‹ Monnaies grecquesChapitre 81 sur 476 · R 15m. Gr. 3,66. — Astre · texte numérisé non relu

R 15m. Gr. 3,66. — Astre

if oypania.qm. Même type et même symbole.

Cat. de vente de Periclès Exereunetès 1871, N°. 51.

66a) Herodian, 3,3: AiSoç xiç sort v.iz wJej mpifspbç Irr/w slç ôl-vra ra. Max. Tyr. Dialexis 38: n oL'fiotç fisv h A'fpodivri ràç rtpàj T'° siy.daaiç aA).<w tgj h •nvpcct/.iiïi bvrp.

Servius ad Yirg. Aen. I, 719; Apud Cypi'ios Venus in modum — raetae colitur.

Par leurs symboles et les lettres isolées du champ, ces monnaies d’Urauopolis ne sont pas sans intérêt pour l’investigation du lieu d’émission d’une série de tétradrachmes aux type s (T Alexandre le Grand. Car, non-seulement la torche placée sous un a, telle qu’elle figure sur la grande pièce du Musée de Berlin, se retrouve sur une longue suite de ces tétradrachmes (Millier N°. 32—77), mais en outre on connaît de ces derniers qui, à côté de la torche et du Lambda, montrent de plus un astre (Müller N°. 62- -69), et même, comme sur notre N0. 136, un astre accompagné de la lettre x (Müller N°. 66), ou enfin la pierre conique ou pyramidale surmontée de V astre (Müller N°. 70 — 72 et 641—645), symbole qu’on serait tenté, s’il ne figurait que dans le champ des monnaies, et ne formait pas constamment la coiffure d’Urania, de prendre pour une montagne portant au sommet le sanctuaire symbolisé de la déesse.

Ces observations suffisent pour démontrer, qu’une partie des tétradrachmes d’Alexandre, que Müller a classés à Amphïpolis , à Acrothoon et aux incertaines, est à restituer à Uranopolis. En premier lieu ce sont indubitablement les N°. 62, 66 — 75 et 611- 645, qui reviennent à cet atelier monétaire, et il se peut encore que plusieurs des autres pièces marquées du a et de la torche, et de celles avec l’étoile seule (Müller N0. 151 — 178) soient à ranger dans la nouvelle série. Parcontre il faudra bien se garder, ce me semble, de vouloir les donner toutes à Uranopolis, puisque les mêmes symboles de la torche et de l’astre se montrent aussi sur des monnaies de Philippe II (Müller pl. XXIY, N°. 28 — 48 et 91 — 102), et que, comme on sait, la ville d’Uranopolis ne fut fondée que plusieurs années après la mort d’Alexandre, par un des frères du roi Cassandre, Alexarchos 67). Ce n’est que la pyramide surmontée de l’astre qui ne se trouve pas sur les monnaies de Philippe, et c’est justement ce qui parait confirmer l’opinion, que ce symbole est la marque de l’atelier d’Uranopolis.

Cousinéry, Leake, Desdevises-du-Dézert et Kiepert sont unanimes à placer Uranopolis près de l’isthme qui relie la Chalcidique à l’Aoté. Le premier (Yoy. dans la Macédoine II, p. 151 et carte) en indique le site au sud du canal de Xerxès ; — Leake (Travels in Northern Gfreece III, p. 149 et Num. Hell. Eur.

67) Leake , Num. Hell. Eur. Gr. p. 109, nomme le fondateur Aristarchos, et M. Friedlaender , 1. c. p. ‘2 s’exprime de la manière suivante au sujet d’Uranopolis: »La ville fut nouvellement fondée par Alexandre, frère de Cassandre ; généralement on l’identifie avec Acroathon, mais Leake distingue les deux villes et place Uranopolis plus à l 'ouest etc.” Cependant le nom du fondateur était bien Alexarchos et c’est plutôt au nord, ou plus correctement au nord-ouest d 'Acrothoon (Acroathon est une forme corrompue qu’on rencontre seulement dans Mêla), que les géographes modernes placent généralement Uranopolis.

LETTERK. VERH. DËR KONINKL. AKADEMIE DKEL XIY.

Gr. p. 109), après avoir songé d’abord à Sané, la place finalement sur une hauteur entre Acanthos et le canal ; — et Kiepert (Neuer Atlas von Hellas pl. VII) l’identifie avec Sané. Deux fois Uranopolis est mentionnée par les écrivains anciens, en même temps qu’Acrothoon, comme une localité distincte de celle-ci, et chaque fois le nom de Sané ne figure pas parmi les villes de l’Acté. Strabon (VII, 331, fr. 35) place la ville près du canal de Xerxès, et ajoute qu’elle avait une circonférence de 30 stades, et Pline (IV, 17), qui énumère les villes de h Acté dans la direction du nord au sud , commence par nommer Uranopolis. De tout cela résulte d’une manière bien manifeste, que les villes d’Acrothoon et d’Uranopolis, l’une située où la presqu’ile de l’Acté se termine, et l’autre où elle prend naissance, ne sont pas à identifier, et qu’il est fort probable qu’Uranopolis occupait en effet l’emplacement de Sané. C’est aussi près de l’isthme, à Acanthos et dans les environs, que, selon Cousinéry et Leake, on trouve ordinairement les monnaies en cuivre d’Uranopolis.

On conviendra sans peine, que la ville d’Uranopolis, dans une position géographique analogue à celle de Cassandréa (fondée à la même époque), remplaçant Sané ou Acanthos, ou toutes les deux à la fois 68), et jouissant nécessairement, au moins du temps de Cassandre et durant la résidence de son singulier frère, de privilèges particuliers, n’a pas pu manquer, par tant d’avantages, de prospérer pendant quelque temps. C’est ce que semble indiquer aussi son monnayage aux emblèmes particuliers de la ville, et celui aux types d’Alexandre, qui parait surtout avoir été exercé d’une manière assez abondante.

JM o anales t h raco - m ace do nie n n e s d’ attribution incerf aine.

En donnant ici la description d’un certain nombre de monnaies anépigraphes, dont l’origine thraco-macédonienne est hors de doute, je ne discuterai pas toutes les classifications proposées à leur égard. Mon but n’est pas d’augmenter le nombre des conjectures, mais simplement d’enregistrer quelques pièces, nouvelles ou égarées parmi les incertaines, afin de compléter les listes du catalogue du Musée Britannique (p. 135 — 155), de signaler quelques poids ou de former de nouveaux groupes. Ce sera un modeste renfort de matériaux, qui facilitera

68) Quelque temps avant la fondation d’Uranopolis Acanthos avait déjà cessé de frapper monnaie; et Sané ne parait jamais avoir exercé ce droit. Les monnaies que M. Bompois lui a attribuées, sont ou bien des pièces de Sëlymbria en Thrace, ou anépigraphes et incertaines.

peut-être les recherches qui restent à faire au sujet de l’attribution exacte de ces monnaies curieuses.

A. Monnaies au type de la triquètre.

1 3 D. 41 38/35m. — Figure barbue, coiffée du pétase et vêtue d’un cliiton long à manches courtes, assis à dr. sur un char attelé de deux boeufs , dont un seul est visible, et tenant un fouet de la main dr. Le siège du char est entouré d’un treillis , ou d’une natte d’osier, et la roue est de la forme primitive dont il à été question à propos du statère d’Ichnae N°. 74. Au-dessus de l’attelage un grand casque à aigrette à dr., et dessous une plante à sept feuilles, semblable à celles qui sont entre les jambes de la triquètre du N°. e. La base est formée par deux lignes parallèles, dont la supérieure est perlée. Autour, cercle perlé.

\< Triquètre formé de trois jambes avec un globule au centre. Carré creux à peine indiqué.

Gr. 39,15. — M. c. Planche D, N°. 1.

Variétés :

a) Gr. 35,50. — Sous le boeuf une fleur à trois pétales, et la base formée

par une ligne perlée. Coll. Bompois, Cat. n. 743. PI. 111,

b) „ — , — . — Avec la même fleur, mais la figure tête-nue. Newton, Travels

in the Levant 1865, II, p. 24, 1, 41 35 — 31m. 69).

c ) ,. 34,40. — Avec la figure tête-nue, et sans la fleur. Coll, de Luynes.

41 36 — 33m; Revue archéol. 1866, pl. XXII, 4 et Brandis

d) „ 33,90. — Avec la fleur, et à côté du casque, un bouclier rond. Ca-

talogue d’Ed. Wigan.

e) „ 33.40. — Avec la fleur et une base formée par trois lignes, dont celle

du milieu perlée. Au revers trois fleurs à cinq pétales entre

les jambes de la triquètre. Bibl. roy. de Turin. 41 36 — 33m.

f) „ 40,46. — Autre, Cat. du Mus. Brit. p. 150, 1 et Synopsis 1880, pl.

69) Cette pièce été perdue dans un incendie. Une pièce analogue, de gr. 35,90, trouvée près de Lysimackie, est décrite dans le Catal. de vente Bowen, 1868, n. 445.

(J) Gr. 40,40. — Au lieu du casque, un astre à huit rayons, avec un globule au centre et entouré d’un cercle perlé. Entre les jambes du boeuf symbole ressemblant à un aphlaston. Le revers sans les Heurs. Bibl. roy. de Turin, /R 35m; cf. P. Paciaudi, ad num. consul, animadv. philol. Romae 1767, p. 71 — 75, Tab. n. 1. k. 195.

„ — , — . — Autre: Coll, de Christ. Church à Oxford (Newton, 1. c. N°. 2).

Afin de compléter le tableau des poids j’ajoute encore:

0 „ 34,70. — Le côté droit semblable à 139a;au revers une tête de P alla s

à dr. remplace la triquètre. — Cab. de France, Æ 36 — 32m. (Newton, 1. c. N°. 3, et Revue arcbéol. 1866, pl. XXII, 3). A moins que la divergence des poids ne soit le résultat de grandes irrégularités dans le monnayage, les pièces empreintes de l’attelage de boeufs se divisent en deux espèces, dont l’une, d’environ gr. 4072; représenterait des tétrastatères du système babylonien, et l’autre, d’environ gr. 35, des octodraclimes de l’étalon euboïco-attique. Le même emploi apparemment simultané, mais plutôt consécutif, de systèmes ou de poids différents se présente encore dans le monnayage de plusieurs autres localités de la même contrée, puisqu’on a trouvé des pièces d’Aegae de gr. 9,82 et 8,08, des Bisaltes de gr. 5,13 — 4, de Lété de gr. 10,22 — 7,85 70), de Néapolis de gr. 9,95 et 4,27, des Oreskiens de gr. 10,22 et 8,10, de Thasos de gr. 10,25 — 8,10 etc. Cf. les incertaines de Macédoine N°. 155—158.

140. /R 15m. — Boeuf à dr. au moment de se coucher ou de se relever, en

retournant la tête à g.

Base, et cercle perlé.

E Triquètre dans un creux de forme ronde.

Gr. 2,59 (trouée). Mus. limiter pl. VII, 20 (Aspendos).

„ 2,23. — Prokesch-Osten, Inédita 1854, pl. IY, 25 (Aegae de Cilic.ie).

„ 2,05. — Revue Num. 1860, p. 267 (Akanthos) 7l)-

141. /R 15m. — Même type; au-dessus du boeuf une fleur à trois pétales.

p' Triquètre dans un carré creux.

Gr. 2,05. — Mus. de Berlin.

7(b Un statère de Lété de m. c., d’assez bonne conservation, et semblable au N°. 2 du Cat. du Mus. Brit. p. 77, pèse gr. 7,85.

71) Dans la Revue et dans ses s Inédita” le comte de Prokesch a nommé le type du droit une chèvre , bien que la longueur de la queue de l’animal aurait dû faire éviter une pareille méprise.

142. /R 16m. — Même type à gauche sur uue base et même fleur. C. p.

jt' Triquètre dans un creux de forme ronde.

Gr. 2,02. - Coll. Six.

B. Monnaies au type du casque.

Au groupe des monnaies aux types du boeuf et du casque, quelquefois avec l’addition de aoki (Cat. du Mus. Brit. p. 151, 1 — 5), sont encore à ranger les variétés suivantes :

143. 41 I9m. — Boeuf à g., dans la même attitude; au-dessus une fleur à

trois pétales. C. p.

Casque à aigrette (aulopis) à dr. dans un creux de forme ronde. Gr. 1,96 (trouée). Mus. de Copenhague.

144. 41 16m. — Même type à dr. et même symbole. Base et cercle perlés.

jt Casque tourné à gauche dans un creux à peine perceptible.

Gr. 1,76. — M. c.

„ 1,50. — Coll. Six.

145. 41 18m. — Boeuf debout à dr. sur une base; au-dessus, un oiseau volant

à dr. C. p.

jf Casque à aigrette à dr. et dessous dans une aire légèrement creuse. Gr. 2,50 (trouée). — - Mus. de Berlin.

„ 2,31. — Mus. Brit.

Cf. Cat. Margaritis, N°. 349.

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