‹ Monnaies grecquesChapitre 390 sur 476 · Tt · texte numérisé non relu

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baziaeîîz antiox°y en deux lignes derrière Z eus Aëtophoros, assis à g.; devant lui, trident ; sous le trône, no. C. p. vChoiz ”, pi. IV, N°. 201.

Gr. 16,79. — Autre; dans le champ à g. une grappe de raisin ; sous le siège, t*f et Cab. de Vienne.

Gr. 16,84. — Autre, avec le mot baziaeîîz à l’exergue. Aux pieds de Zeus, la protome d’un cheval paissant à g. ; dans le champ, à g. ancre et /fs ; sous le siège, is.

Cab. de Vienne.

Gr. 16,90. — Même tête à dr.

b a z i a e £2 z à l’exergue; antioXoy derrière Zeus Niképhoros, assis à g.; devant lui, ai; sous le siège IÎ3. C. p.

Gr. 16,30. — Autre, avec [Â* devant Zeus, et ^ sous le siège. Gr. 4,05. — Autre, avec /N et une tête d 'aigle (?) devant Zeus, et fi) sous le siège.

13 Æ 27™. Gr. 16,56. — Tête diadémée de roi (Seleucus I), avec une corne de taureau , à dr.

p" b a z i a e f2 z anti°x°y. Apollon nu et lauré, assis à g. sur l’omphalos, tenant l’arc dans la main dr. et s’appuyant de la g. sur le siège; devant lui, 2E ; à l’exergue, j£: (?).

Planche II, H°. 10.

14. Æ 30™. — Autre; la tête du même coin ; au revers, devant Apollon, I; à

l’exergue zn.

Coll, de M. le baron L. de Hirsch.

15. Æ 26™. Gr. 17,06. — Autre, avec a devant Apollon, et az à l’exergue.

Prokesch-Osten, Archaeol. Zeitung 1867, p. 17, pl. CCXVIII, 3. Le comte de Prokesch a attribué son tétradrachme à Attale I, roi de Pergame, en se fondant sur la ressemblance du portrait avec celui de certaines monnaies des Attalides. C’est cependant plutôt le contraire qu’on pourrait admettre, et reconnaître le portrait de Seleucus I dans la tête des tétradrachmes de Pergame, dont il est question. Car, ainsi que M. Six me le fait observer très-judicieusement, Philtaire a fort bien pu considérer Seleucus comme le xtigtï]S de la dynastie de Pergame, et l’honorer comme tel sur ses monnaies, en y mettant son portrait avec le diadème, sans noeuds, attribut caractéristique des dieux. La ressemblance entre ces portraits, qui montrent les mêmes traits d’un

•vieillard et la même dureté d’expression, est en effet assez grande ; ce qui parait les distinguer l’un de l’autre, peut être attribué à la diversité des ateliers dans lesquels ils ont été gravés. Car il est impossible de classer à Pergame les tétradrachmes d’Antiochus avec le portrait cornu , qui sont sans doute de la même provenance que les statères d’or de Seleucus I, au type d’un buste de cheval 2), et que la drachme suivante:

16. 16m. Gr. 4.03. — Tête diadémée de Seleucus I, avec une corne de taureau,

à dr. C. p.

ÿ b a x.i a e £2 £ antiox^y. Buste de cheval bridé et cornu à dr. ; devant lui, PT ; dessous, e£\

Planche H, N°. 11. — C’est la pièce du catalogue Gréau, pl. TY, 2247.

Cette drachme d’Antiochus parait avoir été frappée en Syrie ou en Babylonie, de même que les statères de son père Seleucus, et dater de la même époque. Les têtes, dont l’exécution artistique n’est pas toujours d’une valeur égale, sont constamment d’un même caractère et sont évidemment celles du même personnage; elles n’ont pas de ressemblance avec les portraits certains d’Antiochus I, âgé. La tête de notre drachme représente donc nécessairement celle de Seleucus , père d’Antiochus ; fait qui ne peut pas surprendre quand on se rappelle que du vivant de Seleucus, dès l’an 293 av. J. C., Antiochus prit part à l’administration de l’empire et reçut le titre de roi de l’Asie supérieure. Aussi est-il très-probable que les N°. 13 — 15 datent d’entre 293 et la mort de Seleucus en 281, période pendant laquelle Antiochus fit frapper monnaie à son nom et titre, mais avec la tête de son père.

La tête de ces tétradrachmes nous offre sans doute le meilleur portrait de Seleucus Nicator; et il est curieux d’observer, à cette occasion, qu’abstraction faite de quelques imitations, ce ne furent que Seleucus, Démétrius le Poliorcète et Lysimaque, — tous alliés ou rivaux de Ptolemée Soter et qui prirent le titre de roi en 306 comme successeurs d’Alexandre — qui choisirent pour type monétaire un portrait cornu , à l’instar du type adopté par le roi d’Egypte. Quant à la tête, couverte d’un casque cornu , d’une série de pièces frappées par Seleucus I 3), elle a, sur bien des exemplaires, l’air trop jeune pour pouvoir être le portrait du roi, car l’émission de ces monnaies n’a pu avoir lieu qu’après

2) Mionnet, Suppl. VIII, p. 1, N°. 1, 2, 4 et 5, et Recueil des pl. LXXVII, 3, où le caractère vieux de la tête n’est pas bien rendu ; Gardner, 1. c. pl. I, 6.

8) Cf. Gardner, 1. c. pl. I, 11 — 13. Sur les cornes de taureau voyez Cavedoni, Revue num. 1856, p. 375.

l’an 306, quand Seleucus avait dépassé la cinquantaine. C’est la tête idéalisée de Seleucus ou bien celle d’Alexandre.

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