‹ Monographie de Anthicides de l'ancienmondeChapitre 16 sur 101 · PE À · texte numérisé non relu

PE À

MECYNOTARSUS. 39

C Plus grand. Elytres toujours immaculées et d’un jaune testacé pâle. Corne en triangle pointu, plus large, bien nettement denticulée. 1. bison OI. Arabie.

C’ Plus petit. Elytres noires, rarement décolorées à la base et au bout. Corne étroite, moins grande, à dentelures moins nettes....... 2. rhinoceros F. Europe.

C” Plus petit. Elytres bifasciées de brun et de roux. Prothorax 4-cilié postérieurement. 5. bicinctulus Mésop.

B’ Elytres tronquées à la base, ovales à l'extrémité, à ponctuation des élytres assez forte, très-espacée et bien visible entre les poils longs et rares qui les PRE in. den dt 3. Truquii Arab. Syr.

1. MECYNOTARSUS BISON OI. Enc. Meth. vin 1811. 394. — Laf. Anthic. 59. — Long. 1,8 : larg. 0,9 mill. — Arabie, Jeddah ; Chypre (col. Bonvoul.).

Oblong, assez convexe, d’un jaune testacé clair, luisant, garni de longs poils jaunes fins clairsemés. Tête allongée, tronquée à la base, un peu élargie, élevée transversalement entre les yeux, qui sont seuls noirs, arrondis assez saillants; front plan, subcanaliculé longitudinalement en devant. Antennes insérées bien en avant des yeux, allongées, des 3/4 de la longueur du corps, filiformes, articles longs, de même longueur, dernier fusiforme, guère plus long que le précédent. Prothorax arrondi, bombé, rétréci en devant et à peine échancré, rétréci et rebordé à la base; corne fort prolongée, en angle aigu, nettement découpée en 5 dentelures de chaque côté, dentelure apicale tronquée ; crête finement dentelée, en triangle étroit et très-aigu. Ecusson petit, en demi-cercle. Elytres ovales-oblongues, peu courbées sur les côtés, tronquées à la base avec les épaules marquées, arrondies au bout; points assez forts, très-espacés; pubescence rare et longue, une tache suturale brune après le milieu. Pattes très-menues et allongées; cuisses peu épaisses ; jambes très-grêles, longues, courbées ; tarses postérieurs de la longueur de la jambe.

Cette espèce diffère du rhinoceros par la coloration et surtout par la ponctuation forte et très-espacée sur les élytres, et la pubescence rare et plus longue.

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2, MECYNOTARSUS RHINOCEROS F. Ent. Syst. Supl. 11798. 66. Syst. Eleut. 1 269. — Laf. Anthic. 58. pl. 22. f. 1. — Duv. Gen. Col. 11 pl. 83. F. 413. — Schmidt, Stet. Ent. Zeit. 1842. 87. — Muls. Col. 150. pl. 4. f. 13-14. — serricornis Panz. Fn. Germ. 31-17. — Var. immaculatus Latr. Hist. Nat. x p 355. — Long. 2,3; larg. 1 mill. — Cette espèce se trouve dans toute l’Europe méridionale : Fraace jusqu’à la Loire, Allemagne, Italie, etc. Elle ne quitte guère les bords de la mer ou des rivières, courant rapidement sur le sable à la poursuite de sa proie.

Oblong, assez convexe, luisant, rouge-testacé plus ou moins pâle, vêtu d’une pubescence serrée, grise, soyeuse, tête brune ainsi que les élytres, parfois le prothorax est également brun, d’autres fois, au contraire, les élytres présentent une tache humérale et une subapicale vague, rougeûtres, et l’insecte finit par être entièrement jaune testacé. Tête oblongue arrondie par derrière, peu convexe à la nuque, déprimée sur le front, finement pointillée; yeux noirs, arrondis, peu saillants. Antennes filiformes, de la longueur de la moitié du corps, à articles subcylindriques, longs, à peu près égaux dès le 2e, dernier fusiforme, guère plus long que le précédent. Prothorax oblong, bombé et arrondi sur les côtés en devant, trèsdensément pointillé, rétréci et largement échancré en devant avec les angles obtus, fortement rétréci à la base qui est droite, rebordée et précédée d’un sillon transverse ; corne longue, en triangle allongé, à sommet terminé par un petit feston obtus, et garni de chaque côté de 5 à 6 petits festons, en triangle plus court et plus large ©; crête courte en triangle aigu, tracée par une mince ligne noire, crénelée; entre la crête et le bord de la corne on remarque souvent de petits granules épars. Ecusson très-petit. Elytres en ovale oblong, convexe, tronqué en devant avec les épaules arrondies, courbé sur les côtés; rétrécies et arrondies au bout, densément et finement pointillées sur le fond, mais la pubescence est tellement épaisse qu’on ne peut l’apercevoir. Pattes très-longues, grêles, cuisses peu épaisses, tarses PRERRAuE très-fins et plus longs que la jambe.

Var.a., Tête, otlerde et élytres d’un noir brun. — Var. b. Prothorax un peu rembruni, élytres brunes avec

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une tache humérale vague et une autre subapicale commune, rougeûtres. — Var. c. Entièrement rougeâtre, plus ou moins pâle.

3. MECYNOTARSUS TRUQUII (Laf.). — Long. 2; larg. 0,5 mill. — Syrie, Chypre.

Allongé, ovalaire, assez convexe, testacé pâle, luisant,

avec les yeux ronds et noirs, garni de poils jaunâtres

écartés. Tête quand elle est étendue dépassant peu la corne. Antennes grêles, très-longues, atteignant le milieu des élytres, subfiliformes, 2-4 articles plus menus, de même longueur, un peu moins longs que les autres, der-

nier allongé, menu, un peu plus long que le précédent, à

pointe mousse. Prothorax transverse, dilaté arrondi sur les côtés, débordant les yeux, convexe, finement et peu densément pointillé, rétréci et rebordé à la base, muni d’une corne plus longue que lui, en triangle très-allongé, sinuée rétrécie à la base, garni sur chaque côté de 5 ou 6 dentelures, et terminé en devant par un feston tronqué; crête aiguë, finement denticulée, assez longue. Ecusson très-petit. Elytres un peu plus larges à la base et de moitié plus longues que le prothorax avec la corne, convexes, ovales, subtronquées à la base, marquées d’assez gros points’ espacés, un peu rembrunies vers le milieu de la suture. Pattes très-pâles, longues, grêles, jambes postérieures droites, plus courtes que les tarses.

Cette espèce se distingue aisément par ses élytres ovales seulement par derrière et tronquées par devant avec les épaules arrondies, marquées, et sa forte ponctuation espacée et bien visible à travers la pubescence.

4. MECYNOTARSUS MELLYI (Laf.). — Long. 2,5; larg. 1 mill. — Egypte (col. Bonv.)

Allongé, assez convexe, subparallèle, d’un jaune pâle,avec les yeux noirs, les élytres brunes, marquées à la partie

postérieure d’une grande tache testacée, vague. Tête allon-

gée, plane sur le front; yeux ronds, assez gros. Antennes très-grèles, filiformes, atteignant le milieu des élytres,

articles 2-4 un peu moins longs et plus menus que les suivants, dernier pas beaucoup plus long que lavantdernier, en pointe mousse. Prothorax transverse, assez

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convexe, finement ponctué, garni d’une courte et fine pubescence jaune, arrondi sur les côtés, avec la plus grande largeur après le milieu, base plus étroite, rebordée ; corne en triangle régulier, long, obtus au bout, finement dentelé sur les côtés, brusquement tronqué par derrière, un peu moins longue que le prothorax; crête en triangle aigu, finement denticulé, avec une rangée de denticules plus petits au milieu ; entre la crête et le parapet de la corne, il existe un triangle de tout petits denticules assez réguliers. Ecusson très-petit. Elytres un peu plus larges, 2 fois 1/2 plus longues que le prothorax, subtronquées à la base avec les épaules arrondies et le dos brusquement élevé, d’abord subparallèles, puis atténuées par derrière, et arrondies au bout, densément pointillées, finement pubescentes, égales. Dessous jaune testacé pâle. Pattes très-menues, très-pâles; jambes postérieures droites, plus courtes que les tarses.

Très-voisin du rhinoceros par l’aspect et les couleurs, il en diffère par la forme des élytres subtronquées et parallèles en devant, sa forme est un peu celle du bison, mais ses élytres sont plus parallèles ou moins ovales, de couleur brune; il se distingue de l’un et de l’autre par son prothorax plus large et brusquement séparé du bord basal, par sa corne plus large, bordée de denticules externes plus tins, et d’une seconde ligne en dedans.

©. MECYNOTARSUS BICINCTULUS. — Long. 2; larg. 0,8 mill. — Mésopotamie.

Oblong, convexe, d’an roux testacé, pattes, antennes, corne et 2 fascies transverses sur les élytres plus claires, séparées par des fascies noir brun intercalées, vêtu d’une fine pubescence couchée et peu luisant, pointillé fin et dissimulé par la pubescence. Tête élevée sur l’occiput, légèrement concave sur le front; yeux ovales, assez grands et un peu saillants. Antennes longues, dépassant le milieu du corps, filiformes, articles allongés, presque égaux, le 4er plus épais, le dernier ovale, très-étroit, plus long que le précédent. Prothorax transverse, bombé, fortement dilaté arrondi sur les côtés; base coupée droit, accompagnée d’un profond sillon transverse ; corne étroite,

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de la longueur du reste, obliquement atténuée et finement dentelée sur les côtés, en pointe arrondie; crête denticulée, très-étroite, atteignant le milieu de la corne et partant un peu avant; bord postérieur du prothorax muni de 4 longs cils écartés, dirigés par derrière. Ecusson trèspetit, à peine visible. Elytres ovales, très-convexes, plus larges que le prothorax, plus obtuses à la base avec les épaules arrondies, plus arrondies en pointe au bout avec un petit angle sutural rentrant; d’un brun noir avec 2 fascies rousses transverses, entières, l’une sur la base, l’autre un peu après le milieu. Pattes longues et menues; jambes droites; tarses postérieurs grèles et plus longs que la jambe.

Cette jolie petite espèce se reconnaît toujours aisément à la disposition des couleurs de ses élytres et aux 4 cils que le prothorax émet de son bord postérieur convexe, mais non du bord basal.

IV. — AMBLYDERUS (àu6)dc, émoussé; dépn, cou) Laferté, Anthic. 1848. p. 62. pl. 23. f. 1-3.

Oblong, convexe, brièvement pubescent.

Tête triangulaire, peu convexe, tronquée sinuée à la base, avec les angles saillants, munie d’un col très-petit; grossièrement rugueuse, longée au milieu d’une carénule lisse; yeux ovales, peu saillants, éloignés du bord occipital et rapprochés de l'insertion antennaire; épistome convexe, étroit, séparé du front par un profond sillon ; labre semi-circulaire. Mandibules courbées et croisées, cachées par le labre. Palpes maxillaires peu saillants, dernier article sécuriforme ; les autres parties de la bouche comme dans les Anthicus.

Antennes pas très-allongées, menues, 1er article oblong obconique, 2-5 oblongs, subcylindriques, égaux, les suivants un peu plus épais et plus courts, obconiques, dernier ovoïde, guère plus long que le précédent.

Prothorax en trapèze oblong, couvert de nombreux tubercules en partie subépineux, tronqué en devant avec la marge, garni de dents crochues, goulot uni et inégal; atténué par derrière en ligne oblique, tronqué et rebordé à la base. Ecusson très-petit, subarrondi. Elytres plus

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larges que le prothorax, ovales, convexes, tronquées à la base, dilatées-arrondies au milieu; sans ailes ou à ailes très-incomplètes. Abdomen de 5 articles, 1er aussi long que les 2 suivants ensemble. Pattes moyennes, cuisses peu épaissies, jambes droites, cylindriques ; tarses postérieurs menus, longs, 4er article plus long que les autres articles ensemble.

Caractères sexuels extérieurs inconnus.

Ce genre se compose de 2 espèces, l’une du bassin de la Méditerranée (Espagne, Portugal, Algérie), et l’autre d'Egypte.

1. AMBLYDERUS SCABRICOLLIS Laf. Luc. Expl. Sc. Alg. 11 1847. 368. — Laf. Anthic. 1848. 63. 1. pl. 23. f. 1, 2, 8. — J. Duval, Gen. Col. m1 pl. 83. f. 415. — Long. 3 ; larg. 1,3 mill. — Algérie, Alger, Oran ; Espagne, Andalousie.

Oblong, convexe, assez luisant, d’un rouge testacé, avec les yeux, la poitrine, l’abdomen et les élytres d’un noir de poix, celles-ci avec l’épaule et l’extrémité rousses, garni de courts poils gris, mi-dressés, rares. Tête triangulaire, peu convexe, tronquée droit par derrière avec les angles obtus, saillants, renflés et munis d’une petite dent g', parsemée de petits granules pilifères, longée d’une ligne lisse élevée dans son milieu ; yeux oblongs, peu saillants. Antennes n’atteignant pas la base du prothorax, menues, articles 2-6 filiformes allongés, les suivants plus courts obconiques, un peu plus gros, pénultième transverse. dernier ovale à peine plus long que le précédent. Prothorax en trapèze coupé droit et garni de denticules, presque de la largeur de la tête, atténué en ligne oblique par derrière, droit et rebordé à la base, un peu convex® sur le dos, criblé de gros points qui se changent en granules par devant. Ecusson petit. Elytres ovales, convexes, plus larges et près de 3 fois plus longues que le prothorax, coupées droit à la base, avec les épaules obtuses, peu élevées ainsi que les bossettes, dilatées-courbées sur les côtés avec leur plus grande largeur au milieu, rétrécies par derrière, arrondies au bout, stries juxta-suturales, enfoncées vers les 2/3; points gros, espacés, épaule rouge, ainsi que lextrémité, sur une plus

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ou moins grande étendue. Pattes assez longues, médiocres; cuisses peu épaisses; jambes droites, tarses postérieurs menus, presque de la longueur des jambes.

2. AMBLYDERUS TRUNCATUS Laf. Anthic. 1848. 64. 2. pl. 23. f. 5, 6. — Long. 1,8 ; larg. 0,7 mill. — Egypte.

Fort éloigné du scabricollis pour la taille et les couleurs. Entièrement d’un jaune testacé très-pâle, légèrement brillant et presque diaphane. Tête assez grossièrement ponctuée, légèrement pubescente, un peu plus large que longue, très-carrée postérieurement, divisée au sommet en 2 lobes par un sillon occipital très-marqué; yeux noirs, en ovale allongé, médiocrement saillants: parties de la bouche un peu obscures; antennes concolores, peu allongées, à articles courts et granuleux. Prothorax à peu près glabre, sans ponctuation distincte, cffrant plutôt une surface légèrement rugueuse, parsemé antérieurement de petites aspérités noirâtres, plus sensibles en approchant du bord antérieur, et formant sur l’arête même une petite couronne régulièrement dentelée ; de forme trapézoïdale, aussi large que long, peu bombé sur le disque, très-légèrement Son sur les côtés, faiblement rétréci à la base, qui est distinctement marginée. Ecusson paraissant triangulaire, excessivement petit et peu visible. Elytres diaphanes et légèrement brillantes, finement ponctuées, chaque point donnant naissance à un poil jaune, raide et court, couché à la surface, 2 fois aussi larges que le prothorax, 1 1/2 fois à peine aussi longues que larges, de forme ovoïde très-bombée en dessus, très-arrondie sur les côtés; les épaules aussi très-arrondies, nullement saillantes, presque nulles; un peu fusiformes postérieurement, très- ne et embrassant en dessous la majeure partie de l’abdomen. Dessous du corps et pattes entièrement d’un jaune pâle et transparent comme tout le reste de l’insecte. — Ex Laf.

Cette espèce dont M. de laferté n’a vu ci un individu, nous est inconnue en nature.

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V. — FORMECOMUS (formica, fourmi) Mots. Bul. Mosc. 1845. 83. — Laferté, Anthic. 1848. 70. pl. 25. f. 1-14. — Muls. Collig. 68. — Myrmecosoma Manh. Bul. Mosc. 1846. p. 227.

Allongé, ovale, plus ou moins convexe.

Tête ovale subarrondie, convexe, emboîtée dans le prothorax par un col très-étroit; yeux ronds, peu saillants; épistome transverse, tronqué, peu distinctement séparé; labre court, un peu plus étroit, coupé presque droit. Mandibules épaisses, en triangle, recourbées en pointe bifide. Mâchoires à 2 lobes ciliés au bout, externe plus long que l’interne; palpes maxillaires de 4 articles, 1% trèspetit, 2° obconique long, 3° en triangle, plus épais et moins long, 4° assez grand sécuriforme. Lèvre très-courte, membraneuse ; menton carré ; palpes labiaux très-petits, de 3 articles, dernier ovoïde. Antennes subfiliformes, longues, de 11 articles peu serrés, allongés, 1 court et épais, 2€ court, les suivants à peu près d’égale longueur, dernier ovale étroit et un peu plus long que le précédent.

Prothorax oblong, plus ou moins dilaté-arrondi en devant, avec un goulot bien accusé, rétréci vers la base qui est coupée droit. Ecusson en triangle, peu visible. Elytres subelliptiques, faiblement convexes, avec la suture étroitement élevée, rétrécies, abaissées à la base avec les épaules un peu marquées, et annonçant des ailes, rudimentaires quelquefois ; largement arrondies ensemble au bout, angle sutural obtus, quelquefois un peu avancé ©. Abdomen de 5 segments, 1er 2 fois plus long que le 2e, celui-ci et les 3 et 4 égaux; dernier différemment conformé selon les espèces dans le G' et ordinairement échancré au bout, arrondi convexe ©.

Pattes longues ; cuisses très-menues dans leur première moitié, fortement renflées en massue vers le bout ; antérieures souvent munies en dedans vers le bout d’une dent plus ou moins longue et acérée ç'; jambes longues, droites et cylindriques ; tarses longs, menus, 1er article des postérieurs long, près de 3 fois plus long que le 2e, celui-ci double du 3°; ongles simples, très-fins et trèsaigus.

Ce genre est composé d'espèces de faciès uniforme et

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très-gracieux ; les caractères qui le distinguent du grand genre Anthicus se réduisent à deux : les cuisses claviformes et les élytres elliptiques convexes. Ces différences sont bien peu tranchées et n’ont pas souvent beaucoup plus de valeur que celles sur lesquelles nous avons établi nos groupes. Mais nous avons respecté l’opinion de M. le marquis de Laferté, et il serait à souhaiter que dans cette infinie agglomération d'espèces, on pût établir des genres bien faits, c’est-à-dire formés d’espèces coulées au même moule pour le faciès, mais exclusivement et sans en laisser aucune dans les genres voisins.

Les caractères sexuels extérieurs sont, comme nous l’avons indiqué dans la description, tirés de la forme des cuisses antérieures et de la structure du dernier segment abdominal. Dans le G' les cuisses antérieures sont munies d'ordinaire, vers le milieu de leur côté interne, d’une épine plus ou moins longue et plus ou moins aiguë, qui manque dans les petites espèces ; le dernier segment abdominal est toujours plus ou moins échancré, tandis qu’il est entier et terminé par une pointe mousse ©.

Les espèces de ce genre, dont une seule est nouvelle, sont propres au bassin de la Méditerranée. Le pedestris seul se retrouve en France et en Corse, comme en Espagne, dans le nord de l’Afrique, du Maroc, en Egypte, le long des côtes occidentales d’Asie, en Arabie, en Asie mineure, en Îtalie, en Sardaigne, en Sicile, en Turquie et en Grèce, et dans le sud de la Russie; 2 sont particulières à la Sicile, à l’Algérie et au Maroc, 2 au Caucase, 2 à la Mésopotamie, 1 à l'Egypte et à l’Arabie, 1 à l'Egypte et à la Syrie, enfin 1 à la Grèce et à la Syrie.

TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES

À Prothorax rouge et élytres bleues sans taches pâles ni fascies de poils.

B Pattes à cuisses rembrunies. Abdomen brun.

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