Æ 16m. c. herennivs ii vir. qvin. Praefericulum. C. p
y l. titvcivs ii vir. qvin. Deux stricjües. C. p.
Cab. de Munich.
Cf. Dium, N°. 61 et 6 P1.
C’est probablement à la suite de ces monnaies qu’il faut ranger deux autres petites pièces sans nom de localité:
107. Æ 16m. — ...atteo ou . . . n t e o fl. ii vir. qvin. Tête de boeuf de
face. C. p.
qvin. Praefericulum ; à dr. une palme. C. p.
107a. Æ 17m. — m. antonivs n vir. qvin. Table à quatre pieds droits: dessus une couronne (?). C. p.
1/ p. ou l. a e b v t i v s il v i r. qvin. Mêmes emblèmes. C. p.
Cab. de France, aux incertaines. — Cf. Mionnet, Suppl. Y, 393, 691. (Parium).
Quant aux deux monnaies suivantes, que j’hésite d’attribuer à Dium, parceque les lettres d. d. manquent, elles peuvent appartenir également à Pella:
1 07b. Æ 19m. — Figure virile, en tunique courte, debout à dr., tenant un vase dans la main dr., et une aiguière de la gauche. C. p. p' i. (sic!) b a e b i (v s il v ) i r. QviNQ. autour d’une coups ornementée, sans anses. C. p.
Cette pièce, dont je dois la possession à la libéralité do M. Waddington, rappelle particulièrement le N°. 61 de Dium, qui mentionne deux Baebius , mais avec d’autres prénoms.
107e. Æ 20m. principi FELIX. Tête nue à dr.
n' colon.) Deux boeufs , l’un placé au-dessous de l’autre, attelés à
|VL ' | une charrue à g. Dans le champ à g. \£ et "£•
Mus. de Berlin. Friedlaender, Bulletino dell’ Instituto archeol. 1870, p. 193 et 196.
Cette dernière pièce est d’un travail très-grossier, de sorte que le portrait ne peut guère prétendre à être fidèle. M. Friedlaender croit y reconnaître la tête de Marcus Br ut us ; dans ce cas, la monnaie ne pourrait être de Pella, puisqu’il existe des pièces de cette ville, frappées après la bataille de Philippi, dont les légendes sont encore grecques. Mais les traits de ressemblance, que le portrait de Brutus et la tête de notre monnaie paraissent avoir en commun, peuvent tout aussi bien être accidentels que réels, et, pour ma part, je préfère voir dans celle-ci une mauvaise représentation d'1 Auguste, telle qu’on la rencontre fréquemment sur d’autres monnaies de fabrique peu soignée.
Le type de la charrue , dans lequel M. Friedlaender trouve un argument en faveur de son attribution à Dium, est aussi un des emblèmes des premières monnaies coloniales de Pella et de Philippi 56), et il pourrait être celui de toute colonie romaine.
56) Cf. Bev. num. 1874, pl. XVI, 15.
LETTERK. VERH. DER KONINKL. AKADEMIE. DEEL XIV.
Les monogrammes, qui contiennent les noms des duumviri, se décomposent en ve. et pet. — plutôt qu’en te P., comme le propose M. Friedlaender — et indiquent des noms tels que Vedius, Veturius etc. et Petilius ou Petronius.
Phiîn.
108. Æ 12m. — Niké debout à dr., les deux bras en avant, et tenant dans la
main g. une couronne. C. p.
¥ Massue. C. p.
Cab. de Munich. Sestini, Lett. num. contin. VII, 15, pl. T, 6.
La fabrique et les types de cette monnaie sont ceux d’autres monnaies macédoniennes de l’époque romaine. La légende 4>iaa correspond à dkihctïos, l’éthnique de Pliila, nom d’une ville forte située près de l’embouchure du Pénée, un peu au nord du fleuve 57).
L’autre petit bronze, que Sestini 1. c. p. 15 classe à Pliila, est identique avec notre N°. 59 des rois de Thrace, et n’a rien à faire avec la ville macédonienne.
Philippi-
109. Æ. 15m. Gr. 3,24. — Tête imberbe à' Héraclès, couverte de la dépouille du
lion, à dr.
r' PiAirr.QN à g. d’un trépied , orné de bandelettes des deux côtés; au-dessus branche de laurier , et dans le champ à dr. dauphin.
110. /R 15m. Gr. 1,52 (trouée). — - Autre, en tout semblable à la précédente.
111. Æ 1 1 Gm. Gr. 3,12. — Autre, avec la branche , et dans le champ à dr.
torche allumée.
Les types des monnaies autonomes de Philippi sont toujours les mêmes poulies trois métaux: ce ne sont que les symboles qui varient. Ce monnayage ne dura pas beaucoup plus longtemps que le règne de Philippe II, et trois siècles s’écoulèrent jusqu’à l’époque, où la ville recouvrit, comme colonie romaine, le droit de frapper monnaie. Les monnaies et les inscriptions oS) donnent pour titre complet de la colonie : „ Colonia Augusta Iulia Victrix Philippensium.” Jusqu’à présent on ne connaît pas de ses monnaies, qui, comme celles
57) L. Heuzey, le mont Olympe et l’Acarnanie, p. 86 et 87.
58) L. Heuzey, Mission archéol. en Macédoine, p. 18.
de Dium et de Pella, portent des noms de magistrats. Il existe cependant un petit groupe de bronzes, frappés du temps de Marc-Antoine par Q pa. qvivs rvf.leg.c.d., et marqués des initiales a.i.c.v.p. 59), qui furent attribués d’abord à la colonie Apros en Thrace, et ensuite à Par mm , bien que les monnaies coloniales de cette dernière ville, frappées sous Auguste, portent toujours les initiales c.g.p. i. et c.g.i.p. On peut se demander, si le nom et les titres de Philippi ne sont pas indiqués par les initiales a.i.c.v.p. Je reviendrai sur cette question, en traitant des monnaies coloniales de Parium.
Potidaea de la Chalcidique.
112. Æ 15,n. Gr. 3,57. — Tête de Pallas à dr., coiffée du casque Corinthien.
n' pot au dessous de Pégase volant à dr.
C’est la première monnaie certaine de Potidée qui rappelle l’origine corinthienne de la ville.
Un autre bronze, avec potei, a pour types une tête de femme et un taureau cornupète c0).
&kionè de la Chalcidique.
113. Æ 17m. Gr. 4,50. — Tête d’ Aphrodite à dr., ornée d’un diadème, d’une
sphendoné et de pendants d’oreilles, h x k i fi N a i — et à l’exergue — f2N. Deux colombes en regard sur une base.
Cf. Ig. Streber, Münzkabinet München, 2me contin. 1821, pl. I, 4, avec la tête à g.; — - Cat. Badeigts de Laborde, pl. I, 233.