‹ Monnaies royales de la LydieChapitre 14 sur 16 · Tête de poisson et tête de coq · texte numérisé non relu

Tête de poisson et tête de coq

Cf. Carré creux grossier et profond.

Or. Poids : 1 gr. 34.

Catalogue Whittall, n» 107.

Il n*y a pas^ dans toute la série grecque» de pièces plus grossières et plus barbares que celles ci. Toutes celles dont je viens de donner la liste ont été trouvées dans une même région» qui s'étend depuis Salonique^ d'un côté, jusqu'à Cavala, de Tautre. Ce sont les monnaies d'or qui ont été fabriquées sur les mines mêmes par les peuplades barbares indigènes du mont Pangée. Et ce qui confirme cette attribution» avec la provenance constante^ c'est que des pièces tout à fait analogues» du même aspect, du même or^ de la même fabrique, mais

un peu moins rude, rentrant dans la série des mêmes poids, offrent aux regards la tête de cheval de Maronée ^ et le masque de Gorgone de Daton «.

Les poids constatés appartiennent à six tailles échelonnées et toutes extrêmement petites :

2 gr. 23. i gr. U. ! gr. 345. i gr. 19.6 gr. 77. gr. 65 --0 gr. 60. gr. 335 — gr. 305.

Toutes ces espèces sont un peu au-dessous du taux originel, les pièces ayant plus ou moins perdu par le frai. En les comparant entre elles et en recherchant leir commensurabilité réciproque, on est amené à restituer ainsi les six tailles dans leur plénitude du moment où elles furent frappées : 2 gr. 34. 4 gr. 56. 4 gr. 349. gr. 78. gr. 674. gr. 337.

11 y a là deux s/^ries : 2 gr. 34, i gr. 56, gr. 78, qui sont entre eux dans le rapport de 4, Va et Va» P"îs 4 gr. 349, gr. 674, gr. 337 qui sont entre eux 4, Va ^^ */*• ^^^ ^^ rapport entre ces deux groupes parallèles parait au premier abord difficile à saisir. On ne s'en rend compte que par la comparaison avec les monnaies d'argent correspondantes, celles auxquelles il faut joindre ces pièces d'or dans le système du classement géographique.

Ces monnaies d'argent sont celles, bien connues de tous les numisniatistes, qui portent le nom des Orresciens, peuple que Leake a démontré, à mon avis d'une manière définitive, être le même que les Satres, possesseurs aux vi'' et v^ siècles avant Tëre chrétienne des principaux gisements d'or et d'argent du Pangée, ou le nom des Létéens, leurs proches voisins, qui employaient des types très-analogues, et même, à un certain moment, un type identique. J'y joins les monnaies au nom des rois des Édoniens, Gétas et Derrhonicus, enfin les grosses pièces, toujours coulées, que H. Bompois attribue aux Odomantes. Ce sont là les espèces d'argent des nations indigènes et très-imparfaitement civilisées situées entre le Bertiscus et le Nestus, qui ont frappé également les espèces d'or dont je parle. Elles sont aussi anciennes et la majeure partie de celles des Orresciens et des Létéens presque aussi barbares.

Le système de ces monnaies d'argent repose sur l'emploi simultané d'un sicle babylonico-médique de 40 gr. 548 et d'une drachme lydophénicienne de 7 gr. 032, ces deux étalons, comme on le voit, légèrement plus faibles qu'ils n'étaient en Asie-Mineure.

' Catalogue Borrell, ii<» 40.

' Catalogue Borrellf n^ 39. La viUe de Daton est ceUe qui reçut plus tard le nom de Néopolis.

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