Nord de la Gaule et lie de Bretagne.
YI. Régions transrhénanes et danubiennes ^
On pensait, il y a quelques années, que la majeure partie du numéraire gaulois, du Danube à TOcéan, remontait au iv siècle avant J.-C; aujourd'hui des savants autorisés veulent, au contraire, que les pays gaulois n'aient monnayé qu'à des époques voisines des conquêtes qu'en firent les Romains. Ni l'une ni l'autre de ces opinions extrêmes ne saurait être acceptée. Il est incontestable que de rares statères découverts dans la Celtique , qui ont presque exactement le poids élevé, le titre et le type des statères de Philippe, sont fort anciens. On objecte, je le sais, que le slatère macédonien a été si longtemps employé dans la partie du monde usant du signe d'échange, qu'il n'est pas indispensable que les copies aient eu lieu au temps même de Philippe ; mais les caractères artistiques et archaïques de bon nombre de ces pièces ne permettent pas de les rapporter aux années qui précèdent l'arrivée de César ni même au temps de l'établissement des Romains dans les Alpes-Maritimes. Il est encore d'autres pièces qui sont anciennes, par exemple les premiers bronzes des Longostalètes^ où la tête de Mercure est d'un beau style grec et où les légendes sont écrites avec des caractères anciens, tandis que les dernières dégénérescences de cette pièce montrent avec une fête barbare un oméga et un sigma cursifs, COet C. Et cependant je reconnais que la masse du numéraire, même de celui où il y a encore quelque chose de grec, n'est relativement que peu ancienne. Il semblerait, du moins si Ton s'en rapporte aux trouvailles faites jusqu'à ce jour, que les Gaulois, après quelques émissions de belle? monnaies à la grecque, auraient laissé se ralentir leur fabrication pour lui rendre une activité nouvelle à l'époque où les prototypes grecs étaient en partie oubliés et où Pinfluence romaine commençait à se développer. Faudrait-il supposer que les conquérants gaulois, sortis de la période de force expansive et sous l'influence énervante de richesses acquises aux dépens du monde civilisé, avaient subi peu à peu un affaissement moral ou au moins
^ J'emploierai en général dans ce catalogue les dénominations ethnographiques adoptées par César; bien des monnaies cependant sont antérieures à son arrîTée, mais on ne sait presque rien de la géographie politique de la Gaule indépendante.
s Cf. P. Cb. Robert, Numismatique de Languedoc, pi. IV, flg. 13.
industriel, et ne s'étaient relevés qu'au contact de la civilisation romaine pénétrant déjà au delà des Alpes?
Quoi qu'il en soit, et sans fixer aucune date précise pour le point de départ de chaque série, je m'attacherai à commencer autant que possible ma description par les spécimens les plus anciens.
Les pièces gauloises que j'ai à décrire sont en or, en argent ou en bronze^; cependant ces métaux n'ont pas été également employésdans toutes les régions. Ainsi, pour ne parler que delà Gaule proprement dite, il ne doit y avoir eu dans le Sud que des monnaies d'argent et de bronze, tandis que les trois métaux se rencontrent dans les contrées que César désigne sous les noms de Celtique et de Belgique. On sait en effet que Marseille, et les colonies grecques de Bhodae et d'Emponae de l'autre côté des Pyrénées, n'employaient pas les espèces d'or et ne se servaient du métal le plus précieux que sous forme de lingots ; il en était à peu près de même en Italie. Les Gaulois du Sud durent donc adopter, pour signe d'échange, le même métal que leurs voisins plus riches et plus civilisés. Lorsque l'or, à la fin de la République, commença à se frapper régulièrement en Italie, les Grecs de Marseille et les Gaulois de la Province romaine étaient déjà sous la dépendance de Rome, qui ne leur permit assurément pas d'employer ce métal pour la fabrication du signe d'échange, car For était considéré comme le privilège exclusif de Vimperium militaire et ce fut en vertu de ce privilège que César luimême frappa ses aurei. C'étaient les Gaulois du centre et de la Belgique qui frappaient de l'or, bien qu'ils fussent assurément moins riches que les Gaulois du Midi et qu'on n'eût pas trouvé chez eux des lingots précieux comme ceux conservés dans les étangs sacrés de Toulouse. On se servait d'or dans le nord de la Grèce avec lequel les habitants de la celtique avaient été en relation, aussi eurent-ils des monnaies de ce métal, depuis une époque qui n'est pas bien fixée, jusqu'au moment où, vaincus par César, ils ne furent plus autorisés à employer dans leurs ateliers que l'argent, le potin et le cuivre. Les divers peuples de la Gaule continuèrent à frapper des pièces en métaux inférieurs pendant les premières années du principat d'Auguste. Ce fut seulement après le concile de Narbonne que l'administration romaine supprima tous les monnayages indigènes.
> Il y eut aussi des monnaies de potin^ mais sealement dans les derniers temps.
13 MONffAIM OA(JtOt8K8.
Quant au caractère politique de la monnaie, on ignore s'il Ait le même dans toute la Gaule autonome \ mais il est facile de reconnaître qu'il varia d'une cité à l'autre sous la domination romaine. Ëû effet, certains peuples continuèrent à fabriquer des monnaies signées par leurs chefs, tandis que d'autres firent des monnaies mixtes sur lesquelles on lisait d'un côté le nom du gouverneur romain et de l'autre celui du roi. Il y eut aussi dans le Sud des monnaies coloniales. La ville grecque de Marseille, que son importance comme port de mer et les services qu'elle avait rendus jadis h la République firent maintenir dans une condition exceptionnelle pour l'Occident, et qui garda son organisation spéciale presque jusqu'à la fin de l'empire, continua, suivant quelques savants, à frapper monnaie lorsque tous les ateliers gaulois se fermaient déjà.
Je ne suis que peu renseigné en ce qui concerne les monnaies d'Outre-Rhin et celles frappées sur le Danube par divers peuples barbares dont quelques-uns étaient gaulois. On verra en son lieu que le monnayage d'argent domina sur le Danube. On fit assez tard des monnaies d'or chez les Gaulois de la Germanie, région qui était encore indépendante des Romains quand César interdit le monnayage de ce métal aux peuples qu'il avait conquis.
J'aborde maintenant la description des pièces de chaque groupe, en commençant par les Grecs de la Massaliétide.
MASSALIÉTIDE,
Les monnaies de Marseille ont des types très variés, dont M. de La Saussaye a donné, dans sa Numismatique de la Gaule narboûnaise, une excellente description, accompagnée de douze planches in-4^. Le classement détaillé adopté par ce savant numismatiste a été suivi jusqu'à ce jour ; mais des découvertes importantes, qui ont enrichi, depuis quelques années, le cabinet de France et le musée de Marseille, permettent de reviser aujourd'hui avec avantage l'œuvre de M. de La Saussaye, qui remonte à près de quarante ans ; il faut donc espérer qu'un homme compétent entreprendra ce travail
B10NNA1B8 GADLOiaSS. 13
ot étudiera particulièrement non seulement les poids et les types, mais les marques, les monogrammes et les noms qui se rencontrent, à la manière grecque, sur les drachmes et les oboles ainsi que sur les monnaies de cuivre de Marseille.
On attribue généralement à cette ville des monnaies relativement anciennes, de types variés, qui ont été trouvées il y a quelques années à Auriol, bourg du département des Boucbes-*da-RbÔDe» Le commerce de Marseille était assez puissant pour que le numéraire d^autres contrées y eût été apporté ; on sait d'ailleurs que, dès une époque reculée, certains États grecs, unis dans un intérêt commercial ou politique, avaient des monnaies fédérales *, qui ne se fabriquaient pas toujours dans la même ville. li ne serait donc pas impossible que le trésor d'Auriol renfermât des pièces sinon marseillaises, du moins frappées à Marseille : Je me dispenserai néanmoins de décrire les quelques spécimens que j'en possède*,
n est difficile de préciser Tâge des diverses séries monétaires de Marseille. On peut consulter l'ouvrage de M. de La Saussaye^ qui recule trop loin peut-être quelques types. Des données précises sur les poids décroissants de la drachme de Marseille ont été réunies par M. Mommsen (Ft^f. ie la monu, rom.j t. I, p. 16i et suiv.). Cet auteur pense, contrairement à Tavis de plusieurs numismatlstes, que le monnayage marseillais, même celui du cuivre, cessa avec ÂugDite (t. m, p. S54).
Argent.
Drachmes. — Les pièces que J'ai ik décrire se oompoieni d'une rare drachme présentant, avec le poids élevé du système iomea, une remarquable pureté de style» et d'un grand nombre de drachn^es d'une époque plus récente> d'un plus petit diamètre^ d'une exécution inférieure et d'un poids moindre, qui forment des groupes caractérisés surtout par des différences épigraphiques« Ces dernières drachmes, dont le poids se rapproche de celui du numéraire romain, présentent un grand nombre de monogrammes et de sfgles; j'en citerai quelques spécimens.
I Cf. F. Lenormaot, /a Monnaie dans l'antiquité, t. II, 1. III, cM, § 2. * Voir, au sujet da trésor d^Aarlo), un exoettent article de M. A. Cbaboalllet, Hm. des Soc mu., ISOd, S«r nb.^ p. tl7 il •ai?. > NunUsmatiqua de la GauU mwà^tmam, f<. ôe et Miv»
Tête de Diane à droite, les cheveux relevés et môles de feuillages ;
collier de perles et pendants d'oreilles ornés ; ensemble du plus
heureux effet.
^. MAZZA ; dans le champ, un lion à droite, les membres et la
tête vigoureusement accusés.
Métal de bon aloi, 3,85; c'est l'antique poids ionien. Cf. Dtc^. archéoL de la Gaule^ flg. 4 •
Buste de Diane à droite, un carquois sur l'épaule gauche ; devant le
visage, le sigle H.
;Çf. A^ZZA; lion passant à droite ; à l'exergue, sous le sol, AEB;
devant l'animal, N.
Cette drachme est encore d'assez bon style grec, mais elle est bien inférieure à la précédente et beaucoup moins ancienne. £lle ne pèse plus que 2,72 ; c'est déjà le système du vicloriat, qui fut adopté à Marseille, 125 ans avant J.-C, vers l'époque où la Gaule narbonnaise devint province romaine.
Autres avec le même monogramme au droit, et au revers AHB.
Autre avec A ou B au droit, devant le visage, et respectivement, au revers, sous la ligne de sol, AATI ou Z6E ; contre le poitrail du lion, H ou A.
Autre, sans monogramme ou sigle au droit, portant au revers
6K6 et sous le lion T.
Pour le type des quatre drachmes précédentes^ on peut consulter La Saussaye, pi. IV, fig. 3, 4 et 5.
Buste de Diane à droite, un carquois sur l'épaule.
!Çf. AAAZZA ; lion passant à gauche , une des pattes antérieures
levée ; à l'exergue, sous la ligne figurant le sol, la lettre A.
Le poids de cette drachme et des suivantes varie de 2,55 à 2,65.
Autres du même type, avec les sigles AA, AZ, AN, AIE à l'exergue, et, sous le lion, la lettre A.
Autres avec le buste de Diane à gauche et, au revers, à l'exergue, AA ou A, et sous le lion A.
Buste de Diane à gauche, son carquois sur l'épaule droite.
^. AAAZZAAIHTjQN ; la seconde partie de la légende est à l'exergue ; au centre, un lion passant à droite , une des pattes antérieures relevée ; sous l'animal, les lettres AAM. Cette drachme, pesant 2,99, est du même style que celles du
précédent groupe. (De La Saussaye, op. laud., pi. IV.)
Variétés de la précédente où le lion est tantôt à droite, tantôt à gauche, et sur lesquelles on rencontre d'autres sigles tels que :
tf , i?, AT, NA, AO, ee, ZT, EA^. AA, Z2, FB, RK, AH, etc-
Autres où le lion semble tenir de la patte gauche un <t> ; sous le corps de Tanimal, soit AA, soit HH.
Oboles. — Tète nue d'Apollon à gauche; style pur.
!Çf. Rouelle, ou croix inscrite dans un anneau ; dans les cantons
inférieurs, les lettres M et A.
Pièce très ancienne ; argent de bon aloi. (De La Saussaye, pi. I.)
Autres, avec la tête d'Apollon tantôt à droite, tantôt à gauche ; art allant en décroissant.
Le revers ne change pas.
Autres, tète d'Apollon à gauche ; sur la joue, à la place du favori»
ATRI ou RAPn.
9(. Rouelle comme au n^ 1.
Arg. de bon aloi ; type ancien. (De La Saussaye, pi. I, fig. 30 et 31.)
Bronze.
Tète d'Apollon lauré^ style médiocre.
^\ AMZZAAITiClN en exergue ; dans le champ, on taureau cornu-
pète. Un foudre au-dessus de lui.
Diamètre 25 millimètres. (De La Saussaye, op. laud.^ p. 34 et pi. VI, fig. 1.)
Les pièces suivantes sont de très petit module, environ 12 millimètres ; elles sont de style assez ancien.
Tète d'Apollon lauré, à droite, de très beau style. Cf. lAAÏlA; taureau cornupète. A l'exergue, AA. (De La Saussaye, op. laud.^ p. 38, n"" 388, et pi. VII, fig. 9.)
Même tète ; devant le cou, un C/>.
Cf. Taureau.
Même tète ; devant le cou, I . Cf. Taureau ; à l'exergue, KXO.
Tète d'Apollon à gauche.
Cf. lAA : Z2A. Taureau cornupète d'un faire spécial. (De La Saussaye, pi. VIE, n*« 1 et 2.)
16 MONNAIBS GAVL0t$B8«
MAI. Tète casquée à gaoobe* jpr* Minerve debout brandissant sa lance* (De LaSau&saye, pK 10, n'' 1.)
MAC. Tête de Minerve.
]^. LioQ à gauche, D au-dessus de ranimai^ P au-dessous. (De La Saussaye, pi. X, n* 6.) •
AKAfA. Tôte de Minerve à droite.
]^. AUCCA. Aigle à droite.
MOHn. Tôte de Minerve.
If. MACCA. Aigle à droite.
(De La Saussaye, p. 43, n* 400 et pi. X, n*l3, avec une autre légende).
A^C. Tête de Minerve à droite.
Cf. N. Dauphin.
(De La Saussaye, pi. X, n" i7.)
AN. Tête de femme à droite ; devaat le visage, un point ]^. M. Galère allant à droite.