Æ 16m. Gr. 3,90. — Tête nue de Poséidon (?) à g
ÿ t po derrière Artémis assise à g. sur un rocher, le carquois derrière l’épaule, et les deux mains posées sur l’arc placé devant elle. M. c. et Leake, 1. c. Eur. Gr. p. 165.
Pour compléter le catalogue des monnaies de bronze, il resterait à ajouter les pièces de Mionnet, Suppl. IV, 267, 192 et de Millingen, Recueil, pl. III, 6, toutes deux à la tête laurée d’Apollon. Sur la première il n’y a peut-être qu’une tête de femme, et la seconde parait demander un nouvel examen de la légende.
Le système monétaire de l’argent de Trézène n est pas celui d’Egine, — ainsi qu’on s’y attendrait d’une ville du Péloponnèse, — mais Veuboïque 37), ce qui s’explique non seulement par les relations, longtemps intimes, d’Athènes avec Trézène, (dont la population était en partie ionienne), mais encore par la proximité des deux villes par voie de mer. Même après que la politique eût induit la ville, déjà avant le commencement de la guerre du Péloponnèse, à se ranger du côté des ennemis d’j^ thènes, Trézène continua encore pendant quelque temps à battre monnaie de poids euboïque, ce qui tient peut-être à ses rapports avec Corinthe.
Les pièces les plus anciennes de Trézène, les N°. 132 — 134, paraissent dater du milieu du Ve siècle av. J. C., ou d’un peu plutôt. Les poids du K0. 134, gr. 3,50, 3,30 et 2,97, trop forts pour des tétroboles du système attique, indiquent peut-être une transition passagère au système éginétique, bien
87) Les belles drachmes d’Epidaure, à la tête d’Apollon et la statue d’Asclépios, pèsent gr. 4,19 (Münzkabinet, Berlin 1877, N°. 150 et Leake, 1. c. p. 50;, gr. 4,28 (m. c.) et gr. 4,61, (Cab. de Munich). Le dernier de ces trois exemplaires est le seul, qui soit d’une conservation parfaite et dont, par conséquent, le poids soit à peu près normal. Comme ce poids est trop élevé pour une drachme euboïque, c’est peut-être le double des pièces ordinaires d’Epidaure qui souvent pèsent gr. 2,30 environ.
que les premiers de ces poids semblent même trop forts pour des hémidrachmes de cet étalon.
Les monnaies du second groupe, les N°. 135 — 141, drachmes,, hémidrachmes, dioboles (caractérisés comme deux oboles par le double trident 38), et oboles, sont sans doute postérieures à la retraite des Athéniens de Trézène en 445 av. J. C. 39) ; et les drachmes et hémidrachmes H°. 142 et 143, qui les ont suivi de près, et auxquels il faut ranger les bronzes N°. 144 — 146, semblent appartenir à la première moitié du IVe siècle. Comme on ne connaît pas d’autres monnaies en argent de Trézène, ni autonomes, ni frappées pour la ligue achéenne 39a), il s’en suit que, de bonne heure déjà, la ville a cessé de monnayer en argent.
Quant aux fêtes , tantôt viriles et tantôt féminines, des monnaies N°. 132 — 146, il est difficile, à défaut d’attributs caractéristiques, de les déterminer d’une manière satisfaisante. Il est assez probable, que ce sont celles (Y Artémis et (VA] o Ion; mais comme la première avait trois et le second deux sanctuaires différents en Trézénie 40), il serait inutile de chercher à les désigner par leurs surnoms.