m. Gr. 2,45. — Même tête à droite
jf te — te. Même type à dr. ; dans le champ à dr.
Mus. de Berlin; Prokesch-Osten, Revue num. 1860, p. 273.
278. A\ 16m. Gr. 2,56. — Tête de Pallas à dr., coiffée du même casque, et
ornée de boucles d’oreilles et d’un collier.
Jf te te at an à g. d’un héros nu et casqué, dans l’attitude du combat, à dr. ; de la main dr. il tient une épée courte, et de la gauche un bouclier, dont l’intérieur est orné d’un griffon (?) à dr. Entre les jambes du héros, m et une lance.
M. c. — Cf. Mionnet, Suppl. IV, 292, 112, et Brondsted, Reisen II, p. 239 (fig.) et 311, avec un casque soit-disant ailé, et sans la lettre du revers.
75) Mionnet, Suppl. IV, 293, 114; — Sestini, Mus. Hedervar. II, pl. II, Add. N°. 9; A. de Bauch, Berliner Blaetter, 1863, p. 257, pl. VIII, 1, attribuée à tort à Térina.
76) Pausanias VIII, 47, 5; Apollodore II, 7, 3.
77) Pausanias VIII, 47, 6 et 53, 11.
La figure du revers, probablement Aléos ou Képlieus , est une copie exacte de l’Ajax des monnaies opountiennes.
Il existe des monnaies de bronze aux mêmes types: Mus. limiter, pi. LVII, 5; Mionnet, II, 255, 71 et m. c.
279. Æ 14m. Gr. 1,95. — Tête de Pallas à dr., coiffée du même casque.
pf tete. Coq debout à dr.
„ Choix” pl. III, No. 85.
Le coq , comme symbole agonistique, peut faire allusion aux jeux célébrés en l’honneur à' Athéné Alaia 78) dont la tête se voit au droit.
280. Æ 16m. Gr. 3,30. — - Tête de Démétèr à g., couronnée d’épis, un flambeau
sur l’épaule dr.
pf tete Pallas combattant à dr. ; dans le champ à g. [Ai, à dr. o.
Le type de Pallas est celui des monnaies d’Antigone Gonatas et des Thessaliens. L’état de la pièce ne permet pas de distinguer, si la déesse tient de la droite le foudre ou la haste.
28 ï. Æ 22m. — AOV.cerr.reT.... Buste drapé de Géta enfant à dr.
p' (T €) r e — a T w N. Héraclès barbu, en therme ithy phallique, de face; le haut du corps est revêtu de la dépouille du lion, la main dr. placée sur la poitrine, et la gauche sur la hanche.
Le même type se trouve sur des bronzes de Mégalopolis à l’effigie de Caracalla 79).
'ëheipoium
282. Æ 19m. — Tête de Démétèr Erinys à dr., ornée de pendants d’oreilles et d’un collier apparemment fermé par une tête de cheval; dessous les traces de oea.
p' Le cheval ‘Aqicov, libre et courant à dr. ; au-dessus, e p i n n ; dessous, o.
Coll, de h Université de Gôttingue.
Cf. „ Beitraege” (Zeitschr. für Num. I) p. 133, où le bijou en forme de tête de cheval n’est pas bien rendu.
78) Pausanias VIII, 47. 4.
79) Mionnet, II, 251, 46. Cf. Pausanias VIII, 32, 4, cù une statue d'Héraclès en forme de terme est mentionnée.
LETTERK. VEKH. DER K.ONIXKL. AKADEMIE. DEEL XIV.
De même que pour la numismatique de la Thessalie, j’ai réuni pour celle de la Crète, de l’Eubée et des autres îles de l’archipel un choix assez copieux de
matériaux, que je compte publier dans un travail séparé. Pour le moment je
me limite donc à décrire les monnaies que reproduit la planche III du „ Choix ” et un petit nombre d’autres, qu’il y a intérêt particulier à signaler dès à présent.
1. /1\ 26m. Gr. 11,90. — Au milieu d’une couronne de lierre, une ciste entr’ouverte, d’où s’échappe un serpent à g. it Entre deux serpents dressés et affrontés Zeus Krétagénès nu debout
à dr., lançant le foudre de la main dr., et tenant sur la gauche un
aigle qui s’envole à dr. Au-dessus K v a A s ; dessous kphtapx-ae;
K P H — T Al
dans le champ e — n
Mus. nat. de Naples, N°. 7581 du catalogue, où la légende est
erronément reproduite par „kphtaiî2N et e dans le champ”; —
Cab. de France, gr. 11, 37.
Un cistophore semblable figure déjà dans Goltz, Insulae pl. IV, mais sans le mot Kçrjraifojy^ et Pinder mentionne, sur l’autorité du comte de Prokesch- Osten, un autre exemplaire, avec la leçon inexacte kyaai kphtapxai e.
KPHTAPXAI 1 2).
Comme les cistophores contemporains de Pompée et de Jules César sont les seuls dont le revers porte quelque autre type que le corytus entre les deux serpents, et que les pièces, qui font suite à ces cistophores, présentent les portraits de Marc -Antoine et d’Auguste, le cistophore des Crétois doit être de l’époque après la réduction de l’île en province romaine (67 à 66) et avant la
bataille d’Actium (31). De même le titre de K{tr}T<xQ/rjS-, qui implique l’exis-
tence d’un y.OLv'ov tcov Kgr/rcctsoiv 3), dont Kvdug était le président, quadre très-bien avec l’opinion que je viens de formuler relativement à la date de la monnaie.
Le titre de K<jr]TàQxr\ç n’était connu que par une inscription d’Aphrodisias
1) Ueber die Cistoplioren 1856, p. 564.
2j Le K O I N O N KPHTÎ2N des monnaies du temps de l’empire. Cf. Marquardt, .Rom, Staats-
verwaltung I, p. 304 et 376, 10.
du temps de Constance II 3). Les fonctions de ce magistrat ou grand-prêtre devaient être analogues à celles de YAivtâQ^rjç 4), du MayrrjTâ^/ys, de YAaiâQxris, du Bi&vvtâQx^lS, du ralarâyxyg, de VIxoviàQxrig, du K cmna doxayxqSi du KiXixâçxySi du Avxiâyxrjg, du Lïuiap v). i âçx 0 ç > du IJovvctQxrjg, du 2vyià(jxr}s, du (Poivixà(jxr\ç etc. 5).
Comme lieu d’émission je proposerais plutôt Gortyne que Gnose. Le fait, que la dernière ville se vit obligée de recevoir une colonie romaine 6), semble prouver d’une manière évidente l’existence précaire à laquelle, depuis le siège et les ravages des années 67 et 66, Cnose était réduite. Il est peu probable, par conséquent, qu’avant le repeuplement elle ait recommencé à monnayer en argent ; et ensuite, comme colonie romaine, elle n’a plus frappé que des bronzes à légendes latines. Il n’y a rien, parcontre, qui empêche d’attribuer le cistophore à Gortyne , qui a continué sous l’empire de frapper en argent et en bronze à légendes grecques, et où le nom de Kvdctg parait avoir été très-usité 7).
Æptéra.
2. Æ 19m. Gr. 4,75. — Tête de liera à dr., surmontée du stéphanos ; audessus, AÏÏTAPA.
jf attta à g. Guerrier casqué marchant à g., le bras g. armé d’un bouclier rond, et la main dr. d’une haste transversale; derrière un grand épi.
Cf. Mionnet, Suppl. IY, 305, 57.
*) Boeckh, C. I. Gr. 2744.
4) Lolling, Mittheil. des deutschen arckaeol. Instituts in Athen, IV, 1879, p. 211.
5) Lebas et Waddington, Voy. archéol. en Grèce et en Asie Mineure, Explic. des Inscr. T. III, p. 246-, 350 etc. ; — G. Perrot, dans le Dict. des Antiquités de Daremberg et Saglio I, p. 467; Marquardt, 1, c. I, p. 374 — 377.
6) Strabon, X, 4, 9. Cf. les monnaies coloniales de Cnose, N°. 6 — 10.
7) Un personnage du nom de Kydas était » Eosmos” de Gortyne en 184. Polyb. XXIII, 15. Peut-être est-il un des Kydas que mentionne Tite-Live, XXXIII, 3 et XLIV, 13, 24, en 197 et en 168. Voyez aussi Polyb. XXIX, 1, c et d. Il est encore question d’un Gortynien du nom de Kydas, dans les Phil. de Cicéron, V, 5 et VIII, 9, comme d’un individu abominable, nommé juge par Marc Antoine en 44 et qui a donc vécu à l’époque, à laquelle le cistophore doit être rangé. Il a bien pu être Crétarque et c’est sans doute le même que leKYAAZ des bronzes sans indication de lieu, qu’on attribue à Cnose, parcequ’une pièce semblable, avec un nom de magistrat différent, porte la légende KNGXIHN (Mus. Hunter, pl. XIX, 4, et Pelleriu, Recueil, J II, pl. XCIX, 28?).
3. Æ 12m. Gr. 1,85. — Tête de Iiéra à dr., coiffée de la stéphané.
fi' a — n. Trois torches , dont les manches se croisent au centre.
Cf. Sestini, Mus. Fontana II, pl. II, 12, avec la prétendue légende
Chersonesos.
4. Æ1 25m. Gr. 11,27. — Tête laurée d ‘Artémis à dr., ornée de pendants
d’oreilles et d’un collier. C. p.
n' xeponasio — n, Apollon nu, les cheveux noués sur le sommet de la tête, assis à dr. sur l’omphalos ; de la main dr. il tient le plectrum, et sur le bras et la cuisse g. une lyre à six cordes. Devant lui, un tliymiatérion. Champ concave.
D’ordinaire la légende est xepsonaïion.
5. Æ 28m. Gr. 12,90. — Tête de Pallas à dr., coiffée d’un casque à aigrette.
Bord aplati.
p' Troue de navire ornée d’un foudre , à dr. ; au-dessus s^citimos:; dessous xe, et dans le champ à g. une rose.
Hnosos
Après avoir achevé l’assujettissement de la Crète, Q. Metellus Créticus fut occupé à organiser l’île en province romaine jusqu’en 66. Il est possible, que pendant les premières années après cette date, la Crète n’a formé qu’uue annexe de la province Macédoine, plutôt que de la Cyrénaïque. Plus tard cependant elle parait avoir constitué seule une province; car comme telle elle tomba en partage à Brutus en 44. En 27 Auguste la réunit définitivement à la Cyrénaïque 8).
La date précise de la fondation de la colonie à Cnose n’est pas connue. A en juger par les monnaies, ce fait a dû avoir lieu avant la bataille d’Actium; mais c’est probablement plus tard, entre 31 et 27, qu’ Auguste dota les Campaniens de Capoue des revenus de la commune de Cnose 9).
Les premières monnaies coloniales de la ville offrent un portrait de chaque côté: l’un représente Octaoien ; l’autre a été attribué tantôt à Lépide , tantôt à Marc-Antoine , selon la classification des pièces à l’Espagne ou à la Crète. La
8) Hertzberg, Griechenland unter den Romern, I, p. 411; Marquardt, 1. e. p. 301, 4; Borghesi, Oeuvres num. II, p. 400 et 401.
9) Hertzberg, 1. c. I, 499 et 500; Marquardt, 1. c. I, 304.
dernière est la seule vraisemblable, tant à cause du portrait lui-même, qui sur plusieurs exemplaires montre le nez et le menton accentués de Marc- Antoine, que parcequ’il est certain maintenant que ces bronzes sont crétois. D’ailleurs, dans les différents partages de l’empire entre les triumvirs, Lépide n’obtint une province que la première fois, savoir l’Espagne, et plus tard, de 40 à 36, il fut
proconsul de la province Afrique, dont la Crète ne dépendait pas 10).
Voici la liste des monnaies de la colonie de Gnose, qui parait avoir porté le titre de „ Colonia Julia Nobiiis Gnosus ou Cnosus.”
6. Æ 22m. — c. i.n.c. ex d.d. autour de la tête nue de Marc-Antoine à dr. ;
derrière, le labyrinthe. C. p.
t. f v f i v s devant, m. aimili.. derrière, et il viri sous la tête nue d’Octavien à dr.
7. Æ 20m. — Même tête à dr. ; au-dessus, c. i.n.c.; à travers le champ, ex — d.d.,
et derrière la tête, le labyrinthe.
r' Même tête à dr. ; derrière, m. aimili..; devant, T. fvfio ii vir. .
M. c. — - Mionnet, Suppl. I, 70, 402 et 403 (Carthago nova);
Borrell, Revue num. 1845, p. 340, 1 (Cnose ; Dumersan, Revue num. 1846, p. 6, 1, pl. 1, 1 — 3; — Cohen, Méd. imp. 2de éd. 1, p. 24, 19 et 20.
8. Æ 21m. — Tête nue d’Auguste à dr., entre les lettres c. i. — n. ; dessous
cn. C. p.
Jt' C. PETRONIOS — M. ANTONIOS — Il VIRI — EX D. D. autour dll labyrinthe carré.
M. c. — - Musées de Berlin et de Copenhague ; — Mionnet, I, 36, 259; Borrell, 1. c. p. 341, 2; Dumersan, 1. c. p. 6, 2, et pl. I, 4; Leake, Suppl, p. 158.
Sur aucun de ces exemplaires la légende n’est complète.
9. Æ 23m. — Même tête à dr. ; au-dessus, avgvsto; dessous c.n.i.gnos.;
à travers le champ, ex - d.d. Cercle au pourtour. r' aeschino ca es. l. i t e R. p loti o p l e b. n vir. en légende circulaire. Rome , vêtue d’une tunique courte, debout à g., tenant sur la main dr. une petite Niké qui la couronne, et dans la gauche une haste transversale. Dans le champ RO — ma.
M. c. — Mus. de Copenhague.
10) Le Lépidus qui, après l’an 43, commandait en Crète les partisans de Brutus, était Paulus Lépidus, neveu du triumvir.
Sur mon exemplaire l’initiale (lu nom de Cnose est un G très-distinct.