‹ Monnaies grecquesChapitre 29 sur 476 · Æ 15m. Gr. ‘2,50. — Buste ailé d ’Eros à dr., C. p · texte numérisé non relu

Æ 15m. Gr. ‘2,50. — Buste ailé d ’Eros à dr., C. p

p J,YrNAANA Foudre ailé.

La leçon mvsano du N°. 23 de la liste de M. de Dulin me parait être de nouveau à rectifier en m. vipsan(0O atheni ....

Mncertaîne de Sicile.

79. Æ 19m. Gr. 5,62 et 4,08. — Tête de fleuve imberbe et cornue à g., cou-

ronnée de roseau; devant la tête,.... fz N a s (?); derrière, un fer de lance. C. p.

p' Pan nu, barbu et cornu, debout de face, les jambes de bouc croisées, et jouant de la syrinx, qu’il tient des deux mains. Il parait s’appuyer du dos contre une grande caisse carrée et ornementée, posée sur des pieds, ou être assis sur un. saillie ou dans une ouverture de cette caisse. Celle-ci est surmontée de trois bustes de nymphes de face, chacune ornée d’un collier et coiffée d’un calatlios. Dans le champ à g. ohpa— et à dr. -aiûn.

Planche B, N°. 24 et 25.

Un troisième exemplaire de cette monnaie se trouve aux incertaines à la Bibliothèque Nationale de Paris 28). Le revers est du même coin que celui de nos deux pièces, et Ton y distingue encore du côté g. les lettres ohp; du côté de la tête il n’y a plus de vestiges de l’inscription.

Le Musée Britannique renferme le quatrième spécimen connu du même bronze (gr. 4,49). Publié d’abord par M. Birch dans le Num. Chronicle IV, (1841) p. 129, et classé à Thermae Selinuntiae, il fut reproduit ensuite dans le Catalogue du Musée Britannique, p. 240, et dans un travail de M. Percy Gardner, „ Greek Ptiver-vvorship” 1876, p. 37, pl. I, 20 et 21. Au droit on a cru reconnaitre une tête de femme ou de nymphe cornue et la légende imepa, au revers un panisque dansant devant un simulacre, et l’inscription . me PA ... mit an (Himéra — Thermae).

Bien que les deux pièces, qui figurent sur la planche B, soient dans un état de conservation, qui permet de rectifier les anciennes descriptions, la condition des légendes, tout en m’autorisant de réfuter les leçons proposées dans le cata-

28) Mionnet, VI, 650, 261.

logue anglais, laisse malheureusement encore à désirer. Le nom du fleuve , dont les lettres finales nas ressortent encore clairement, a dû compter en tout huit ou neuf lettres; mais j’ai vainement cherché parmi les fleuves siciliens un nom de cette désinence, qui corresponde aux vestiges de la légende de notre monnaie. Quant à ce qui concerne le nom de la ville , qui est inscrit au revers, on obtient, au moyen de nos deux spécimens, dont les revers sont frappés du même coin, oh P A — iœn. Il n’y a que le bout supérieur du Rho, qui parait manquer, enlevé probablement par l’effet de l’oxydation; car il est assez évident, que ce caractère ne peut avoir été un Iota. Sur la pièce du Musée Britannique je distingue encore (O)hpa, au lieu de (i)mepa.

O'qqa ou Orjçcu était un nom de ville assez répandu dans l’antiquité; mais aucun auteur ne mentionne une localité de ce nom située en Sicile ou dans la Grande-Grèce. Si l’on connaissait le nom du fleuve, qui forme la légende du droit, on aurait sans doute plus de chance de retrouver l’ancien site de cette ville inconnue. En attendant la découverte d’un exemplaire, plus complet à l’endroit critique, je pense qu’on peut très bien classer la monnaie à la Sicile. Toutefois il se pourrait encore, qu’elle appartienne à quelque ville des Brettiens ou de la Lucanie, puisque sur les pièces de ces contrées on rencontre des têtes de fleuve semblables à celle de Théra.

Pan jouant de la syrinx, en compagnie de nymphes , est un sujet assez fréquent dans la littérature et dans l’art antiques 29j. L’espèce de paravent, ou de caisse ornementée posée sur des pieds, qui porte les bustes des trois nymphes et qui a presque l’air d’un cadre de tableau moderne, est parcontre un objet, dont je ne connais pas d’autre exemple et encore moins le nom et l’usage. Toute la scène parait se rapporter à un nymphéum ou à des thermes , qui devaient se trouver près du lieu d’émission de notre monnaie.

Au nombre de trois, les nymphes forment aussi un des types monétaires de Thennae Himeraeae. Elles figurent ensuite, se tenant par la main, et quelquefois dansant, sur des monnaies d’ Apollon i a d’Xllyrie, de Tanagra , de Germé etc. Le type d’Apollonie les représente dansant autour d’un volcan , tandis que d’autres monnaies de la même ville ont pour seuls emblèmes le volcan et le pedum , indice assez certain, que là encore Pan se trouvait associé aux nymphes.

29) Cf. Preller et Plew, Griecli. Mythologie, i>« éd. I, p. 611 — 15 (582—585 de la 2° é 1.) ; K. 0. Müller, Archaeologie der Kuast, 3e éd. 612, 7; Michaëlis, Annali dell’ Instituto archeol. 1863, p. 292 — 336, où les figures, expliquées par les Horae, représentent certainement des nymphes: Conze, Arch. Zeitung 1880, p. 10, vignette; Mittheil. des deutschen arch. Instituts in Athen, V, pl. Vil.

Monnaies frappeés en Sicile par les Momains.

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