Æ 7m. Gr. 0,40. — Même type à gauche
p Palmier (?) entre un épi, t et kh. Champ concave.
LETTERK. VERH. DER KONINKL. AKADEMIE. DEEL XI Y.
194. Æ 18m. Gr. 3,60. — Même type à g., d’un travail moins soigné. C. p.
y Palmier (?) entre s — k dans un carré; à g. de celui-ci, un thyrse orné de ténies; à dr., h surmonté d’une étoile à huit rayons.
195. Æ 16m. Gr. 3,60. — Autre, avec le thyrse et une tête de boeuf de face
au-dessus du h.
195a. Æ 13m. Gr. 1,90. — Autre, un trident à g., et h à dr. du carré.
196. Æ llm. Gr. 1,45. — Tête barbue de Dionysos , couronnée de lierre et sur-
montée d’un calathos à dr.
s — kh. Thyrse avec bandelettes.
197. Æ 16m. Gr. 3,35. — Protome d’ hippocampe , avec la corne, à dr. C. p.
jt' ikh dans une couronne de lierre.
La liste des monnaies de Skepsis, que je viens de disposer par ordre chronologique, contient toutes les pièces en argent de cette ville, qui me sont connues 49). Elle comprend plusieurs variétés nouvelles, et fait voir surtout, que ce ne sont que quelques pièces du monnayage le plus ancien, qui ont la forme dialectique dEy.àyjiç. Toutes les autres monnaies , tant en argent qu’en bronze, portent sans exception la légende ikhylqn et xkh. Aussi ne peut-il être douteux, que le petit groupe de monnaies en cuivre, aux types de la tête d 'Apollon et de celle de Vida, dont l’inscription est ika, ne revienne à la ville de Skamandria.
Le monnayage en argent de Skepsis s’arrête déjà dans le courant de la première moitié du IVe siècle av. J. C. Les bronzes aux mêmes types sont assez nombreux, et varient de style, de module et de symboles (épi, grappe de raisin, feuille de lierre, tête de boeuf, foudre, étoile, thyrse, canthare). Peu à peu les anciens emblèmes sont remplacés par de nouveaux types qui, le plus souvent, ont rapport au culte de Dionysos.
Taudis que sur les monnaies les plus anciennes l 'hippocampe est représenté de la manière ordinaire, ce type est modifié, dès le commencement du IVe siècle ou un peu plus tôt, par l’addition d’une espèce de corne , qui monte en
49) Les monnaies à la protome d’un boeuf, classées à Skepsis par Fox et Brandis, p. 446, sont de Karystos.
s’élargissant derrière l’aile latérale et qui fait partie intégrante de l’animal. Je ne puis me rendre compte de la signification de cette corne 50).
Quant à Yarbre , qui sert de type, il est pris généralement pour un palmier. La disposition des branches, assez diférente de la couronne d’un palmier, et le manque constant de fruits, me font cependant douter de cette explication, et il y a lieu de se demander, s’il ne faut pas y reconnaître plutôt un sapin (èlàrrj) ou un pin ( Tiîrvg ), conifères qui, comme on le sait, abondaient déjà du temps d’Homère sur l’Ida 51), et y abondent encore de nos jours 53).
L’arbre de Skepsis est aussi représenté sur les bronzes de Skamandria , et sur les jolies monnaies en argent d’ Antandros. où une chèvre le heurte du pied 53\ ce qui fait encore songer plutôt à un arbre qui croit habituellement dans les montagnes, qu’à un palmier. Le symbole des monnaies de Gentinos , de Nésos et de Phygela est parcontre un palmier. Sur les monnaies de Karystos , de Hierapytna et de Priansos se voient, à côté de dattiers bien distincts, des arbres, dont la forme se rapproche beaucoup de celle du type de Skepsis; pourtant ce sont aussi des palmiers, parceque le plus souvent ces arbres, d’une exécution très-grossière, sont déterminés par leurs fruits 54‘).
D’après ces comparaisons, il est difficile de se décider sur le nom qu’il faut donner à l’arbre des trois villes situées au pied de l’Ida. Bien que dans la description j’aie conservé celui de palmier, je préfère celui de sapin ou d’un autre conifère 55).
198. Æ 20m. — c k h y i — £2 N. Buste de Dionysos barbu à dr., couronné de lierre et surmonté d’un calathos ; il est vêtu d’un chiton sans manches richement orné, tient dans la main dr. un canthare , et dans la gauche un fruit {grenade?).
50) M. Six, soupçonne qu’il s’agit d’un rhyton, en forme d’hippocampe, attribut convenant à Dionysos, et que le changement du type a eu pour but de le distinguer de l’hippocampe de Lampsaque ; celui-ci ne servit d’abord que pour l’or et ne donna lieu à confusion, que lorsqu’il parut sur l’argent et le bronze de Lampsaque.
51) Ilias 14, 287; 5, 560; 13, 389 et suiv.
52) En montant en Juillet 1859, des sources du Scamandre à la cime de l’Ida, j’ai passé par de vastes forêts de ces arbres. La couche épaisse d’aiguilles glissantes, dont les pentes boisées étaient jonchées, rendit cette partie de l’ascension fort pénible.
53) Cat. Allier de Hauteroche pl. XII, 1 et m. c. Cf. E. Yinet, Ilevue Num. 1845, p. 5 — 13. 5i) Le palmier est aussi le type de monnaies d’Ios, Délos, Siphnos et Ténos, de Vélia, de la
Judée, de Tyros, de Smyrne etc.
55) Le seul type qui, à ma connaissance, représente un conifère indubitable, se voit sur un magnifique et unique tétradrachme d’Aetna, à la legende Al T /VA IO/V, dont je dois une
it' CKHtiîîN au-dessus et aapa au-dessous d’un cavalier en course à dr., qui tient de la main dr. levée une haste transversale. C. p. M. c. ; — Cab. de Munich.
C’est la même monnaie que Mionnet, II, 669, 251 a décrite d’une façon inexacte. Dans le Num. Chronicle de 1873, p. 124, 94 M. Head a publié une pièce semblable, à la seule différence près, que la légende est cki yi. a ap. Le type du droit — qu’on trouve répété sur les pièces aux effigies d’empereurs — n’est ni une femme , ni Sérapis , mais Dionysos , tel qu’il a déjà paru sur le petit bronze N«. 196.