Æ 26m. — (komo)aoc i< — a i c . avtok. Même buste à dr
F aptemic (E) a A i o y c i n n. Artémis , vêtue d’un chiton long, debout de face, la tête tournée à dr. et la main dr. étendue. De la gauche elle tient un petit porc par l’une des jambes de derrière. Le tout dans une couronne de laurier.
Planche F, N°. 27.
L initiale du nom de la ville parait se trouver au-dessous du noeud de la couronne. Les formes des lettres e et £2, dont la dernière ressemble à un n avec la barre brisée, sont les mêmes sur les deux pièces N°. 43 et 44.
La légende eaaioyzi£2n convient aussi bien au nom d ’EXcuovs qu’à celui d Ekaiovaa; et comme il existait un grand nombre de localités, qui portaient ces noms, il reste à examiner, laquelle d’entr’elles peut revendiquer la série monétaire dont je viens de présenter le tableau. A ce but, il suffira d’énumérer les îles et villes du nom d’Elaeousa en Asie et, en Europe, Elaeous sur lTIellespont ; car il ne peut être question de la Grèce proprement dite.
EXcaoüocc, île sur la côte de Cilicie , à laquelle on a déjà classé la plupart de nos monnaies, peut être proposée en premier lieu. Cette attribution cepen-
riant me parait impossible, tant à cause de la fabrique des pièces autonomes, que surtout à cause de la légende des bronzes de Commode, qui devrait être cebacthnhn accompagnée de plusieurs titres honorifiques de la ville. Car dès le temps d’Auguste, probablement lorsque Archelaos établit sa résidence dans l’île d’Elaeousa, celle-ci reçut le nom de Sébasté , en l’honneur d’Auguste, à qui le roi de Cappadoce devait l’annexion d’une partie de la Cilicie à son royaume. Aussi les monnaies de l’époque impériale, depuis Auguste jusqu’à Yalérien, portent-elles constamment le nom de Sébasté; et les seules monnaies, frappées avec le nom d’Elaeousa, qu’on connaisse jusqu’à présent, sont unp tétradrachme du commencement du I. siècle av. J. C. 13) et deux espèces de bronzes, l’une avec la tête de Zeus jé Eiké 13), et l’autre avec la tête de Tyché fé Hermès 14).
2. Un îlot de huit stades de circonférence seulement, situé en face de Rhodes, près de la côte de la Chersonèse de Rhodes , qui s’appellait ’EXsoûffaa ou ’Elaiovacc (Strabon, p. 05 1 et 652). A n’est guère probable, que cette petite île ait été occupée par une ville.
3. ’ EXatovaa colonie des Erythréens de Ionie , dans le territoire d’Erythrée.
Son nom figure souvent, au Ye siècle av. J. C., dans les listes des villes de la symmachie athénienne, à côté de quatre autres colonies de la même ville: ou-
til ia, Ptéleon, Polichné et Sidous. Elle parait avoir payé des cotisations insignifiantes (300 à 100 dr.), et les historiens anciens n’en parlent pas plus que de
4. 1 île d'Ehcuoùaa, que Strabon, p. 614, place à l’entrée du golfe Elaïtique, à l’ouest de Pitané , en remarquant qu’en face d’elle, sur la côte, il y avait une localité du nom d’Atarneus. C'est probablement la même île, dont Pline, H. N. Y, 38, fait mention, et qui aujourd’hui s’appelle H. Georgios.
5. Enfin il y a encore ’Elcuovg , ville située sur l’extrémité méridionale de de la Chersonèse de Thrace , 16) qui rentre dans le cadre de notre liste. Colonie de Téos, elle avait de l’importance déjà avant les guerres médiques, et dans
12) Cat. de vente de Subhi Pacha 1878, N°. 1146: Tête voilée et tourelée de Tyclié à dr. jf (E)AAIO YZIflN THS IEPAX KAI AYTONOMOY, femme (Tyché) debout à g., mon. et aphlaston dans une couronne. Cette pièce, qui fait à présent partie de la collection de M. Waddingtou, parait dater de la même époque que les tétradrachmes de Séleucie, Laodicée^ Tripolis etc.
13) Monnet, III, C58, 624—622 et Suppl. VII, 293, 557 avec EAAIOYZ!£2NetEAA!QYZXI£2N.
u) Millingen, Eecueil pl. IV, 7.
lo) D’après Etienne de Byzance le promontoire de la Chersonèse aurait porté une ville du nom d’Ato).aov; c’est à elle qu’on a donné à tort les monnaies à la légende AIOAE. Cf. mon Cabinet de la Haye” p. 47 et suiv.
les listes des villes de la symmachie athénienne elle comparait avec des cotisations de 3000 dr. Les textes anciens la mentionnent jusqu’au temps de Iustinien, et il aurait lieu d’être surpris et non sans cause, si on ne trouvait pas de monnaies de cette ville.
Elaeous sur l’Hellespont est donc la seule qui, au point de vue de l’importance, puisse être mise en parellèle avec Elaeousa de Cilicic; et comme ni celle-ci, ni l’ilot de la Carie ne peuvent prétendre aux bronzes, dont il est question, et qu’il y a fort peu de vraisemblance, que la ville jonienne et l’île éolienne du même nom aient jamais frappé monnaie, il ne reste eu effet que la ville de la Chersonèse, à laquelle ou puisse classer le groupe. Ni la fabrique ni les types des monnaies ne s’opposent à cette attribution, qui jusqu’à meilleur avis, devra bien être acceptée.
Les types de la couronne , de la proue et d’ Artémis, que montrent les pièces autonomes, se retrouvent avec des modifications, sur les trois bronzes à l’effigie de Commode. La figure du N°. 44, interprétée par la légende même, aptemic, est un type bien curieux, dont je ne connais pas le pareil parmi le nombre des autres monuments de l’antiquité. L’animal qu’elle tient de la main gauche, — le seul attribut de la déesse, - — ressemble beaucoup à un petit porc avec la tête tournée en bas, symbole dont on n’avait pas encore constaté la relation avec Artémis. Hesycliius fait mention d’une Artémis de Samos, surnommée xangocpâyog (mangeant du sanglier); mais sans se lancer dans des conjectures hasardées, on ne saurait tirer de ce passage l’explication du type étrange de notre bronze.
ILES de THRACE.
Imbros.