Æ 13m. — Autre, avec la tête diadémée (?) et ^ p
Prokesch-Osten, Inedita, 1854, pl. I, 22.
Les monnaies en argent et en bronze, que je viens de réunir sous les N°. 20 — 46, étaient attribuées autrefois en partie aux rois de Macédoine Alexandre II, III et IV et en partie aux rois des Molosses Alexandre I — II. M. Müller fut le premier à en former une suite monétaire séparée 3) ; mais il la divisa, sans nécessité, en deux petits groupes, l’un au type de l’aigle, et l’autre à celui du foudre; et, balançant entre les attributions à Alexandre le Grand et à Alexandre II d’Epire, il proposa de considérer ces monnaies comme une émission du roi d’Epire pendant son invasion en Macédoine (environ 266 av. J. C.).
Tous les indices concourent cependant à faire attribuer ces monnaies à Alexandre le Grand.
Avant tout il faut constater que toutes ces monnaies forment manifestement un groupe indivisible, sont de fabrique macédonienne, et datent de l’époque, où il n’était pas encore d’usage de mettre sur la monnaie le titre royal. Par cette seule raison déjà, elles ne peuvent appartenir à Alexandre II d’Epire, qui, en outre, n’a pas été assez longtemps en possession de la Macédoine, pour qu’on puisse lui attribuer une émission d’argent et de bronze aussi riche et aussi variée que celle-ci.
Puisque le statère à la tête de Zeus est venu compléter le groupe, il n’est plus nécessaire de faire ressortir d’une manière spéciale la ressemblance de quelques
3) Numismatique d’Alexandre le Grand, p. 26 — 29, N°. 15 — 20.
unes des petites pièces avec les monnaies du prédécesseur de Philippe ÎI, Perdiccas lit 4). Car le N°. 19 réunit en lui seul tous les éléments requis pour trancher la question : la tête est absolument du même caractère que celle des statères d’argent de Philippe II et le poids le rattache au système monétaire de ce roi. Or cette tête et ce système étant tombés en désuétude en Macédoine avec ou peu après la mort de Philippe, la pièce d’Alexandre doit avoir été frappée avant l’introduction du système euboïco-attique en Macédoine — ce qu’on croit généralement avoir eu lieu avant le départ d’Alexandre pour l’Asie 4a) — et elle appartient par conséquent au successeur immédiat de Philippe.
De la rareté de ce statère, qui parait être unique et inédit, il est permis de conclure qu’ Alexandre n’en fit pas une émission abondante, soit que le mauvais état de ses finances l’en ait empêché, soit qu’immédîatement après la première frappe il ait passé au nouvel étalon, auquel appartiennent déjà les petites pièces d’argent N°. 20 — 35. Leurs poids de gr. 4,20 — 2,10 — 1,40 et 0,70 indiquent clairement la drachme, le triobole, le diobole et l’obole du nouveau système, qui dès-lors ne fut plus abandonné en Macédoine.
Notre groupe représenterait ainsi le monnayage le plus ancien qu’on puisse attribuer à Alexandre, et il est curieux d’observer qu’à l’exception du type de tête de Zeus, qu’il adopta pour la grande pièce d’argent seule, Alexandre ne se servit pas des types monétaires les plus courants de son père, mais reprit les emblèmes des prédécesseurs de Philippe, l’aigle et le foudre.
Quant aux variétés inédites des monnaies aux types ordinaires d’Alexandre, je n’en cite qu’un petit nombre des plus intéressantes:
47. Æ 34m. Gr. 16,32. — Mésembria, Classe YII de M. Millier, sans le titre royal.
Devant Zeus, casque et a a et sous le siège xpy.
48. /K 32m. Gr. 16,42. — Autre, avec casque et a a, et sous le siège /M (Mrr ...).
Cf. Müller, N°. 471.
49. zR 23m. Gr. 16,70. — Mégalopolis. Cl. IY, sans t. r. Devant Zeus, me et
syrinx et sous le siège, a y s.
Cf. Prokesch-Osten, Num. Zeitschr. I, 48, N°. 228 et 229.
4) Comparez les oboles N°. 31 — 35 à la petite pièce d’argent de Perdiccas, figurée dans le Cat. du Mus. nat. d’Athènes I, pl. V, 1374; et les bronzes N°. 36 — 4‘2 aux bronzes du même roi, Trésor de Xum. Rois grecs pl. XI, 15 et Cat. du Mus. Brit. p. 176, 8. Les types de la tête d 'Héraclès et de Yaigle remontent du reste au règne du roi Archélaos.
4a) M. Six est d’avis qu’Alexandre n’organisa le système monétaire destiné à son nouvel empire, qu’après en avoir fait la conquête. A son avènement il dût faire un emprunt.; Philippe n’avait laissé que des dettes. Droysen, Gesch. d. Hellen. I. 1 . p. 151.
LETTERK. VERH. DER KONINKL. AKADEMIE. DEEL XIV.
50. Æ 31m. Gr, 16,06. — Autre, avec ti et syrinx, et sous le siège /5(i. 4b).
51. /Il 35m. Gr. 17,02. — Crète (?) Cl. VI, sans t. r. Devant Zeus, dont la
tête est diadémée ,
La fabrique et la tête diadémée rapprochent cette pièce des tétradrachmes de Kuosos du même système.
52. .Il 32m. Gr. 16,95. — Arados. Cl. V, sans t. r. Devant Zeus, palmier ;
sous le siège et à l’exergue z©, an 69 (L90 avant J. C.).
53. /Il 19m. Gr. 8,35. — Mallos (?) Cl. IV, sans t. r. Devant Zeus, massue
couchée et m dans un cercle.
Cf. le tétradrachme, Millier, N°. 1311.
5-1. dl 19m. Gr. 8,12. — Syrie. Cl. V, sans t. r. Devant Zeus, ancre et à ses pieds protome de cheval paissant ; sous le siège Cf. les tétradrachmes, Millier N°. 1353 — 1359.
55. Æ 13m. Gr. 2. — Autre, avec un épi et le même monogr. devant Zeus,
et sous le siège o .
56. Æ 9m. Gr. 0,65. — Autre, avec l'ancre et le même monogr. devant Zeus,
sans lettre sous le siège.
57. /Il 7m. Gr. 0,33. — Tête d 'Héraclès à dr. coiffée de la dépouille du lion. C. p.
r' aaeianapoy entre une massue , et un arc et carquois; audessus de la massue, A4>.