‹ Monnaies grecquesChapitre 70 sur 476 · R 17m. Gr. 3,45. — Même type · texte numérisé non relu

R 17m. Gr. 3,45. — Même type

neopoaitïï(N) devant la tête à' Aphrodite à dr., ceinte d’une couronne de feuilles et ornée de pendants d’oreilles. Champ concave. Le poids des anciens statères et drachmes de Xéapolis, semblables à ceux qui sont figurés dans le Cat. du Mus. Brit., p. 84, 6 et 8, s’élève a gr. 9,95 (m. c.) et gr. 4,27 (m. c. sans Â).

Otynfhos de la Chalcidique.

Mionnet (Suppl. III, 84, 518) donne à Olynthos, sur 1 autorité de Sestini, une monnaie d’argent, qui a pour types une tête de femme (ou plutôt d’Apollon) et une lyre, entourée de la prétendue légende oaynoinîin', dans un carré creux. Il parait lui avoir échappé, que Sestini avait avoué depuis 52), que cette leçon

50) Berliner Blaetter, V, 1870, p. 14, pl. LVI, 4 — 0.

Uj Cf. Head, Cat. du Mus. Brit. p. XVI et 85, où la tête est donnée à Nike. 52) Lettere num. IV, p. 26.

était erronée et devait être remplacée par o a y n o i fî n. Plus tard, Cadalvène, dans son Recueil p. 74, donna l’information que la classification de cette monnaie avait été reconnue inexacte, et que la pièce était à restituer à Colophon. L’original, qui avait passé dans le Cabinet de lord Northwick, reparut dans le catalogue de vente de cette collection, N°. 579, où la leçon oaynoinhn fut soutenue encore une fois avec l’assurance la plus complète. Depuis la pièce est entrée dans ma collection, et, ainsi que le faisait déjà supposer son poids de gr. 5,37, elle se trouve être en réalité de Colophon: car au lieu de oaynoinîîn on y lit en caractères partiellement usés

O H . V\OI \Afi4>OA.

Je me serais abstenu de tous ces détails, si je ne m’étais pas aperçu que jusqu’à nos jours on crut à l’existence d’une monnaie à la légende oaynoinîîn. Ainsi Brandis l’a rangée dans sa liste des poids de la Macédoine (p. 533), M. Head (Num. Cliron. 1878, p. 88, note 8) a également cherché à défendre l’ancienne attribution, en supposant une erreur dans l’indication du poids, et enfin M. Lenormant (la Monnaie dans l’antiquité, II, p. 78) croit pouvoir s’en servir pour constater un monnayage des Olynthiens après la dissolution de la ligue chalcidienne.

Les monnaies de bronze que Sestini et Mionnet (I, 479, 215 et Suppl. III, 85, 519) ont classées à Olynthos, sont des pièces à légendes mal lues, qui reviennent à la communauté des Béotiens 53).

Orreskioi-

95. 13m. Gr. 1,17. — Boeuf à dr. sur une base, dans l’attitude de se cou-

cher, le genou dr. de devant en terre; au-dessus, oîopH. Le tout entouré d’un cercle perlé.

jf Carré creux, divisé par deux barres en quatre carrés égaux, en partie comblés et grénelés.

Cf. Eckhel, Mus. Caes. I, p. 287, pl. Y, 10; — Mionnet, Suppl. III, 86, 522; — Cadalvène, Recueil, p. 76, 5; — Cat. Belir, N°. 107 (avec bp h).

La leçon opph, qui parait être mise en doute par M. Head, (Cat. du Mus. Brit. p. 153, 3), n’est point contestable d’après notre monnaie, et elle est confirmée par la pièce suivante :

53) Cf. mon: »Boeotien und Argos” 1877, p. 9, N°. 24 — 31.

96. Æ 12m. Gr. 0,85. — Même type à g. ; au-dessus en caractères très-nets

ro ; devant, h. Base, et c. p.

Même carré.

97. Æ 21m. Gr. 8,10 (à fleur de coin). — Centaure avec des oreilles de cheval

à dr., le genou dr. de devant en terre, tenant dans ses bras une Nymphe vêtue d’un cliitou à manches et de la diploïs 541). La barbe cunéiforme du centaure et les cheveux des deux figures qui tombent en nattes sur leurs épaules, sont exprimés par des globules. Le groupe est entouré d’un cercle perlé peu régulier.

Carré creux divisé par deux barres en quatre parties quadrilatères, partiellement comblées.

Cette monnaie anépigraplie — dont l’attribution est incertaine, puisqu’on connaît quatre localités différentes qui se sont servis de ce même type — est nouvelle par son poids, qui est celui d’un didrachme du système euboïcoattique.

Pella.

En fait de monnaies coloniales de Pella on ne connaissait jusqu’à présent qu’une seule pièce certaine du premier temps de l’empire. Ainsi que je l’ai déjà fait remarquer, en traitant des monnaies de la colonie de Dium, celle de Pella a droit à toute une série de pièces analogues portant tantôt le nom de la ville, tantôt dépourvues de cette indication. Autant que l’état actuel de mes connaissances le permet, je donne ici la liste complète des bronzes de Pella à légendes latines, datant du règne d’Auguste.

98. Æ 24m. — IMP.-Divi F. Auguste en tunique militaire debout à g., le pied dr. posé sur une proue de navire, la main dr. appuyée sur le sceptre et la gauche sur la hanche. A l’exergue: actio. C. p.

54) Ce type rappelle un peu le groupe d’un des basreliefs du temple de Phigalie, ef. Stackelberg, der Apollotempel zu Bassae, pl. XXV, et Trésor de Num. et de Glyptique, Basreliefs, 4860, pl. XIX, 4.

jf nonivs svlpicivs ii vi r. QViNQ. Couronne placée sur une table. C. p.

Cf. Wiczay, Mus. Hed. II, pl. XIIbis 15; Sestini, Mus. Fontana II, pl. XII, 2 (Thapsum !) — Millier, Num. de l’Afrique, II, p. 48; — Cohen, Méd. imper. 2e éd. I, 162, 775 55).

L’attribution du X°. 98 à Pella est rendue certaine par la monnaie suivante qui fait également partie de ma collection:

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