‹ Monnaies mérovingiennes du GévaudanChapitre 31 sur 72 · NT ARIBERTVS REX. Tête adroite; diadème de perles · texte numérisé non relu

NT ARIBERTVS REX. Tête adroite; diadème de perles

à courbure inverse et opposée à la convexité crânienne. Tranche du cou perlée.

Çl'. BANNIACIACO FUT. Calice à deux anses, surmonté d'une croix.

Collection de France, n" 38 ; poids : 1,20. — Publié par M. Robert {loc. laud., pi. X, n" 4). — PI. XI, n'^ 8.

MONNAIES MRROVlNGlEISiMiS DU GÉVAUDAN. (19

Une autre observation prouve que c'est à bon droit que nous faisons deux parts des monnaies de Caribert sans nom de monétaire. Leudegisèie fait toujours us;ige du C carré (C), tandis que Maximinus n'admet le plus souvent dans ses légendes que le C lunaire; or, quand le nom de l'atelier est écrit par deux I, le C est toujours carré, c'est donc bien à Leudegisèie que reviennent nos divers types à la légende BANNIACIACO. Au contraire, le C est toujours lunaire quand le nom de l'atelier est écrit sans I, ou quand le nom de Maximinus est associé à celui de l'atelier. Cette nouvelle remarque nous permettra plus loin d'affirmer que l'atelier de la Canoiirgue était dirigé par Maximinus. Le groupe des espèces dont le mon ''taire est douteux se trouve donc réduit presque à néant ; à deux ou trois variétés du type qui associe le nom du roi à celui de l'atelier écrit par un seul I. (PL XI^ n"' 20 et 21.) Maximinus ayant produit beaucoup plus de monnaies que Leudegisèie, et ayant aussi bien que son concurrent associé son nom à celui de Caribert, nous ne voulons pas lui enlever les deux ou trois variétés qui lui sont généralement attribuées, mais c'est un point fort discutable.

Ainsi se trouve complète dans l'œuvre de Leudegisèie la série des trois seules combinaisons binaires qu'on puisse produire avec trois formules de légendes :

Le nom du monétaire, le nom du roi, le nom de l'atelier.

Nous allons retrouver les mêmes combinaisons avec le nom de Maximinus ou son ministère substitué à celui de Leudegisèie. Nous pourrons ensuitp par des analyses progressives essayer de montrer à nos lecteurs dans le style particulier des graveurs de coins, dans les détails les plus minutieux, et jusque dans des indices multiples et souvent presque fugitifs, les faits qui révèlent dans les produits de Leudegisèie, dans ceux de Maxirainus et surtout dans les dernières séries que nous aurons encoi e à étudier, des données chronologiques et des filiations de types absolument parallèles à celles que nous avons pu constater en étudiant la série des monnaies Élafîennes. Cette partie très ardue de notre tâche, et sur laquelle nous n'osons nous flatter de ré-

pandre une complète lumière, fournira au moins, nous Tespérons, la preuve flagrante du fait que nous avons annoncé dès le principe, à savoir, la eontemporanéité des diverses fabrications gabales.

Tandis qu'EIafius, sans doute l'un des derniers survivants des corporations de monétaires romains, s'est révélé à nous comme un industriel libre monnayant pour le public et sans attache avec la monarchie franque, inquiété un moment par l'installation d'un roi franc en Aquitaine, mais bientôt remis sur pied à la suite d'une convention dont les clauses nous sont inconnues et dont l'existence s'affirme dans le mot PAX, son successeur, le franc Leudegisèle se présente avec un caractère bien difTérent ; c'est un personnage officiel, un monétaire royale un homnne enfin qui, comme rA.bbon dont parle saint Ouen dans la vie de saint Eloi : u publicam monetœ fisci officinam gerebat » , gérait la fabrication officielle de la monnaie destinée au trésor royal.

Le monétaire dont nous allons étudier l'œuvre a joué un rôle tout à lait semblable.

Le Monétaire Maximinus

PREMIÈRE COMBINAISON : LE MONÉTURE ET l'aTELIER.

00. — >h MAXIMIN VS MO. Tête diadémée, à droite, avec calotte et bouton occipital ; tranche du cou perlée. Audessous, un globule entre deux arcs verticaux imitant des parenthèses. Au pourtour, une guirlande avec nœud d'attache au sommet.

W. BANNACIACO FIT. Calice à deux anses, surmonté d'une croix. Feuillage au pourtour.

Collection de France; poids: l,2o — Publié par M. Robert, {loc. laud., pi. X, n° 10). — PI. XI, n" 9.

61. — ►ï^ MAXIMIN VS MO. Tête diadémée, à droite; cou à tranche perlée. Au-dessous, un globule simple.

MONNAIES MÉROVINGIENNES DU GÉVAUDAN. 7l

J^. ►i^BANlACACO FIT. Galice à deux anses, sous la croisette initiale de la légende, — Publié par Combi'ouse(«//«5, p. XIV, n°7). — PI. XI, nMO.

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