‹ Monnaies grecquesChapitre 341 sur 476 · Æ 10m. Gr. 0,62. — Tête imberbe à g. C · texte numérisé non relu

Æ 10m. Gr. 0,62. — Tête imberbe à g. C

Zeus à demi-nu, assis à dr., tenant dans la main dr., appuyée sur le siège, un sceptre dont le bout est orné d’une fleur à trois pétales, et dans la gauche un épi (?).

Gr. 0,70. — Tête de Pallas à g., le cou drapé. Le casque à aigrette sans ornements. C. p.

Tête de femme de face: sans indication du cou ; les cheveux bouclés et épars. Elle est parée de pendants d’oreilles. Champ concave. Planche G, N°. 13.

74. /R 10m. Gr. 0,70. — Tête de face , semblable à celle du revers du K°. 73.

1/ Sphinx accroupi à g., coiffé d’un stéphanos et orné de pendants d’oreilles et d’un collier. Indices d’un carré légèrement creux. Planche G, Nu. 14.

' 5. Æ 10m. Gr. 0,57. — Tête imberbe à g., les cheveux crépus.

R' Aphrodite , coiffée d’un stéphanos, et ornée de pendants d’oreilles pareils ceux des N°. 73 et 74, assise à g. entre deux sphinx accroupis; elle tient dans chaque main une fleur à trois pétales; l’une à la main dr. pour en respirer l’odeur, l’autre avec une longue tige couchée sur l’épaule g. en guise de sceptre.

Mus. de Berlin.

Ces trois monnaies, dont la première est d’un caractère totalement différent de celui des pièces de Selge\ aux mêmes têtes 43j, sont des fractions du statère suivant •’ 76. Æ 25m. Gr. 10. — Aphrodité , vêtue du double chiton à manches d’étoffe transparente, ornée d’un stéphanos, de pendants d’oreilles, d’un collier et de bracelets, assise à g. entre deux sphinx accroupis à g., ornés également d’un stéphanos, de pendants d’oreille, et d’un collier. Dans la main dr. la déesse tient une fleur dont elle respire l’odeur. C. p.

Pallas debout de face, vêtue du double chiton et de l’égide, et

43 ) Cf. mon »Selge uni] Aspendos”, 1877, N°. 8 — 13.

coiffée d’un casque à trois aigrettes. Elle est ornée de pendants

d’oreilles, d’un collier, et de bracelets. De la main dr. elle supporte

Nike, tournée vers la déesse et tenant une guirlande des deux mains ; de la gauche elle s’appuie sur un bouclier posé à terre ; dans le champ à g., un tronc d 'arbre avec deux branches. C. p. Bibl. roy. de Turin. Planche G, N°. 15.

Cf. la mauvaise gravure, d’après l’original, qu’a donnée M. O. Blau, dans la Zeitschr. d. Deutsch. Morgenl. Gesellsch. IX, 1855 et dans la Num. Zeitschr. de Vienne IX, p. 100.

Un autre exemplaire se trouve dans la collection de Luynes. Il est de la

même fraicheur de conservation, et pèse gr. 9,95. Le droit est du même coin ;

les revers ne diffèrent qu’insensiblement.

Brandis p. 498 a rangé cette monnaie à Nagidos , suivant en cela l’opinion du duc de Luynes. C’est cette attribution que je vais examiner, pour voir si elle est admissible ou non.

Après avoir songé à classer le groupe de monnaies N°. 73 — 76 à la ville de Perga en Pamphylie — principalement à cause du type du sphinx — j’ai bien dû m’apercevoir que sur les monnaies de Perga, et non-seulement sur les autonomes, mais encore sur celles de l’époque impériale, le sphinx est constamment et uniquement combiné avec le nom et les types variées d 'Artémis — qu’en outre, dans toute la série, il n’y a pas de type relatif au culte d’Aphrodite — et qu’enfin l’émissiou de monnaies ne parait avoir commencé à Perga que vers la fin du IIIe siècle. Je me suis donc vu forcé d’abandonner cette attribution et de revenir à la Cilicie , où plus d’un type est analogue à ceux de nos pièces anépigraphes.

En Cilicie, c’est en effet la numismatique de Nagidos qui se prête le mieux aux rapprochements. Sur plusieurs des nombreux statères de cette ville on voit la figure assise d 'Aphrodité, vêtue et parée absolument de la même manière que sur le N°. 76. Au lieu de la fleur elle tient une patère; mais cette fleur, sur plusieurs pièces de Nagidos, est plantée en terre aux pieds de la déesse 44). Comme les représentations d’Aplirodité sont fort variées à Nagidos 45), rien

**) Mu?. Brit. ; — Pinder und Friedlaender, Beitraege 1851, p. 186, 12. — La même plante s’observe encore sur un statère de Tarse, derrière la joueuse d’osselets. Cf. » Cabinet de Carlsruhe, p. 13.

45) Aphrodité est accompagnée d ’Eros, tantôt debout derrière le siège, tantôt volant au devant de la déesse ; il y a souvent une souris sous le siège, parfois un autel ou la fleur à ses pieds ; la déesse n’a pas toujours le stéphanos eu tête etc.

n’empêche, ce me semble, d’admettre parmi le nombre une nouvelle variété, surtout si la pose et l’ajustement de la figure correspondent si exactement à ceux de plusieurs types certains.

Si ce rapprochement ne suffit pas, à lui seul, pour motiver l’attribution des pièces anépigraphes à Nagidos, il établit au moins le fait que le lieu d’émission était situé en Cilicie. Et ce fait ressort encore du type de revers, la figure de Pallas. Car la tête de cette déesse, vue de face, coiffée d’un casque à trois aigrettes et ornée de pendants d’oreilles et d’un collier perlé, est précisément le type principal d’une riche série de statères qui ont au côté opposé la figure de Zeus assis, et qu’on classe généralement, d’après leur lettres m, t, i et s, à Mallos, Tarsos, Issos et Soloi 46). L 'arbre enfin sous la main de Pallas, symbole assez insolite sur les monnaies de cette époque, se rencontre encore derrière la Pallas assise de deux autres statères ciliciens, à Mallos et à Tarse47), et sur les monnaies de ces villes le type d’Aphrodité ne fait pas défaut.

D’après tout ce qui vient d’être dit, il n’y a plus de doute sur la véritable patrie de nos monnaies ; mais il reste toujours difficile de déterminer la ville qui les a frappées. A cet égard j’hésite entre Nagidos et Tarse. La monnaie suivante, si elle est cilieienne, ne plaiderait pas en faveur de la dernière ville:

77. Æ 29m. — severvs — pe Buste lauré et drapé de Septime Sevère à dr.

c o.i vl. av. — N (?)... Aphrodite , vêtue du double chiton et surmontée d’un stéphanos , assise à g. sur un trône à dossier, et tenant de la main dr. une fleur, qu’elle porte au nez.

La partie importante de la légende de ce bronze n’est malheureusement plus distincte. Le nom de la colonie n’a pu être Mallos, parceque cette ville frappait

46) Cf. Mionnet, Suppl. VII, pl. IX, 4 ; duc de Luynes, 1. c. p. 63, pl. XI, 1 — 7 et Choix de méd. gr. pl. XII, 19; Brandis, p. 499 et 500.

47) Num. Chron. 1861, p. 87, et mon » Cabinet de Carlsruhe”, p. 13. La Pallas Niképboros est à quelques détails près, comme le manque du serpent et l’arbre au-lieu de la colonne, une très-bonne imitation de la Parthénos de Phidias.

monnaie à la légende grecque maaaîîtîîn jusqu’au temps des Antonins et elle ne peut donc avoir pris, comme colonie d’une époque postérieure à ces empereurs, les titres de Iulia-Augusta. Comme il est presque certain que l’initiale de la ville est un n, et qu’il y a amplement place pour les lettres n agi, il se pourrait que la pièce fût de Nagidos. Dans ce cas, cette ville doit avoir été colonisée du temps d’Auguste et le type, qui lui convient parfaitement, serait un témoignage de plus que les pièces qui représentent Aphrodite respirant V odeur d’une fleur ou la contemplant sont à classer à Nagidos.

78. /Il 12m. Gr. 0,75, — Tête imberbe à g., ceinte de deux épis. C. p.

F Aigle éployé debout à g. sur un lion couché, la gueule béante, à g. ; devant, massue. Le tout encadré de lignes perlées.

Planche G, N°. 16.

Un autre exemplaire, sans massue, de gr. 0,82 est au Cabinet de France. Ces pièces sont de la même fabrique que celles de la pl. IX, N°. 15 et 16 de l’ouvrage du duc de Luynes {Tarse) et que la suivante.

78\ /1\ 12m. Gr. 0,90. — Zeus à demi-nu assis à g., tenant une grappe de raisin et un épi dans la main dr. et s’appuyant de la gauche sur le sceptre. C. p.

F Aigle éployé debout à g. sur un soc de charrue. Même encadrement.

79. M 13m. Gr. 8,30. — Le Iioi de Perse barbu à dr., le genou dr. en terre,

le carquois au dos, une lance dans la main dr. e l’arc dans la

gauche; derrière lui devant m.

F Aire en creux de forme particulière.

Planche J, N°. 7.

C’est la première fois qu’on rencontre un monogramme et une lettre grecque sur une monnaie du poids et aux types d’une darique. Toutes les autres pièces de cette fabrique et à lettres ou monogrammes semblables sont de poids double de celle-ci.

79\ PJ 16m. Gr. 16,50. — Autre, avec CH derrière le roi.

MM. Rollin et Fueardent à Paris.

80. A\ 22m. Gr. 17,20. — Zeus à demi-nu, assis à g., s’appuyant de la main

dr. sur le sceptre et de la g. sur le siège; devant lui, m. C. p.

a y. Lion marchant à g. C. p.

„ Choix”, pl. IX, N°. 178.

Les tétradrachmes ciliciens, aux types de Zeus assis et du lion, dont celui-ci est un des plus beaux et des plus anciens, se rangent à la suite des monnaies du meme système et aux mêmes types, qui portent les légendes araméennes Hhbd et 4'8). Depuis la publication de l’ouvrage du duc de Luynes une

assez grande quautité de nouvelles variétés ont été recueillies, tantôt anépigraplies, le plus souvent marquées de lettres isolées ou de monogrammes. Le tableau suivant, qui comprend toutes les variétés que j’ai rencontrées jusqu’à présent, fera voir, en même temps, que plusieurs de ces pièces portent les mêmes monogrammes, lettres et symboles que quelques-unes des monnaies aux types d’Alexandre de fabrique cilicienne. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à comparer les N°. 6, 8, 13, 21, 26, 43 et 45 de ma liste avec les N°. 1272, 1307 — 10, 1324 — 26, 1317, 1507, 1508, 1485 — 87 de la Numismatique d’Alexandre le Grand de M. Müller. Si l’attribution des dernières pièces à la Lycie, à Mallos, à Soloi et à d’autres villes de Cilicie et de Syrie 49) était parfaitement sûre, il faudrait accepter la même classification pour les monnaies au type du lion. Si par-contre celles-ci ont été toutes frappées dans l’atelier de Tarse , il s’en suit que toutes les pièces, au nom d’Alexandre, que je viens de citer et d’autres de Philippe III 50) reviennent au même atelier et que Tarse a émis simultanément des pièces des deux catégories. Comme le fait ne serait pas absolument nouveau, il me semble que cette dernière opinion n’est pas à rejeter sans nouvel examen.

Les lettres a y et m, — /\ (— a y en monogramme; et m — couronne et m et J-p, sur les N°. 4 — 7, 18 et 26 de ma liste, se retrouvent, avec le même caractère d’écriture, sur la darique N°. 79 et sur des doubles doriques 51). Cette coïncidence est si frappante qu’il est impossible de ne pas songer à la probabilité que le groupe entier de ces pièces d’or, dont M. Head a donné la liste 53), forme le monnayage en or de la Cilicie à la fin du IVe siècle.

18) Duc de Luynes, 1. c. p. 59, Tarse, N°. 20 — 24, gr. 17,30 — 10,30. iÿ) Cf. Müller, 1. c. p. 281 et 315.

»°) Cf. Müller, 1. c. N°. 99 et 104.

5lJ Cl. » Cabinet de la Haye”, p. 83, N°. 2—4. Les exemplaires bien frappés de ces trois doubles dariques ont toujours un M devant le roi.

52) Head Coinage of Lydia and Persia, 1877, p. 27 et 28, pl. I, 18 — 24. Suivant l’opinion de M. Head, ces doubles dariques seraient de la partie occidentale de l’Asie mineure.

Tableau des monnaies d’argent aux types de Zens et du lion.

asrZBÆ:

Gr.

Zeus assis.

Devant

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