m. Gr. 3,50. — Meme type avec cinq croissants
jé Même légende et môme type; au dessus de la proue [~p .
30. Æ. 18m. Gr. 2,75. — Autre, avec le bouclier à six croissants; au-dessus
de la proue une massue couchée et dessous une lettre indistincte. Coll, de Luynes.
Cf. Mionnet, Suppl. III, 50, 329.
31. Æ 15m. Gr. 1,75. — Autre, avec cinq croissants, et An sous la proue.
32. dh 14ra. Gr. 1,67. — Autre, avec cinq croissants, et un caducée dressé sur
la proue.
Voyez aussi les variétés décrites dans le Cat. du Mus. Brit. p. 64, 1 — 4. Les monnaies en cuivre des Bottéates ont pour légende, tantôt botteatsîn, tantôt makeaon£2N accosté du monogramme TJ, ou bien ce monogramme seul 13). Le monnayage des deux métaux date du milieu du second siècle av. J. C., et eut lieu probablement à Pella ou à Berrlioea.
Le catalogue descriptif des monnaies frappées par des Bottiéens, que M. Bompois a dressé dans le Num. Chronicle de 1874, p. 219 — 224, donne lieu a quelques rectifications. Le deuxième groupe, „ Bottiéens de la Tlirace Epietète” est à supprimer entièrement, puisque les deux pièces, qui le composent, ne sont que des spécimens mal conservés et inexactement décrits du N°. 2 du 3me
groupe u). Puis les N°. 3 et 4 du dernier groupe sont identiques avec le
N°. 2, et le N°. 6 avec le N°. 5. Ensuite le type du N°. 9 n’est pas une tête de Silène, mais la tête cornue de Pan, avec la nébride et le pedum sur les épaules.
Cassandrea.
33. Æ 21m. — t.caes.imp.aom i t.caes. Bustes laurés et affrontés de Titus
drapé à dr. et de Domitien à g.
jé COL.I vl.avg.cassandrens. Tête de Zeus Ammon à g.
Cf. Mionnet, Suppl. III, 53, 349.
33a. Æ 25m. — imp.c.m.avp (sic), antoninvs piv(S). Buste lauré et drapé de Caracalla barbu à dr.
1S) F. Bompois, Num. Chron. 1874, p. 223, et Monnaies de la communauté des Macédoniens, 1876, pl. I, 11; II, 19 et 24 et IV, 4, 6 et 7; Cat. du Mus. Brit. p. LX, 13, 18 et 61.
u) Dans une note du T. I, p. 471 Mionnet dit expressément, que les N°. 169 — 171 de sa Description ont été mal figurés dans Pellerin. Cette observation no le retint pas, cependant, de suivre dans la description des N°. 332 et 333, Suppl. III, p. 50, les mauvaises gravures de Pellerin.
jé co — lo. iv. — cass a. Dans un temple distyle une figure virile barbue à demi-nue debout à dr., la main g. baissée, et tenant dans la droite levée une grappe de raisin. Devant le personnage un oiseau éployé (?) à g , et derrière lui un serpent dressé à dr., et la lettre a (?).
Le même type, sans le temple, se retrouve sur des bronzes aux effigies de Macrinus, de J. Maesa et de Philippe père 15). Peut-être faut-il y voir une représentation de Zeus-Dionysos , dont une statue, oeuvre de Polyclète, se trouvait aussi à Mégalopolis l6).
84. Æ 20m. avr.an — t o N i N v s. Tête barbue et laurée de Caracalla à dr.
p' colo.iv.cassa. Femme debout de face et regardant à dr. Elle est vêtue du double chiton avec ceinture, et d’un himation dont elle soulève les plis de la main droite, jusqu’à la hauteur de la tête. Sur le bras g. elle tient une corne d' abondance et un enfant.
Le groupe, tel que je viens de le décrire, forme le type de plusieurs monnaies aux effigies de Julie hile de Titus, de Marc Aurèle, de Commode, de J. Domna, de Macrinus et de Gordien ; et avec l’addition de nouveaux attributs, il figure encore sur la pièce suivante.
35. Æ 23m. — imp.c.. philipps. Buste radié et drapé de Philippe père à dr.
jé ....cassandr.. Femme debout de face, la tête tournée à dr. Elle est vêtue du double chiton, et de l’himation jeté sur les épaules. Sur la tête elle porte une petite couronne murale. Du bras g. elle tient une corne d' abondance et un petit enfant , qui lève les bras vers une grappe de raisin , que la femme lui montre de la main droite.
Cab. de Vienne. Cf. Mionnet, Suppl. III, 58, 379.
Bien que la première et la plus fréquente de ces représentations se prête
l5) Mionnet, Suppl. III, p. 57, N°. 371, 375 et 330; Pellerin, Mélanges I, pl. XXI, 1. ls) Pausanias, VIII, 31, 4; Zeus-Philios, tenant un eantharos, et un thyrse surmonté de l’aigle.
très-bien à l’explication, que le groupe représente la nymphe Amalthéa , portant sur son bras Zeus enfant et la corne d’abondance 17), celle du N°. 35 — si en effet elle est à identifier avec l’autre — nous amène à y reconnaître plutôt Dionysos enfant sur les bras de Nysa ou d’une autre déesse nourricière. On connait cependant encore d’autres types de femmes, qui portent un enfant et la corne d’abondance sur le bras, tels qu ’Eiréné avec Ploutos sur des bronzes d’Athènes et Eubosia avec Ploutos ou Dionysos (voyez plus loin Hierapolis en Phrygie) ; il est par conséquent assez difficile, sans une étude spéciale sur tous les monuments de ce genre et sur les lieux de provenance, d’expliquer tous ces types d’une manière sûre et concluante.
Quant à l’enfant, qui tend les bras vers la grappe de raisin, il y a lieu de se demander si ce n’est pas la même divinité, qui figure sur le N°. 33a et qui tient le même fruit à la main.
Mapsa de la Chalcidique.
36. /R 13m. Grr. 2,90. Mulet très-excité debout à dr. ; au-dessus, un vase ( kylix ). C. p.
Jf K a inscrit dans deux des quatre creux triangulaires, qui sont disposés en ailes de moulin.
Cf. Sestini, lettere num. VII, pi. I, 21, avec la légende faussée en kaz; Mionnet, Suppl. III, 59, 383 Rec. des pl. XXXVIIl, 2, gr. 2,85; de Witte, Rev. num. 1864, p. 27.
Après que l’attribution à Cassandrea , proposée par Sestini, eut été reconnue impossible, cette monnaie a été classée par Mionnet à une prétendue ville de Casséra. Le nom de Casséra n’est mentionné que dans Pline 18), ou il remplace "Ago rjya, ville située au fond du golfe Singitiqnc. Les ’ Agonît eu comparaissent dans les listes des villes de la symmachie athénienne 19), à une époque très-peu postérieure à celle de la frappe de notre monnaie. Le nom d’Assa parait avoir été identifié avec celui d’Asséra ; la forme Kasséra par contre était inconnue aux auteurs grecs. Aussi est- il très-invraisemblable qu’Asséra ait jamais préposé à son nom un Kappa ; et les monnaies qui portent les lettres k a sont donc à classer à quelqu’autre localité. Comme le type, la forme de
17) Amalthéa avec le petit Zeus forme encore le sujet des monnaies du xotviv xpnxôiv, d‘Aegae en Cilicie (notre N°. 8 de Cilicie) et de Synnada en Phrygie.
18) Nat. hist. IV, 17, 5.
]9) Kirchhoff, Corpus inscr. Attic. I.
l’aire creuse, le poids 20), et la fabrique de la pièce sont ceux des monnaies de Mendé , il est certain que le lieu d’émission n’était pas fort éloigné de cette dernière ville. Et c’est en effet précisément sur les côtes du golfe Thermaïque, au nord de Mendé et près d’Asséra, qu’était située la seule ville connue de la Chalcidique, dont le nom commençât par les lettres ka, savoir Kctfnpu ou Kâpu 21). C’est donc à elle qu'on pourrait, sans hésiter, restituer la monnaie en question, si l’on avait la certitude, que Kcapu et éEy.aipu étaient des formes d’orthographe employées indistinctement pour le même nom de ville 22), comme p. ex. les formes etesta et ieteita, amiioy et iamiioy 23) et peut-être Kotovgu et 2 y.oTovoa (K0. 191) et Ki&ug et éSxî&ai (Chalcidique).
Dans une des listes des villes tributaires d’Athènes apparait en outre, parmi des noms de villes macédoniennes et chalcidiennes, celui de Kctf.iuy.al, et il n’est pas impossible, que c’est là le nom de quelque localité de la Chalcidique. Dans ce cas on aurait encore à choisir entre Kapsa et Kamakae.
Chalcidique.
37. Æ. 27m. 14,48. — Tête laurée d'Apollon, les cheveux courts, à gauche ;
dessous une inscription on petits caractères, dont en ne distingue plus, à cause d’un accident arrivé au coin, que la derrière lettre . . .
pf xaa— ki A — E£2N. Lyre à sept cordes et avec une attache. Sur les bras de l’instrument a — m en petits caractères. Carré creux.
Cf. Zeitschr. f. Num. I, p. 16 8 24).