‹ Monnaies grecquesChapitre 51 sur 476 · R 15m. Gr. 2,92. — Même tête à dr. C.p · texte numérisé non relu

R 15m. Gr. 2,92. — Même tête à dr. C.p

p a t p a o y. Protome de sanglier courant à dr., sur une base. Planche C, A0. 11.

Un autre exemplaire de cette monnaie, avec Y dans le champ (m. c.) pèse gr. 3,20, et un troisième, sans ce caractère, gr. 3,54. — U y a en outre des pièces semblables, d’un travail plus soigné et d’un poids un peu moins élevé (gr. 2,95 et 2,65), sur lesquelles la tête est d’un caractère tout-à-fait différent, juvénile et ceinte d’un filet noué au-dessus du front, 32) à l’instar de celle des petites monnaies d’argent et des bronzes de Philippe II, qui est généralement attribuée à Apollon.

La première des pièces de Patraos, que je viens de décrire, se distingue des statères ordinaires de ce roi non seulement par la fabrique, la finesse de l’écriture et l’exécution du groupe des combattants, mais surtout par le type du côté droit. Au lieu d’une tête laurée d’Apollon, on y voit, ainsi que sur les pièces suivantes N°. 7 — 9, une tête virile, forte et dure d’expression, tantôt entièrement nue, tantôt ceinte d’une ténie. Bien que cette tête paraisse tenir du portrait, il faut, ce me semble, se garder de vouloir y reconnaître celui de Patraos ; car il est fort peu probable, que le premier, qui dans l’antiquité, se soit servi de l’effigie royale comme type monétaire, ait été un des rois de Péonie. Les portraits de ce genre, ceux d’Alexandre y compris, ne paraissent pas être antérieurs à l’année 306 av. J. C. 33 b

3~) Cf. Num. Chron. 1875, pl. I, 6.

83) Comme il est admis assez généralement qu’il faut voir des portraits dans les têtes des monnaies des Satrapes perses (Pharnabaze, Orontas, Spithridate, etc.), que ce soit celui du roi perse régnant, ou bien celui du satrape lui-même, il s’en suivrait, que l’usage, de se servir de portraits comme types monétaires, remonte, en Asie, jusque au commencement du IVa

siècle av. J. C.

Si la tête de nos monnaies n’est à attribuer ni à Apollon, ni au roi lui-même, il faut peut-être y voir une tête d'Héraclès , à laquelle conviendrait parfaitement le cou puissant et la courte chevelure. C’est ainsi que le héros est représenté sur les monnaies du prédécesseur de Patraos, dans le groupe du revers des pièces de Lykkeios. Enfin il y a encore le type du sanglier du N°. 9, qui parait être favorable à notre proposition. Toutefois on pourrait songer aussi à Paion . fils d’Arès et héros éponyme des Péones 3Q, ou à Arès lui -même.

Quant aux bronzes, qui ont au droit une tête de Zens et au revers un aigle ou un foudre, et (qui, à) cause de leur monogramme constant PP, ont été attribuées à Patraos, M. Six à prouvé à l’évidence qu’elles ne se rapportent ni à ce roi, ni à son époque 35). Comme elles proviennent presque constamment de trouvailles faites en Macédoine et en Péonie, il faut les classer provisoirement aux incertaines du premier de ces pays 30J.

Jusqu’à présent on ne connait pas de monnaies en cuivre frappées par les trois rois de Péonie 37). Par ce fait et par l’étalon le monnayage de ce pays présente une analogie complète avec celui de Damastion et de quelques autres villes de Vlllyrie , ainsi que je l’ai déjà fait remarquer dans mes „ Beitraege” 1873, p. 107 et 108.

Æudoléon.

env. 315 — 286 av. J. C.

10. Æ 14m. Gr. 2,07. — Tête imberbe de Dionysos , couronnée de lierre, à dr. C. p.

i f AYAftAE-NT-s. Protome de cheval courant à dr. ; dessous }\Q „ Choix1' pl. I, N°. 13.

Un second exemplaire de ce sixième de statère se trouve au Musée de Copenhague (gr. 1,95).

34J Stepk. Byz. i. v. BjdTovta.

s0 Num. Chron. 1875, p. 24; Cf. Zeitschr. f. Num. V, 1877, p. 147, 10.

36) Voyez plus loin.

37) Mionnet, Suppl. Il, 559, 4 et 5 et Leake, Num. Hell. Ivings, p. 20 rapportent quelques Lronzes à Audoléou ; leur authenticité est cependant des plus douteuses.

MACÉDOIN E,

sous les Ilomains.

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