Æ llm. — Tête imberbe à dr., les cheveu -: courts
p' tic — naioz. Même type.
Cab. de Florence. Planche J, N°. 31.
La fabrique de ces jolies monnaies les fait classer à quelque localité d’Aeolide ou de Mysie, qui d’après la forme du vase, se trouvait dans le voisinage de Kymé. Les légendes ticnaion et ticnaioc, adjectifs neutre et masculin au nominatif, sont probablement celles d’une ville du nom de Tlsna ou Tisnai, dont ni les textes anciens ni les inscriptions ne font mention. Le nom de TP tanus que Pline, H. N. V, 32, donne à un fleuve et à une ville de la côte aeolienne, pourrait cependant être une corruption de celui de Tisna. Le site, à peu de distance au nord de Kymé et de Myrina, entre la dernière de ces villes et Gryneion, se prêterait fort bien à cette hypothèse.
Le fleuve dont la tête figure au droit des monnaies de Tisna, est sans doute le Tiovaiog qui, quelques siècles après l’émission de ces petits bronzes, est mentionné, avec l’orthographe titnaioc (non Ifirvaîos ) sur des monnaies d’Aegae à l’effigie de L. Vérus et de Trajan-Dèce. Concernant le site de Myrina, de Gryneion et d’Aegae cf. W. M. Ramsay, Journal of hellenie Studies, II, 1881, p. 271 — 308 et Pottier et Reinach, Bulletin de Correspondance hellénique VI, 1882, p. 197 — 207, où il est question d’identifier le Titnaios au Pythikos, ce qui ne me parait guère admissible. Avant de connaître exactement tous les cours d’eau de ces parages, il sera difficile de fixer l’emplacement de Tisna et d’Aegae d’une manière concluante.
Æsgiros.
243. Æ 9m. Gr. 0,65. — Tête de Pallas à g., le casque attique à aigrette et à mentonnières relevées.
yt Ain derrière une tête de femme à g., ornée d’une sphendoné, de pendants d’oreilles et d’un collier.
L’aspect et les types de cette petite monnaie ne laissent pas de doute à l’égard de sa provenance.
Aiyeiyoç était une petite localité entre Mytilène et Méthymna 6G), peut-être identique avec AiytçôeGGa, bien qu’Hérodote I, 149, nomme celle-ci parmi les ville aeoliennes du continent.
Le bronze est de la fin du IVe siècle, époque où, dans la partie occidentale de l’Asie mineure, une foule de villes insignifiantes ont profité de l’autonomie, que Alexandre le Grand leur avait restituée, pour faire émission de menue monnaie.
Æntissa.
244. Æ 14m. Gr. 2,1 2. — Boeuf debout à dr.; au-dessus, une massue.
p Tête d 'Ilermès 67) à dr., coiffée d’une espèce de bonnet, les
cheveux longs et la barbe très-pointue.
66j Strabon, p. 617 ; Suidas a la forme Aïytpoç.
67j Les symboles, qui se trouvent souvent devant cette tète, sont le caducée , le thymia térion, la tête de bélier.
C’est la monnaie que Sestini, Mus. Fontana III, pl. "VIII, 16, a attribuée au roi Attambilos. Une tête semblable se retrouve sur des bronzes de Methymna: comme type, sur notre N°. 249, et comme contremarque, sur un exemplaire de la pièce au type d’Arion, Mionuet III, 39, 52 (m. c.)
Mithos (?)
245. Æ 13ra. Gr. 1,83. — Deux têtes de sanglier affrontées; au-dessus, kioi.
F Carré creux divisé en quatre compartiments égaux.
Planche E, N°. 26.
246. /R llm, Gr. 1,87. — Tête imberbe nue à dr., de style archaïque.
F Dans un carré creux un grand oeil humain posé en diagonale ;
au-dessus k i o.
Cab. de France. Planche E, N°. 27.
La dernière monnaie a été publiée par M. de Longpérier et attribuée par lui à une ville de Cithrum en Thessalie G8). Mais aussi peu que la plupart des attributions que M. de Longpérier a proposées dans sa notice, celle-ci ne saurait résister à la critique 69).
Suivant l’opinion généralement reçue le Kî&gov de Théophraste n’est autre chose que le nom corrompu de Ktegov ou Kiegto v, et nous n'avons donc pas à nous attendre à des monnaies d’une ville du nom de Kithron.
On serait plûtot tenté de classer la monnaie à Kithas , ville de la Chalcidique; mais l'aspect de la pièce, dont l’argent semble être de bas alloi, fait plutôt songer à une ville lesbienne , d’autant plus que la monnaie N°. 255, dont l’origine lesbienne est indubitable, parait porter le même nom de ville. Toutefois je ne saurais passer sous silence que le thêta de cette légende n’est pas tout-à-fait distinct, de sorte qu’on pourrait lire aussi bien kioi que kioi. Ni l’une ni l’autre de ces leçons ne correspondent au nom d’une des villes de Lesbos, dont nous avons connaissance.
Un certain nombre de variétés de monnaies anépigraphes lesbiennes en potin
Kevue Num. 1843, p. 421, pl. XVI, 4.
69 ) Ce seul article nécessite les rectifications suivantes:
p. 420 Oinoé pour Oetaei.
421 Lesbos? » Cithrum.
422 Larisa » Pharcadon.
423 Mysie (Iolla) » Acarnanie.
426 Klazoméné » Céphallénia.
p. 427 Kebrèn pour Céphallénia
430 Argos d’Acarnanie » Argos Cretae.
» Thyrrheion » Chersouèse.
» Myrina de Lemnos » Polyrhenium.
435 Arkesiné d’Amorgos » Aphrodisias.
ont des yeux pour type 70); comme l’emblème de Y oeil rattache la seconde monnaie à ce monnayage, l’attribution à Lesbos , ou peut-être à Tune des Hékaton nésoi, est presque assurée.
SZrésos.
247. Æ lim. — e p e — ci. Hermès , coiffé du pétase, en terme sur une base, la
tête tournée à g., la chlamyde sur l’épaule g., et tenant de la main dr. le caducée, et de la gauche une corne d’abondance. C. p.
1/ ia$<î>î2 devant Sappho assise à g. sur une chaise, tenant le plectrum ou un rouleau dans la main dr. étendue, et s’appuyant du bras g. sur une lyre placée derrière elle sur le siège. C. p.
Cab. de Vienne; — Mus. de Berlin, où la pièce, dont la légende laisse à désirer, est classée à Mytilène.
J’ai démontré plus haut que la plupart des monnaies attribuées à Erésos sont d’Hermioné en Argolide.
Mèthymna.
248. /R 18m. Gr. 6,28. — Tête de P allas à g., le casque à aigrette orné d’un
sarment de vigne, d’une feuille de lierre et d’un croissant.
Lyre placée sur un carré en rélief; autour, mao-vm-/va-io/v. Le tout dans un carré creux.
M. c. — Cf. Mus. Pembroke II, pl. XX, 1; Brandis, p. 451. 248a. Æ 17m. Gr. 2,46. — - mhqv-mna. Tête nue et barbue d’Héraclès à dr., la dépouille du lion nouée autour du cou. C. p.
Sans légende. Tête barbue à dr., couverte d’un large bandeau ou peut-être d’un bonnet de laine ou de cuir; la barbe très-effilée et saillante, comme celle de la tête dea bronzes d’Antissa. C. p. Planche E, X°. 28.
249. Æ 24m. av. k ai. a n t N. b h p. Bustes affrontés, drapés et laurés, de Marc-
Aurèle et de L. Vérus.
\p ctpa. taiov ma©vmn. Dionysos nu debout à g., s’appuyant delà main g. sur un thyrse orné de ténies, et versant du vin du canthare qu’il tient de la droite. A ses pieds une panthère , accroupie à g., retournant la tête et levant le pied dr. de devant.
;0) Cf. Brandis, p. 450 (Antissa) et Newton, Travels in the Levant, II, p. 19. Une petite pièce de gr. 0,12 de m. c. montre l’oeil parfaitement défini.