difformis Mots. Azof
A’ Plus petit. Tête moins densément ponctuée, sans ligne lisse élevée dans son milieu. Elytres plus parallèles. Abdomen roux; métasternum à points moins forts.
B Elytres noires. Antennes plus lâches et plus grosses. Pronotum plus long ....... 120. Genei Laft. FSI Alg.
B’ Elytres en partie rousses. Antennes plus menues et plus serrées. Pronotum plus large. 121. proximus M.G.
119. ANTHICUS DIFFORMIS Mots. — Long. 2; larg. 1 mill, — Mer d'Azoff. (col. Bonvoul.)
Oblong, peu convexe, assez luisant, ponctué, et pubescent de poils gris courts et peu nombreux, rouge testacé avec les yeux noirs, les élytres noir de poix sauf le bord basal brunâtre et l'extrémité de l’abdomen rembrunie. Tête large, carrée par derrière avec les angles obtus, rétrécie et arrondie en devant, peu convexe, densément ponctuée avec la ligne longitudinale médiane élevée en carène lisse; yeux ovales, déprimés. Antennes grêles, allongées, atteignant les élytres, testacé pâle, grossissant peu à peu, articles obconiques, les 4 pénultièmes arrondis, et même subtransverses, dernier ovale, un peu plus grand que l’avant-dernier. Prothorax presque de la largeur de la tête, tronqué en arc, à peine plus long que large en devant, et muni d’un très-petit goulot, dilaté arrondi en devant sur les côtés, atténué par derrière, coupé droit et rebordé à la base, légèrement convexe, densément et également pointillé. Ecusson rond, trèspetit. Elytres ovales, rétrécies en devant et élargies postérieurement, un peu plus larges à la base et 3 fois plus longues que le prothorax, arrondies aux épaules, bossettes peu marquées, distinctement pointillées. Pattes assez courtes, peu épaissies, d’un testacé clair.
Reproduit les couleurs du Genei, mais il est bien plus
large et moins parallèle, ses antennes ont les articles
plus longs et moins serrés, le prothorax est plus court et plus large, etc.
ANTHICUS. 179
120. ANTHICUS GENET Laf. Anthic. 219. 130. — Muls. Collig. 115. — Baudi, Ac. Se. Turin, 1877. xn 128. — Long. 1,5; larg. 0,5 mill. —- France méridionale, Perpignan, St-Raphaël, sous les fucus, Corse; Sardaigne ; Turquie ; Alger.
Oblong, subparallèle, peu convexe, finement pubescent de gris, luisant, d’un rouge ferrugineux ; yeux noirs, élytres noires de poix, parfois la poitrine et la base du ventre bruns. Tête grosse, densément ponctuée ruguleuse, arrondie aux angles postérieurs ; yeux ovales, peu saillants. Antennes peu épaisses, atteignant à peine la base des élytres, articles courts, moniliformes, un peu épaissis vers le bout, dernier ovale 2 fois plus long que le précédent. Prothorax en trapèze, peu convexe, moins large en devant que la tête, arrondi aux angles, atténué en ligne oblique vers la base qui est faiblement arquée et finement rebordée; ponctuation serrée et assez fine. Ecusson trèspetit. Elytres un peu plus larges à la base et 2 fois 1/2 plus longues que le prothorax, largement arrondies aux épaules qui ne sont pas marquées, non plus que les bossettes, subparallèles, arrondies et à peine rétrécies au bout, points fins et peu serrés, bords latéraux un peu rembrunis. Pattes robustes, d’un rouge plus clair que le dessous du corps, cuisses assez épaisses.
121. ANTHICUS PROXIMUS. — Long. 2; larg. 0,5 mill. — Turquie;
Grèce, Salonique.
Oblong, assez large, subdéprimé, roux testacé, assez luisant, élytres enfoncées par derrière, vêtu d’une fine pubescente jaunâtre couchée. Tête en triangle légèrement convexe, sinueusement tronquée par derrière avec les angles bien marqués, assez fortement ponctuée-rugueuse, longée d’une ligne lisse élevée au milieu; yeux noirs, arrondis. Antennes menues, filiformes, un peu élargies vers le bout, articles assez serrés, courts, obconiques, pénultièmes transverses, dernier ovale, assez gros, pointu. Prothorax oblong, en trapèze, également convexe, arrondi en devant sur les côtés, et plus étroit que la tête, muni d’un goulot saillant, atténué en ligne oblique vers la base qui est rebordée, ponctuation fine et peu serrée. Ecusson en triangle très-petit. Elytres subovales, peu convexes, un peu plus larges à la base et 3 fois plus lon- :
180 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDES.
gues que le prothorax, épaules fort arrondies, non saillantes, pas plus que les bossettes, faiblement arquées sur les côtés, arrondies au bout, points assez serrés, bien marqués. Pattes assez fortes et assez longues; cuisses peu épaissies.
Extrèmement voisin du Genei, me semble néanmoins distinct, non par la coloration de ses élytres qui peut varier, mais par leur forme plus ovale, la largeur et la fine ponctuation de son pronotum et par ses antennes plus menues, à articles plus petits et plus serrés.
XVIe GROUPE. — Rotundicolles. — S.-G. LIPARODERUS Laf. Anthic. 229, pl. 290."f. 5a.
Prothorax arrondi, convexe, large et sans fossette latérale. — Corps très-allongé, parallèle. — Tête convexe, tronquée et épaissie par derrière.
M. de Laferté a établi cette coupe sur une seule espèce (insignis Luc.) fort remarquable par son prothorax épais et bombé, caractère qu’exprime le nom de Liparoderus qu'il a créé, ainsi que celui de Rotundicolles sous lequel je lai désigné. La forme allongée des élytres surtout gf et la structure des antennes viennent s’y joindre. En outre, les jambes postérieures © présentent en dedans une large échancrure en are, placée entre un petit épaississement basal et l’extrémité renflée. Malheureusement ces insectes, découverts d’abord en Algérie dans le voisinage d'Oran, et depuis dans le midi de l'Espagne, sont rares et peu répandus dans les collections : ce qui rend l'examen insuffisant.
Récemment, on a réuni l’insecte en question au Paykulli de Gyllenhal : on eut mieux fait d’imiter la prudente réserve de M. de Laferté, car la description de Gyllenhal ne s’y adapte pas en plusieurs points importants. M. Baudi de Selve a maintenu la séparation des 2 espèces, et donné une description de l’une et de l’autre. Nous avons suivi son exemple, et des exemplaires d’Alicante, que M. V. Bruck : a bien voulu nous donner, s'adaptent sur tous les points avec la description du Paykulli Gyil.
Nous avons réuni, dans le même groupe, ces 2 espèces, mais peut-être à tort, le prothorax de Paykulli ne reproduisant pas bien celui de l’insignis, et répondant mieux à | un des autres groupes.
à LA ANTHICUS, 181
122. ANTHICUS INSIGNIS Luc. Rev. Zool.1843. 145; Laf. Luc. Explor. Alg. 11 376. pl. 32. f. 1; Laf. Mon. Anthic. 229. 140. — venator
Dufr. An. Sc. Nat. x1° 229. pl. 5. — Algérie, Oran; Espagne, An-
dalousie ; Corse, |
Etroit, allongé, subcylindrique, noir, luisant, peu distinctement et rarement pointillé, pubescent de brun avec quelques taches de poils argentés; brun ou noir de poix, base des articles antennaires et pattes rouge testacé plus ou moins clair. Tête grosse, très-convexe, en triangle arqué par derrière, avec les angles arrondis peu marqués; yeux ronds, peu saillants. Antennes assez fortes, n’atteignant pas la base des élÿtres, composées d’articles obconiques, oblongs, peu serrés, vers le bout plus courts et un peu plus épais, dernier ovale, presque aussi long que les 2 précédents ensemble. Prothorax en carré subarrondi, bombé, aussi large que la tête, goulot court et large, un peu plus étroit à la base, qui est légèrement arquée et rebordée, étroitement rebordé de poils blanchâtres soyeux par derrière. Ecusson très-petit; élytres seulement un peu plus larges et 3 fois plus longues que le prothorax, subparallèles, un peu rétrécies par devant et par derrière, épaules peu marquées, arrondies au bout ; densément vêtues d’une courte pubescence brune, et ornées de 2 fascies sinueuses étroites de poils blanc argenté, l’une au 1°, l’autre au 2e tiers de la longueur. Pattes longues et robustes, cuisses très-épaisses, un peu rembrunies, jambes drcites, cg‘ avec les postérieures échancrées en dedans en arc dans leur milieu, entre un épaississement à la base et un autre au bout; tarses postérieurs très-longs, 127 article aussi long que les 3 derniers ensemble.
123. ANTHICUS PAYKULLI Gyl. Sch. Syn. 1808. 11 55. — Laf. Anthicit. 193. 268. — Baudi, Ac. Sc. Turin, 1877..130. — Long. 3,8; larg. 1,3 mill. — Espagne ; Pyrénées-Orientales, Alicante.
Oblong, légèrement convexe, entièrement d’un noir foncé, densément pointillé, vêtu d’une fine pubescence couchée, avec 2 fascies de poils argentés brillants sur les élytres. Tête en carré droit par derrière avec les angles postoculaires marqués, convexe sur le front; yeux arrondis peu saillants. Antennes atteignant la base du pro-
L'ABEILLE, tome XVII. — 1879. 11
182 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDS.
thorax, épaisses, articles 2-4 obconiques, oblongs, subégaux, 5-10 plus épais, guère plus longs que larges, dernier pyriforme, allongé, à pointe obtuse, plus large que la tête, convexe, dilaté arrondi en devant, avec le goulot court et large, rétréci par derrière, base faiblement rebordée. Ecusson triangulaire. Elytres plus larges que le prothorax et 3 fois plus longues, coupées droit à la base avec les épaules marquées, les bossettes assez élevées, avec l'impression transverse derrière sensible, subparallèles, à peine courbées vers le milieu sur les côtés, un peu rétrécies et arrondies au bout; fascies de poils argentés, larges, antérieure au tiers à peine interrompue à la suture, postérieure mieux limitée et raccourcie de chaque côté vers le bord sutural. Pattes assez longues et assez robustes, jambes droites.
Cette espèce diffère essentiellement de l’insignis par son prothorax moins bombé et distinctement rétréci par derrière, ses élytres coupées droit à la base avec les épaules et les bossettes saïllantes, et par ses antennes et ses pattes entièrement noires. Elle s'adapte parfaitement à la description du Paykulli de Gyll., auquel on avait à tort réuni l’insignis Luc.
XVIIe GROUPE. — Laticolles.
Large, mat, vêtu d’une épaisse pubescence grise couchée. — Prothorax transverse et très-large, fortement dilaté en devant, un peu rétréci à la base, sans fossettes latérales.
Ce groupe doit son nom à la structure du prothorax, à laquelle il emprunte également son principal caractère. Sa tête convexe, élargie mais épaisse par derrière, n’est ni conique ni prolongée en lame. Ses tarses postérieurs sont de longueur et de grosseur ordinaires. En général, toutes les espèces ont un faciès similaire et reconnaissable. Elles vivent dans les sables mouvants du bord des rivières et sont répandues dans les contrées froides et tempérées de l’Europe; 2 sont propres à la Sibérie, et 1 nouvelle vient de l’Hedjaz, en Arabie.
Voici leur tableau synoptique :
ANTHICUS, . 483
A Entièrement fauve, pâle, avec une petite tache noire au milieu sur chaque élytre, qui se réunit ordinairement avec celle du côté opposé et forme sur la suture une tache en fer de flèche ... 124. bimaculatus Illig. FSRs.
À Corps noir, avec les élytres FReRnÈcE de fauve à la base et aussi à l'extrémité.
B Elytres fauves, avec une fascie noire médiane, ou noires avec la base et l’extrémité fauves. Tête longée dans son milieu d’une ligne lisse élevée.
C Antennes plus courtes, à articles moins allongés. Angles postoculaires de la tête mieux marqués. Prothorax plus court et plus transversal.
* 125. baicalicus Mots. Baïc.
C? Antennes plus longues, à articles plus allongés. Angles postoculaires de la tête plus arrondis. Prothorax moins transverse et paraissant plus long.