K A R P A T II 0 S
Poseidion.
93. AI 20m. Gr. 14. — Deux dauphins placés en sens contraire, celui de dessus
à g., dans un carré formé par des lignes doubles et avec un grand globule dans chaque angle.
F Carré creux, divisé par une large barre en deux parties oblongues et parallèles, dont le fond est irrégulier.
Coll. "Waddington.
94. AI 20m. Gr. 13,61. — Dans un encadrement formé par des lignes doubles,
dont les intérieures sont perlées, deux dauphins placés en sens contraire; au-dessous un petit poisson h dr., et dans chacun des angles supérieurs du carré, une fleur. Au-dessus des dauphins, à dr., nos.
\p Carré creux, divisé par une barre en deux parties oblongues et parallèles.
„ Choix ”, pl. III, K°. 143.
En me référant à la notice sur cette monnaie dans mes „ Beitraege” de 1873, p. 153 — 162, pl. III, 19 et 20, il me reste à signaler quelques nouvelles variétés :
94a. AI 20m. Gr. 13,94. — La face du même coin , que celle du N°. 94.
F Même carré, la barre est formée par trois lignes parallèles, et le fond des deux compartiments présente les mêmes irrégularités que celui de plusieurs pièces de Lirnlos et de Kamiros.
Planche F, N°. 9.
95. AI 22m. Gr. 13,67. — Semblable au N°. 94, mais sans la légende.
Cf. „ Beitraege” pl. III, 19, où les dauphins sont dans la direction opposée.
96. AI 14m. Gr. 4,30. — Semblable au N°. 94, sans légende et le petit poisson
remplacé par une fleur.
Planche F, N°. 10.
Un autre exemplaire, décrit d’une manière inexacte dans le catalogue de Per. Exereunetes 1871, p. 260, où les fleurs et le petit poisson ont été pris pour des lettres lyciennes, pèse gr. 4,50. Ce sont les tiers des grandes pièces. Le
même système se rencontre dans la numismatique de Ialysos , où se trouvent des sixièmes et des douzièmes du statère.
97. dl 25m. Gr. 17,88. — ko s. Apollon (?) nu de face, la tête tournée à g.,
dansant devant un trépied placé à sa droite, et frappant de la main g. sur un tympanon (?), qu’il tient de la droite au-dessus de sa tête 13). C. p.
1/ Carré creux, dentelé le long de ses côtés, et divisé en quatre compartiments par deux diagonales; au centre, un crabe.
Des exemplaires de ce tétradrachme sont figurés dans Mionnet, Suppl. VI, pl. VIII, N°. 2 (gr. 16,51), dans F. Streber, Num. non. graeca 1833, pl. IV, N°. 7 (gr. 16,65), et dans le „K. Münzkabinet Berlin” 1877, pl. II, N°. 94 (gr. 16,55). Le mien, d’une authenticité incontestable, est remarquable par son poids élevé de près de 18 grammes, chiffre, qu’atteignent quelquefois des pièces siciliennes 14), et qui correspond presque exactement à celui du merveilleux tétradrachme de Delphes (gr. 17,90), que M. de Longpérier a publié dans la Revue num. de 1869, p. 149. Dans la numismatique de la Cyrénaïque se trouvent également, à côté de pièces du poids euboïque normal, les chiffres de gr. 17,70 à 18,10 et même 18,35 15j. Sauf meilleur avis, ces différences sont à attribuer plutôt à des irrégularités du monnayage, qu’à des modifications dans le système monétaire ; car la plupart de ces pièces ont été frappées simultanément avec celles du poids usuel.