‹ Monnaies grecquesChapitre 104 sur 476 · av. J. C · texte numérisé non relu

av. J. C

64. dt 30m. Gr. 17,07. — Tête de Poséidon à dr., ceinte d’une couronne formée

d’une plante marine.

if Apollon nu, des boucles de cheveux tombant sur les épaules, assis à g. sur une proue de navire ornée d’un oeil , tenant l’arc dans la main dr. étendue, et s’appuyant de la g. sur la proue, qui porte l’inscription dessous, ie et trident orne-

menté.

„ Choix" pl. IX, N°. 22 8), et Planche D, N°. 9.

5) Müller, Num. d’Alexandre, p. 394, 19, pl. XXVII, 58 et 58a.

6; Müller, Num. du roi Lysimaque, pl. I, 1 et 2.

7J Cf. Zeitschr. für Num. IV, p. 14 et 15.

8) Cf. Overbeek, Griech. Kunstmytkologie, III, p. 274, pl. V, 11, où la tête du même exemplaire est fort mal rendue.

31m. Gr. 17,10. — Même tête à dr. C. p.

lé Même légende et même type ; sous la proue, qui est sans oeil,

Cab. de la Haye. — Planche D, N°. 10.

32m. Gr. 17,14. — Autre, avec le même monogramme et rP-

Postolacca, Cat. du Mus. nat. d’Athènes I, N°. 1610b. — Col. Six. 29m. — Autre, avec un trident et sous la proue.

Duc de Luynes, Choix de méd. gr pl. XIV, 7 et Trésor de Num. Rois grecs, pl. XVIII, 10.

18m. Gr. 3,95. — Tête barbue, semblable à celle des tétradrachmes, mais ceinte d’une couronne formée de larges feuilles (semblables au lierre) et de baies.

p b a s s a e s; an Tifo no y. Pallas, de style archaïque imité, debout à g., lançant le foudre de la main dr., et avançant le bras g. couvert du bouclier. Dans le champ à g. un casque de face, orné de deux grandes plumes, dressées de chaque côté; à dr. 'ri.

„ Choix” pl. 3, X°. 23.

Les descriptions d’un autre exemplaire de cette drachme par Mionnet (I, 581, 853) et par Ch. Lenormaut (Trésor de Hum. 1. c. p. 35, pl. XVIII, 11) sont inéxactes, en ce que le premier a pris la tête du droit pour la tête laurée de Zeus, et le symbole du casque pour un monogramme, et que le second a lu au revers ei au lieu de ti, et a pris la pièce pour un didrachme.

Le caractère de la tête s’oppose à ce qu’on la prenne pour une tête de Dionysos barbue et ceinte de lierre. La plante, dont elle est couronnée, doit par conséquent représenter autre chose que du lierre, qui ne saurait convenir à Poséidon.

La légende, le type de Pallas et les accessoires dans le champ étant exactement les mêmes que ceux d’un des tétradrachmes, dont la face porte le bouclier orné de la tête de Pan 9), l’attribution de cette drachme à Antigone G ouatas est parfaitement assurée.

Les tétradrachmes H°. 64 — 67, dont il existe encore des variétés avec le monogramme du X°. 65 seul I0) et avec le même signe accosté de m n), ont été attribués, jusque dans les derniers temps, à Antigone , roi d'Asie , grand père d’Antigone Gonatas (306 — 301 av. J. C.;. Dans mon travail sur lus mon-

9) Mionnet, I, 580, 848 et Kon. Münzkabinet, Berlin 1877, N°. 380.

l0j Mion. Suppl. III, pl. XI, 2; Cat. of some duplicatas of the Brit. Mus., Febr. 1878, pl. I, 1. n) Mionnet, I, 577, 824.

naies de l’Acarnanie 1878, p. 39 et note 17, j’ai proposé de restituer ces monnaies à Antigone Gonatas , opinion qu’en même temps M. Six énonça de son côté dans le Num. Chronicle de 1871, p. 117, note 63 lla). Depuis M. Head 12) est allé encore plus loin, et les a donnés à Antigone Doson , neveu d’Antigone Gonatas (229 — 220 av. J. C.), en s’appuyant sur le fait, qu’on a reconnu déjà les tétradraclnnes d’Antigone Gonatas dans les pièces à la tête de Pan au centre du bouclier macédonien, que parcontre on n’a pas encore attribué de monnaies à Antigone Doson, et qu’enfin les tétradrachmes à la tête de Poséidon conviennent bien mieux à Doson par leur ressemblance avec certaines monnaies de bronze et d’argent de Philippe Y et de la communauté des Macédoniens.

Une proposition de la part d’une autorité telle que M. Head, mérite certainement d’être considérée avec soin. Aussi serais-je tout disposé à me rallier à ses vues, si je n’avais pas étudié à fond le pour et le contre de la question, et trouvé, qu’en somme les arguments en faveur d 'Antigone Gonatas l’emportent de beaucoup sur ceux, qui plaident pour son neveu. C’est ce que je vais essayer de prouver aussi succinctement que possible.

Et d’abord il n’y a absolument rien qui oblige de considérer le bouclier orné de la tête de Pan et la figure de Pallas, comme les types uniques des tétradrachmes de Gonatas; il semble, au contraire, qu’il y a plutôt raison de s’étonner que, pendant un règne de près de quarante ans, Gonatas n’ait pas varié ses emblèmes monétaires plus souvent qu’il ne parait l’avoir fait. Car son père, pendant un règne bien plus court, avait frappé quatre espèces de tétradrachmes, et son petit-fils Philippe Y a changé trois fois de types.

En considérant la seconde objection de M. Head, on peut s’étonner, il est vrai, de ne pas connaître de monnaies d’Antigone Doson — sauf peut-être les pièces lacédémoniennes que M. Bompois lui attribue — ; mais cet étonnement doit céder au fait plus curieux encore, qu’on ne connait pas non plus de tétradrachmes de Démétrius II (239 — 229 av. J. C.) Cependant Démétrius a régné une année de plus que son cousin Doson, et il était roi par descendance , tandis que son successeur ne prit le diadème qu’en qualité de tuteur du fils de Démétrius. Si donc le fils de Gonatas n’a vraiment pas battu monnaie à son propre nom, il n’y a pas lieu de s’étonner du manque de tétradrachmes d’Antigone Doson.

L’analogie de la fabrique et du style des pièces N°. 64 — 67 avec ceux de

lia) Voyez aussi l’Ann, de la Soc. Fr. de Num. 1882, p. 35, 36.

12J Synopsis, a guide of the select greelc and roman coins oftlie Brit. Muséum 1880, p. 75, 6.

certaines monnaies de la première Macédoine frappées entre 158 — 146 avant J- C. 13), ne me parait fondé qu’en apparence; je ne nie pas la ressemblance des têtes et l’analogie de certains détails dans l’arrangement des cheveux, mais je nie qu’il faille en déduire que toutes ces pièces ont été contemporaines ou se sont suivies les unes aux autres. Car après avoir examiné et comparé un grand nombre d’exemplaires différents, je me suis convaincu de la haute probabilité, si non de la certitude du fait, que les têtes des unes ne sont que des imitations de celles des autres, ou toutes ensemble des copies d’un type commun très-caractéristique exécutées à des époques différentes. J’ai même trouvé des monnaies de fabrique complètement étrangère à la Macédoine, comme p. ex. des bronzes de Panticcipée , d’un travail très-plat et ordinaire 14), ( planche D, hî°. 12), sur lesquels se laisse reconnaître la tête de Poséidon des tétradrachmes d’Antigone, non-seulement avec des mèches de cheveux identiques, mais encore avec la même couronne insolite. Surtout ces mèches de cheveux, qui tombent sur le front du dieu, sont une particularité qui ne se rencontre pas exclusivement sur les monnaies en question : à partir du règne d’Alexandre le Grand, on peut les voir plus ou moins accentuées un peu partout où l’on représentait des têtes de Poséidon et de Zeus, même en Italie, p. ex. sur les beaux statères d’or de Tarente et les monnaies d’or et de bronze des Brettiens , de l’époque d’Alexandre d’Epire et de Pyrrhus.

Il y a donc toute apparence que M. Head, en formant son opinion sur la date des tétradrachmes d’Antigone, a plutôt tenu compte de la ressemblance de certaines formes et de détails accidentels, que du véritable travail artistique et du style des monuments, et qu’en outre il s’est laissé guider principalement par l’aspect des exemplaires au monogramme seul, qui souvent sont d’une exécution beaucoup moins large et habile que les autres variétés plus rares 15).

De même que la tête des tétradrachmes N°. 64 — 67, la figure du revers, Apollon assis sur la proue, indique, autant par la belle exécution de la gravure,

ls) M. Heacl a en vue les pièces pareilles à celles qui sont figurées Trésor de Num. Bois grecs pl. XX, 2; Bompois, Examen Chronologique 1876, pl. III, 1 ; Kôn. Münzkabinet, Berlin 1877, p. 121, N°. 393, et Cat. du Mus. Brit. Macédoine p. 14, 51. — Voyez sur le planche D, N°. 11 l’exemplaire du Musée nat. de Naples. Dans les monnaies des Epirotes , que cite M. Head, je suis incapable de découvrir les analogies de style et de travail, qui autoriseraient la comparaison.

u) Coll, de l’Hermitage à St. Pétersbourg, et ma coll. Les exemplaires gravés dans le Mus. Kotschoubey, I, pl. VI, N°. 26—27, ont un autre caractère de tête.

15) Comparer les N°. 9 et 10 planche D avec le N°. 1 du Cat. of some duplicates of the Brit. Muséum, 1878, pl. I.

que par le relief et le modelé du corps, une date qui remonte plutôt au temps de Démétrius Poliorcète, qu’elle ne descend vers le règne de Philippe V. L’Apollon des monnaies Séleucides, que M. Ilead compare avec celui des pièces d’Antigone, est rarement aussi bien gravé, même sous les deux premiers Antiochus (280 — 2-46 av. J. C.), que sur nos tétradrachmes.

La proue du navire se termine en un acrostolion, dont la forme ne diffère pas essentiellement de celle de la plupart des monnaies de Démétrius Poliorcète; bien que le bout en soit légèrement recourbé, l’acrostolion a conservé un caractère bien différent de la forme bombée, propre aux navires des monnaies Leucadiennes 16) et Romaines.

A en juger par le style et la fabrique de ces pièces et par la forme du champ du revers, qui est généralement un peu concave, il faut les classer avant les tétradrachmes d’Antigone Gonatas — aux types du bouclier et de Pallas, — qui ont presque toujours un champ parfaitement plat, sont d’un faire artistique inférieur — à l’exception de ceux où la figure de Pallas est tournée à dr., au sujet desquels je ferai plus tard une réserve — et présentent des types dont Philippe Y continua de se servir.

La drachme A0. 68, dont les types réunissent la tête de la première et la figure de Pallas de la seconde des deux espèces de tétradrachmes, représente sans doute la transition de Tune à l’autre de ces émissions.

En examinant les signes dans le champ des pièces certaines d’Antigone Gonatas et de celles que je propose de lui restituer, on trouvera le plus souvent sur les dernières le monogramme |§T, joint parfois à d’autres lettres ou monogrammes, tels que t i et |~p , qu’on rencontre aussi sur des pièces au type de Pallas. Ce monogramme qui contient — à l’alpha près qui n’est pas clairement indiqué — tous les éléments du nom des Magnètes, MArNHTîîN , indique peutêtre le lieu d’émission ; conjecture, qui s’accorderait parfaitement avec celle que j’ai hasardée dans mes „ Monnaies de l’Acarnanie” p. 39, note 47, en cherchant l’atélier de ces tétradrachmes dans la ville des Magnètes, Démétrias , fondation et lieu de sépulture de Démétrius Poliorcète et résidence fréquente de ses successeurs (cf. Strabon, 436). Le symbole du trident accosté de /? (N°. 67) se retrouve aussi bien sur des bronzes du premier Démétrius que sur quelques uns de ceux au monogramme d’Antigone Gonatas et au type de Pan érigeant ou couronnant un trophée 17).

16) Cf. mon s Acarnanie” pl. I, 14; et Postolacca, Catal. des monnaies de Corcyre etc. pl. III. Mionnet, Suppl. III, 247, 600, et m. c.

Donc c’est encore, quand on les envisage du côté de leurs signes et emblèmes accessoires, que les tétradrachmes aux types de Poséidon et d’Apollon reviennent à Antigone Gonatas.

De même que le type de Nike debout sur la proue, des premières monnaies de Démétrius Poliorcète, a été expliqué par un évènement historique, la victoire navale de Salamis en 30G av. J. C. 18), ainsi M. Head a cru trouver l’explication de l’Apollon assis sur la proue dans l’heureuse expédition navale, qu ’ Antigone Doson entreprit en 228 av. J. C. contre la Carie. 11 est cependant tout aussi ou peut-être plus facile, de trouver une occasion qui a pu faire choisir ce type par Antigone Gonatas.

Cette occasion se présenta après la victoire navale que Gonatas remporta sur la flotte égyptienne près de l’île de Cos, probablement au printemps de l’année 265 av. J. C. 19). Bien que les récits de cette bataille et l’histoire de cette époque soient presque complètement perdus, les suites de la victoire prouvent à l’évidence, que ce fut un exploit décisif et de la plus haute importance pour Antigone.

Tout près de Cos, en face de l’île, était situé le hiéron d’Apollon Tgiômos, ou se célébraient les jeux en l’honneur (Y Apollon et de Poséidon, les deux divinités représentées sur nos tétradrachmes. C’est là sans doute, que le vainqueur a consacré sa trière; et c’est là aussi, suivant une inscription trouvée près de l’hiéron, qu’existait plus tard un autre sanctuaire, très-riche et trèsvénéré des Cnidiens, celui du héros Antigone, fils de l'Epigone (Démétrius) 20). Il est évident, que ce sanctuaire, consacré à un mortel, devait son origine à quelque exploit extraordinaire et retentissant, qui avait rendu Antigone le bienfaiteur de la ville de Cnide et de son hiéron. Et ce fait fut sans doute la

victoire de Cos. Il y a donc tout lieu de croire, que les types monétaires réunis

d’Apollon, de la trière et de Poséidon furent choisis par Antigone afin de

rappeller cette victoire 31), et alors les tétradrachmes N°. 64 — 67 ont été frappés depuis l’an 265 av. J. C.

18) Cf. Conze, Hauser et Benndorf, Neue archaeolog. Untersuchungen auf Samothrake II, 1880,

19) Droysen, Gesch. der Epigonen 2de éd. 1877, I, p. 241, 245, 276. Depuis la rédaction de cette notice, M. Benndorf, 1. c. p. 84, a publié sur le même sujet une note, dont les résultats ne diffèrent absolument en rien de ceux que j’avais déjà obtenus.

20) Usener, Khein. Muséum für Philologie, Nouv. série vol. XXIX (1873) p. 25 ; et Droysen 1. c. p. 196.

21) Il est d’autant plus probable, que ces types rappellent un fait historique, qu’un autre type monétaire de Gonatas, celui des bronzes à la figure de Pan occupé devant un trophée,

Jusqu’à cette époque, Antigone Gonatas n’avait guère pu jouir en repos de son pouvoir; car depuis l’an 277, il avait perdu, à deux reprises, la Macédoine contre les rois des Molosses. Aussi est-il possible que, harcelé sans cesse, Antigone n’a pas fait frapper d’argent à son nom avant l’an 265, et ainsi les pièces à la tête de Poséidon représenteraient sa première émission de tétradrachmes. Comme on les rencontre plus rarement que les pièces au bouclier, il s’en suivrait qu’il n’en a pas été frappé pendant longtemps. Je n’en connais que six variétés , tandis que de l’autre espèce j’ai noté trois variétés avec la Pallas à droite, et neuf à dix avec la déesse tournée à gauche. En les repartissant toutes proportioncllement sur les années entre 265 et 239 av. J. C., on obtiendrait pour les unes une période de huit à dix, et pour les autres une seconde de seize à dix-huit années, ce qui peut fort bien s’approcher de la vérité. Toutefois il serait encore possible, que les rares tétradrachmes, qui montrent Pallas tournée à droite (E0. 69) et qui sont d’un autre et meilleur style que les pièces avec la même figure à gauche, eussent été frappés peu après la bataille de Lysimachie (277 av. J. C.), et qu’ Antigone eût repris ces anciens

types, avec une légère modification, après avoir abandonné de nouveau les types

rappellant la victoire de Cos.

Tout bien considéré, et surtout en regard des monnaies de la planche D, j’ai la conviction que les tétradrachmes Eü. 64 — 67 appartiennent à Antigone Gonatas, et non à Antigone Doson.

69. Æ 31m. Gr. 16,70. — Bouclier macédonien, dont le bord est orné de sept plaques ovales, renfermant chacune un astre à huit rayons. Au centre, dans un cercle formé par une double ligne, une tête

de Pan imberbe et cornue à g., avec des oreilles de bouc, la

uébris nouée autour du cou, et le pedum sur l’épaule dr. BAiiAEflS ANTiroNOY. Pallas debout à dr., brandissant le foudre de la main dr. ; son bras g. étendu est couvert d’un grand bouclier orné du gorgonéion. Les vêtements de la deesse sont traités dans le style archaïque d’imitation. Dans le champ à g. un calathos couché, et à dr. jŸp.

C’est l’exemplaire qui a été gravé dans le Catalogue Gréau, pl. II, 1229 et dans XV. Froehner, Choix de monnaies anciennes, 1869, pl. IV, 28, mais où

se rapporte également à une victoire éclatante, à une » terreur panique ”. M. Usener, 1. c p. 43—47, a reconnu que cette victoire était celle qu’Antigone avait remportée en 277 av. J. C. sur les Celtes à Lysimachie. Cf. Droysen Gesch. der Diadochen, 2de éd. II, p. 354, der Epigonen I, 192.

LETTEBK. VEUR. DER KONINKL. AXADEMIE: DEEL XIV.

la tête de Pan est rendue, d’une manière très-incomplète. Un autre exemplaire, qui ne diffère que par le monogramme N et le calatlios , se trouve au Cabinet de la Haye. Sur un troisième, avec un monogramme différent et le même symbole, la tête de Pan est diadémée et entourée de la légende répétée en très-petits caractères (Pinder et Friedlaender, Beitrage z. altéra Miinzkunde, 1851, pl. Y, 5 et Kon. Münzkabinet, Berlin 1877, N°. 385) 21a).

70. ffl 3im. 17,17. — Même type, avec la tête de Pan ceinte d’un diadème.

F Même légende et même type tourné à gauche; dans le champ,

Planche D, N°. 13.

Autre avec x — /^, au Cab. de la Haye.

71. Æ 17m. Or. 4,03. — Tête imberbe d 'Héraclès à dr. couverte de la dépouille

du lion.

F b — a. /: J . Cavalier au pas à dr., la main dr. levée au-dessus de la tête du cheval. Dans le champ, entre les pieds de devant du cheval, le casque orné de deux plumes dressées ; et derrière le cavalier, un sjjmhole incertain.

Planche D, N °. 14.

Le symbole , qu’on remarque dans le champ du bronze que je viens de décrire, se rencontre encore sur quelques-unes des monnaies d’Antigone, qui ont au revers Pan érigeant ou couronnant un trophée 22). On le trouve ensuite, comme attribut de Tyché et d 'Astarté, sur des monnaies de la Syrie et de la Phénicie 23) — comme symbole sur des monnaies d’argent de Rhodes 24), et comme type sur un petit bronze de Cléopâtre et d’Antiochus YIII 2j). On le voit enfin, servant d’appui à la main droite de Pcillas, sur la magnifique patère en argent de la trouvaille de HUdesheim 26).

L’instrumeut, qui figure sur tous ces monuments, a la forme d’un bâton droit,

21a) M. Six voit dans le cdlathos la marque de l’atelier d’Athènes, où ces tétradrachmes auraient été frappes entre 2(33 et 255. Annuaire de la Soc. Fr. de Num. 1882, p. 29, 30.

22; Mionnet, I, 581, 854 et Suppl. III, 246, 598 et 608.

23) Cf. T. Combe, Mus. Brit. pl. XII, 9; Cat. du Mus. Brit. Seleucidae pl. XXII, 15 et XXV, 2 et 8; — Lajard, Culte de V énus, pl. XIV H, 12 ( Antiochia ad Orout.), XXV, 5 ( Sidon ) et XV, 1 ( Tripolis ); — Mionnet, Suppl. VIII, pl. XVII, 5; T. Combe, Mus. Brit. pl. XII, 23 (Tripolis) ; — m. c. (Laodicéé); Coll. Waddington, tétradrachrne d Elaeousa.

2i) Mus. de Gotba.

25 ) Très, de Num. Kois grecs, pl. LI, 9; — Cat. du Mus. Brit. Seleuc, pl. XXIII, 7 (lampe suspendue à un candélabre); — Friedlaender, Archaeol. Zeitung, 1870, p. 46 (trompette).

26) F. Wieseler, Der Hilde.sheimer Silberfund, 1869, p. 12, pl. II.

planté sur une base évasée, et recourbé en crosse à l’autre extrémité; ordinairement celle-ci se termine encore en une autre petite articulation recourbée et tournée en dehors.

On s’est épuisé en conjectures sur le nom et l’explication de l’objet, de sorte . qu’il en est provenu une nomenclature très-riche et variée: corne d’abondance, colonne, carquois, flambeau, trompette ou salpinx, harpe, lituus, bâton, gouvernail, barre de gouvernail, charrue, lampe suspendue à un candélabre etc.! Aucune des formes connues de ces objets ne correspond cependant complètement à celle de notre instrument, et de mon côté je ne saurais proposer une explication nouvelle et indubitable.

Ce qu’il y a de certain, c’est que l’instrument qui figure sur les monnaies tantôt comme symbole, tantôt comme emblème, est identique avec l’attribut, sur lequel s’appuient parfois Pallas, Astarté et Tyché, et qui remplace, dans les mains des deux dernières déesses, le gouvernail, l’aphlaston ou le trident. Comme ces attributs sont tous empruntés à la marine , on peut en conclure que l’objet en question représente un symbole de la même catégorie, il se pourrait donc bien, que hune des explications qu’on doit à M. Gardner, une barre de gouvernail , s’approchât le plus de la vérité. Dans aucun cas, ce me semble, ne peut-on songer à une charrue ou à une trompette , ainsi que plusieurs archéologues l’ont pensé en expliquant l’attribut de la déesse de la patère de Hildesheim. Un salpinx est surtout fort invraisemblable à cause de la forme impossible de ce qui devrait être l’embouchure de l’instrument.

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