Æ 25m. — aapianoc kaicap. Tête laurée d’Hadrien à dr
F C€A — r e£2N. Base quadrilatère et oblongue; des degrés à dr. conduisent à la plate-forme. Sur cette base s’élèvent, entre deux petits autels , deux arbustes ou arbres , plantés dans des vases ou des enclos de grandeur inégale.
108. Æ 24m. — a v t o. kaicap. — ANTftNiNOC. Tête laurée d’Antonin à dr.
F cga — r 6£2N. Même type, à la différence que les deux autels sont placés devant les deux vases et qu’à g. et à dr. sont dressés un foudre et une massue.
r Choix ” pl. Y, N°. 169 ls).
Cf. Mionnet, III, p. 524, N°. 187 et 188.
108a. Æ 27m. — Légende effacée. Buste lauré et drapé de Gallien (?) à dr. ; devant, a.
p' ce — a — r 6î2 — n. Même type et mêmes symboles. L’estrade est construite en pierres de taille, avec un escalier à dr. Les bases des arbres sont ornées de guirlandes, au-dessous desquelles sont les deux petits autels.
Mus. Brit. Planche F, N°. 19.
13) lé escalier n’est pas indiqué sur la planche, ce détail ayant échappé à l’attention du graveur.
La même représentation — sans doute un grand autel comme ceux de Parion et de Pergame — se rencontre encore sur un bronze à l’effigie de Salonine 14), et, modifiée dans certains détails, et avec des attributs nouveaux, sur deux grands bronzes aux têtes de Caracalla et Géta 16) et de Caracalla seul 1G).
Les deux objets, qui s’élèvent au-dessus de V estrade en pierre et garnie de V escalier , et qui sont évidemment identiques avec le type tout pareil de la monnaie d’argent de la planche Y du „ Choix ”, N°. 168, ont été considérés jusqu’à présent comme des obélisques, des phares ou des torches. Leake s’est déjà rapproché davantage de la vérité, ou les comparant à des sapins 17). Car ils ressemblent en effet, plutôt qu’à toute autre chose, à des arbres , dont on distingue sans peine le tronc avec des rangs de feuilles le long des côtés, dessinés d’une façon maladroite ou conventionelie. Et ces feuilles — du moins sur les pièces d’un travail un peu soigné — ressemblent à leur tour complètement à celles dont est couronnée la tête d'Héraclès des monnaies autonomes. Les objets carrés, qui servent de base aux arbres, paraissent être, en comparaison des autels, de dimensions trop grandes pour qu’on puisse les qualifier de vases ou de caisses : il faut y voir plutôt, comme cela convient à des arbres, des enclos pour les abriter.
Sur un bronze de Germanicia-Caesarea en Commagène on trouve une représentation à peu prèssemblable ; c’est un cyprès placé, suivant Lajard, sur un autel carré, mais plutôt planté, à mon avis, dans une grande caisse , qui repose sur quatre pieds 18).
D’autres bronzes, tels que ceux d’ Aphrodisias, montrent des arbres, dans lesquels on croit reconnaître des arbres de myrrhe 19), et qui paraissent s’élever également sur des bases de forme carrée et oblongue 30). Sur un exemplaire de ma collection, la face du carré montre un grillage , à travers duquel on distingue les troncs jusqu’à la racine 21).
14) Mionnet, Iil, 525, 193.
16) Mionnet, Suppl. VII, 134, 210, pièce retouchée.
16) Mionnet, III, 525, 290 — Lajard, Culte de Vénus, p. 130 et 108, pl. IH, 2. Cf. Séguin, Médaillons antiques, pl. X, 12.
17) As. Gr. p. 112 et Suppl, p. 88.
18) Cette monnaie, à l'effigie de Iulie Domna, a etc publiée trois fois par Lajard, dans les Annali dell’ Inst. arch. 1847, p. 75, pl. C, 6, — dans son «Culte de Vénus” p. 139, pl. III, 6, et dans le » Culte du Cyprès” p. 80, pl. VIII, 7.
19) J. de Witte, Revue num. 1849, p. 428 — 430; YVaddington, Revue nuin. 1851, p. 236, 2.
20) Mionnet, Suppl. VI, 459, 125.
21) Cf. Mionnet, III, 323, 117 et le Catal.j Greppo, K°. 1015, où le grillage est pris pour une corbeille.
A en juger par ces exemples, et par l’appareil sacré qui entoure les deux arbres des monnaies de Selgé, il parait qu’on rendait des honneurs divins à ces arbres, comme on le faisait au cyprès 22).
Mais quel était cet arbre et de quelle divinité était-il le symbole? Yoilà une question à laquelle je ne puis répondre que par une conjecture ; car les traditions anciennes ne nous renseignent ni sur les cultes particuliers pratiqués à Selgé, ni sur les monuments de la ville.
J’ai déjà relevé la particularité que les feuilles des arbres ressemblent à celles dont est couronné Héraclès sur les monnaies autonomes. A première vue on les prendrait pour des feuilles de chêne; mais, en les examinant de plus près sur les divers exemplaires, on découvre qu’elles se rapprochent beaucoup des feuilles du styrax ou storax, arbuste que Strabon (p. 570) décrit assez longuement, en parlant précisément du territoire de Selgé 23). Le port droit et raide du styrax, qui rendait son bois si propre à en faire des lances et des javelots, semble aussi être indiqué par la raideur du tronc des arbres de nos monnaies.
Avec la même probabilité, qu’on voudra bien accorder à mon explication de l’espèce des arbres de Selgé, on peut rapporter leur culte à Y Héraclès des Selgiens. Non seulement la plupart des monnaies de ce peuple, les autonomes comme celles de l’époque impériale, offrent des types et des symboles relatifs à ce dieu, mais encore, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer, la tête d'Héraclès se rencontre le plus souvent couronnée de feuilles de styrax , et le type de la massue est accompagné de l’arbre symbolique. Les monnaies N°. 98 et 99 réunissent même sur les deux côtés tout ce qu’on peut faire valoir en faveur de l’interprétation proposée, le buste du dieu, la couronne de styrax, et la massue taillée dans l’arbre.
Presque aussi souvent que la massue, se trouve à Selgé le foudre , comme type ou symbole, et dans la plupart des cas, il est joint à la massue ou à l’arc. Sur les bronzes de l’époque impériale (N°. 107 — 108a) la massue se voit toujours à côté du plus grand arbre, et le foudre à côté du plus petit. Il parait donc que l’arbre et l’autel, les plus importants, étaient affectés au culte d’Héraclès,
22) Cf. C. Boetticher, der Baumcultus der Hellenen, Berlin, 1856.
23) La résine, qu’on tirait du styrax, et qui, sous le même nom, était utilisée comme encens, épice, parfum ou médicament, était un article de commerce très-important. Les meilleures qualités de ce produit s’exportaient de Syrie, de Cilicie, de Pisidie et de quelques autres localités. Cf. Hérodote III, 107; Strabon 1. c. ; Théophraste, H. pl. 9, 7, 3; Üioscoride, de m. m. 1, 79; Pline, N. H. XII, 40, 2 et 55, 1 ; XXIV, 15, 1; V. Hehn, Kulturpflanzen und Hausthiere, 4e éd. 1883 p. 344 et 345.
et les autres à celui de Zeus, qui daus le sanctuaire, que représentent les monnaies, n’aurait joui que d’une vénération secondaire.
Le styrax parait avoir été aussi un des arbres symboliques (VAstarté 34). Les monnaies de Selgé ne font point allusion à cette déesse, à moins que les oiseaux perchés sur les deux troncs d’arbre du grand bronze de Caracalla (note J 6) ne soient des colombes. Cette pièce porte, comme les autres, les symboles de la massue et du foudre, et représente sans doute le même sanctuaire un peu autrement.
T'ermessos.
109. Æ 13m. Gr. 2,07. — Tête diadémée (Y Artémis à dr., le carquois au dos.
ÿ te pm h. Arc et carquois.
110. Æ 32m. Gr. 18,70. — tepmhc— cefiN. Tête laurée de Zeus à g.; des-
sous r.
if t fi n MEiz-ONfiN. Hélène voilée et surmontée d’un croissant, debout de face, s’appuyant de la main g. sur un sceptre, et paraissant tenir quelque chose dans la droite. Des deux côtés, les Dioscures , coiffés de bonnets surmontés d’étoiles, debout de face, les têtes tournées vers leur soeur, tenant d’une main la haste et la chlamyde, et retenant de l’autre leur cheval.
„ Choix”, pl. Y, N°. 172.
La femme, placée entre les Dioscures, que M. Wieseler nomme Astarté 25), est Hélène , suivant M. Benndorf (Arcli. Zeit. 1868, p. 39) et M. de Dulin (Zeitschr. für Num. III, p. 39). Le même groupe forme encore le type d’un bronze de Kodroula en Pisidie, à l’effigie d’Antonin le Pieux, et d’un autre d 'Ahalissos en Lycie, au buste de Gordien, tous les deux dans la collection de M. Waddington.
Tityussos.
'111. Æ 23m. — AV. K. m. AV. ko — moaoc C-6B. Buste lauré et drapé de Commode barbu à dr.
ji' titv — ACjr.e. Temple tétrastyle.
24) Cf. Olshausen, dans le » Hermes” XIV, p. 148.
25) Nachr. der K. Ges. der Wissensehaften, Gottingen 1871, N°. 21, p. 067.
LETTERK. VERH. DER KONINKL. AKADEMIE. DEEL XIY.
Isauros.
112. Æ 26m. — a v. k. m. av. -ANT£2Nei N oc. Buste lauré et drapé de Caracalla
jeune à dr.
# mhtpotto — A6ŒC iCAV — pfZN. Temple tétrastyle; au milieu une colonne surmontée d’un buste barbu à dr.
Karallis.
113. Æ 30m. — av. kai. m. komoaoc ANTîiNeiNOC. Buste lauré et drapé de
Commode barbu à dr.
p' kapaaaih— tsîn. Zeus à demi nu, assis sur une chaise à g., tenant la patère et le sceptre.