I. Les monnaies au monogramme
Le groupe de bronzes à ce monogramme est formé de trois espèces, dont les unes sont les demies et les quarts (ou sixièmes) des autres:
I. Bronzes de 23 — 21 mill., du poids de gr. 9,70 — 7,50 76).
Tête laurée de Zeus à dr. C. p.
F Aigle debout sur un foudre à dr., et retournant la tête 77).
IL Bronzes de 18 — 17 mill., de gr. 4,10 — 3,50.
Même tête à dr. C. p.
F Aigle debout à dr. sur une base, sans retourner la tête.
III, Bronzes de 13 mill., de gr. 1,50 et davantage.
Même tête à dr. C. p.
F Foudre.
Voici les lettres, monogrammes et symboles, que présentent ces monnaies :
MK à g., à dr., sur des exemplaires des classes I, Il et III (m. c.)
torche
épi
cl. I (m. c.) et III (Mus Hunier, pl. XLI, 8 et Mus.
Brit. Cat. Mac. p. 15, 65a).
cl. Il (Mus. Brit. 15, 64) et III (m. c.) cl. I ( „ „ 15, 59).
cl. 1 (Cab. de Munich), cl. I (m. c. et Mus. Hunter p. 223, 1 1). cl. I (Cab. de Munich).
cl. I (m. c., Mus. Hunter, pl. XLI, 4 et Mus. Brit. 15, 62). cl. I (m. c.) et II (m. c. et Mus. Brit. 15, 63). cl. I (Cab. de Munich et Mus. Brit. 15, 61).
cl- n ( „ „ „ )•
cl. II (Mus. Hunter, pl. XLI, 5).
73) L’indication du module et du poids se base seulement sur les pièces de ma collection.
77) C. Carapanos, Dodone et ses ruines, 1878 pl. LXIII, 40 publie une pièce semblable avec une tête d’Apollon. La barbe de Zeus n’était apparemment pas distincte.
H4 à g., pp à dr., cl. Il (Cab. de Munich).
NI „ „ „ cl. II (Mus. Brit. 15, 65).
t*\ àdr., „ à g., cl. II (m. c. et Trésor de num. Rois pi. VII, 14).
AV „ „ „ cl. II (m. c.)
P\ „ „ „ cl. II (Cadalvène, Recueil p. 43, 4).
Les monnaies de ce groupe ont été l’objet des attributions les plus diverses. C. Combe les a classées à Panormos , Sestini 78) au roi Antidater , Mionnet à Patrae et à Parium , Cousinéry 70) et Cadalvène 80) au roi Patraos , Ch. Lenormant 81) aux Epirotes et M. Head à la communauté des Macédoniens. — Elles proviennent ordinairement de la Macédoine, et plus d’une fois j’en ai trouvées dans des lots de monnaies macédoniennes, péoniennes et thessaliennes, arrivés de Salonique. Plusieurs ont été surfrappées sur des monnaies royales de Macédoine 82), ce qui permet de constater, que l’émission n’en a guère pu avoir lieu longtemps avant le second siècle avant J. C. Ces monnaies ne sont pas d’une fabrique et d’un style très-uniformes ; ainsi à côté de têtes d’un beau travail on en rencontre d’autres, dont l’exécution est médiocre et parfois même très-négligée.
Il me semble que provisoirement il n’y a rien de mieux à faire, qu’à ranger le groupe aux incertaines de la Macédoine, comme il a été déjà fait au Musée Britannique.
K. Les monnaies d’ Adaeos.
Les monnaies de bronze qui portent le nom d’Àdaeos 83) présentent les variétés suivantes :
78j Descr. num. vet. p. 137, 1 — 8.
79) Essai sur les monn. de la ligue achéenne 1825, p. 53.
80) Eecueil 1828, p. 43 — 46.
81) Trésor de Num. Eois grecs, p. 13. M. Lenormant donne son attribution pour «indubitable*'
à cause de la ressemblance de ces monnaies avec celles des Epirotes. Celle ressemblance se réduit cependant à la simple concordance des emblèmes, et ne peut pas prétendre à se rapporter à la fabrique ou au style. L’ail leur. s la tète de Zeus des pièces de notre groupe est constamment couronnée de laurier, et non de chêne, et les monogrammes des Epirotes sont toujours p5ii et et non
82) Six, Num. Chron. 1875, p. 24; Zeitschr. für Num. Y, p. 147, 10 et Cat. du Mus. Brit. p. 15, 65.
83) Cf. Mionnet I, 477 et Suppl. III, 79; Prokesck-Osten, Inedita 1854, pl. I, 15; Trésor de Num. Eois grecs pl. XXI, 1 et 2; — Fox, unedited gr. coins I, N°. 59.