‹ Monographie de Anthicides de l'ancienmondeChapitre 29 sur 101 · ANTHICUS (Sfenidius) VITTATUS Luc. Rev. 1843. 145. — Laf · texte numérisé non relu

ANTHICUS (Sfenidius) VITTATUS Luc. Rev. 1843. 145. — Laf

Luc. Expl. Alg. 11 370. pl. 32. f. 6.; Laf. Anthic. 192. 99. pl. 29.

f. 3a-c, — Long. 2; larg. 0,6 mill. — Algérie, Bône; Corfou (col.

Bonvoul.).

Etroit, allongé, peu convexe, noir de poix, antennes dans leur première moitié, palpes, pattes sauf la portion renflée, d’un testacé plus ou moins clair. Tête presque carrée avec les angles postérieurs arrondis, les yeux peu saillants, légèrement convexe, atténuée en devant; dernier article des palpes maxillaires sécuriforme; antennes n'atteignant pas la base du prothorax, subfiliformes, à articies assez serrés, cylindriques, les 6 premiers oblongs, testacés, les autres obscurs, aussi larges que longs, dernier ovale un peu plus long que le précédent. Prothorax

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allongé, convexe et comme gibbeux sur le dos, de la largeur de la tête en devant avec les angles arrondis, fort rétréci par derrière, mais sans sinuosité sur les côtés, base subtronquée et finement rebordée avec la marge rougeâtre. Ecusson très-petit. Elytres trois fois plus loneues que le prothorax, un peu plus larges que lui, doucement arrondi à partir de la base de celui-ci, épaules non marquées, également mais peu convexes, subparallèles ou très-faiblement courbes sur les côtés, rétrécies en devant et à l'extrémité; noires, assez luisantes sous une fine pubescence obscure, ornées chacune de 2 taches rougeâtres, cachées par une pubescence cendrée, l’humérule en triangle dont l’angle interne rejoint sur la suture celle qui lui est opposée, l’autre large au 2° tiers, oblique, remontant vers la suture sans l’atteindre: ces taches ou bandes forment un dessin qui rappelle celui du tenellus. Pattes testacées, assez longues, cuisses épaisses rembrunies, jambes grêles et droites, d’un testacé pâle, ainsi que les tarses, dont les postérieurs surtout sont d’une longueur et d’une ténuité inusitées.

9. ANTHICUS TENUIPES Laf. Anthic. 194. 101. — Long. 2; larg. 0,5 mill. — Répandu daus les contrées orientales riveraines de la Méditerranée, Syrie, Asie mineure, Grèce, Parnes, Nauplie, Chypre; Perse, Chiraz ; Mésopotamie ; mer Caspienne.

Etroit, allongé, peu convexe, d’un brun ferrugineux plus ou moins clair, tête, élytres, extrémité de l'abdomen et des antennes, ordinairement obscures, très-finement pubescent. Tête en triangle, peu convexe, arrondie aux angles postérieurs; yeux peu saillants; dernier article des palpes sécuriforme ; antennes n’atteignant pas la base des élytres, à articles courts, serrés, les avant-derniers plus larges que longs, pas plus épais que les précédents, dernier ovale. Prothorax subcordiforme, convexe sur le dos à la partie antérieure, mais légèrement déprimé à la postérieure, élargi fortement et au moins de la largeur de la tête en devant, très-rétréci à la base, et sinueux au devant; celle-ci presque droite, faiblement rebordée. Ecusson très-petit. Elytres elliptiques, subparallèles ou largement arquées sur les côtés, élargies à partir de la

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base du prothorax, mais moins doucement que dans le

viltatus, quoique les épaules ne soient pas saiïllantes, or-

nées chacune de 2 taches rouges, vêtues d’un duvet blanc, larges, l’une humérale triangulaire, l’autre aux 2/3 oblique. Cuisses renflées ordinairement obscures, jambes pâles, droites, tarses grèles et allongés, les postérieurs au-delà de toute mesure.

Cette espèce se distingue du vittatus dont elle a le faciès et l’aspect, par sa taille un peu moindre, surtout moins étroite, sa couleur plus ferrugineuse, ses élytres plus larges, et son prothorax plus dilaté en avant et légèrement subcordiforme,

IIIe GRouPE. — Suleicolles.

Très-grand, couvert de poils blancs sétiformes appliqués sur le corps. — Tête large, déprimée, prolongée par derrière en une lame arrondie. — Prothorax long, sinué sur les côtés, sillonné dans sa longueur au milieu.

Ce groupe, caractérisé par le large sillon dorsal de son prothorax que rappelle son nom, formait le 122 dans la Monographie des Anthicites ; il ne se compose que d’une

seule espèce, tellement saillante par sa grande taille, son

faciès, la structure de sa tête et de son prothorax, qu'elle mériterait de faire un genre à part. Elle est fort rare et originaire de Mésopotamie.

10. ANTHICUS GIGANTEUS Laf. Anthic. 160. 62. pl. 28. f. 4, 2,v, c. — Long. 5; larg. 1,8 mill. — Mésopotamie, bords de l'Euphrate (col. Bonvoul.).

Le plus grand du genre, couleur foncière d’un testacé ferrugineux, sauf une tache obscure vague sur le milieu des élytres, rappelant ceiles du bimaculatus dont il a en général le faciès; densément vêtu d’une pubescence de longs et gros poils couchés, blanc mat, qui dissimule entièrement le fond. Tête allongée, peu convexe, amincie, et coupée presque droit à l’occiput avec les angles arrondis; yeux ovales, noirs. Antennes peu épaisses, n’atteignant pas la base des élytres, articles cylindriques, 3° plus long que ses 2 adjacents, les 5 avant-derniers plus courts, obconiques, un peu plus épais. Prothorax de la largeur de la tête, peu convexe, gibbeux en devant, dilaté

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arrondi sur les côtés antérieurs, fortement échancré de chaque côté, au devant de la base, qui est largement arquée, sillonné dans son milieu, la pubescence se rapprochant de chaque côté au niveau de l’étranglement, forme une pointe au devant de l’écusson, et le dos du prothorax figure assez exactement un cœur. Ecusson três-petit. Elytres tronquées à la base, avec les angles arrondis élevés, renflées en bosse entre le calus huméral et l’écusson, en ovale allongé, subdéprimées sur le dos, densément ponctuées sous la pubescence; la tache suturale commune brune est à peine visible. G extrémité des élytres échancree et formant de chaque côté une petite épiuce en dedans de l’échancrure suturale et une forte dent en dehors. Pattes allongées, cuisses épaisses, jambes droites linéaires.

Sa taille, sa pubescence rigide épaisse, sa forme allongée, le distinguent aisément du bimaculatus aussi bien que du sellatus.

IVe GRouPE. — Recticolles.

Tête large, déprimée, prolongée en arrière en une lame tranchante, coupée droit et même sinuée. — Prothorax presque droit sur les côtés, peu rétréci par derrière, vêtu d’une fine pubescence épaisse.

Ce groupe est établi pour une seule espèce, grande et belle, dont le caractère le plus saillant réside dans son prothorax oblong, à côtés droits et subparallèles. Cette espèce, que je n’ai vue décrite nulle part, se trouve dans la collection Laferté-Bonvouloir, où elle porte le nom de inderiensis Motsch., avec Bogdo (Sibérie) pour provenance.

11. ANTHICUS INDERIENSIS Mots. — Long. 4; larg. 1,5 mill. — Sibérie, bords de la mer Caspienne, Bogdo (coll. Bonvouloir). Allongé, subparallèle, étroit, peu convexe, noir de poix peu luisant et garni d’une assez longue pubescence grise couchée, antennes, bouche, pattes sauf la base des cuisses brun, col et goulot, et deux taches sur ses élytres, l’une humérale grande et oblongue, l’autre au quart postérieur ronde, d’un rouge testacé plus ou moins pâle. Tête grande en carré long, subdéprimée, tronquée avec un sinus médian et tranchante par derrière, angles obtus marqués, densément pointillée; yeux ovales, petits, antérieurs, peu

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- saillants. Antennes assez fortes, peu allongées, les articles 2-6 oblongs, les 5 derniers élargis, 7-8 obconiques oblongs encore, 9-10 courts arrondis, transverses, dernier ovoïde, seulement un peu plus long, en pointe mousse. Prothorax oblong, bombé, largement arrondi sur les côtés, rabattu et arqué en devant avec le goulot visible, peu rétréei à la base qui est presque droite, densément pointillé. Ecusson court et large. Elytres beaucoup plus larges à la base et pas 3 fois plus longues que le prothorax, arrondies aux épaules, subparallèles, un peu atténuées au bout qui est largement arrondi, à points assez rapprochés forts, un peu affaiblis par derrière, creusées en gouttière postérieurement avec le bord sutural élevé en carène, plus luisantes et moins pubescentes que le prothorax, ornées d’une grande et longue tache humérale jaune testacé, occupant tout le tiers externe sans atteindre la suture, et d’une autre tache de même couleur, arrondie, vers les 3/4, au milieu de l’élytre, Pattes assez fortes, peu allongées, cuisses épaisses, rembrunies au milieu.

Très-distinct par la forme de la tête, son pronotum allongé, et ses élytres parallèles, et par la disposition de ses couleurs.

Ve GROUPE. — ELagénicolles.

Tête convexe, ordinairement en pointe arrondie par derrière. Prothorax allongé, dilaté en devant, sans fossettes latérales, rétréci par derrière, base bituberculée.

Ce groupe, variable pour les couleurs, se reconnaît surtout à la forme du prothorax, qui simule une bouteille à goulot évasé postérieur et dont le bord basal est chargé de 2 petits tubercules, quelquefois vagues et peu accusés, mais toujours existants et visibles sous un certain jour. L'occiput est élevé en pointe conique, plus ou moins sailsante, quelquefois aussi, il est largement arrondi, comme dans le minutus. Les antennes ordinaires, présentent dans le Cerastes un crochet ou dent au 1° article. La plupart des espèces se plaisent dans le voisinage des eaux saumâtres. La France en compte 5, toutes méridionales, non pas exclusivement, car l’une d’elles est répandue dans toutes les contrées baignées par la Méditerranée (humilis)

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et l’autre (minutus) est plutôt propre à l'Algérie et aux îles, où elle est rare; 3 sont propres au sud de la Russie, 4 à la Grèce, 1 aux îles Canaries, 2 à l'Algérie, 2 à l'Egypte, 2 à l’île de Chypre, 1 à la Mésopotamie, 3 à la fois se retrouvent en Arabie, en Mésopotamie ou en Syrie.

Voici les différences qui séparent ces diverses espèces ; obligé de renvoyer avant la fin de ce travail le lotus, nous n'avons pu le comprendre dans ce tableau :

A Tête allongée en pointe conique au sommet.

B Noir de poix ou brunâtre uniforme, distinctement ponctué sur le dos.

C Elytres sans carène oblique de chaque côté de l’écusson. i D Elytres noires.

E Tête et prothorax plus fortement et plus densément ponctués : points des élytres plus espacés. Tête moins pointue à la nuque.

F Tête et prothorax densément et subruguleusement ponctués ; sillon longitudinal médian visible sur lempronotant, Je RUE UE ER 12. femoralis. FS

F° Tête el prothorax moins densément et non rugueusement ponctués; pas de sillon longitudinal médian visible au pronotum.

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