VIII. OcarHenomus Schmidt
[. — MACRATREN (uaxpdc, long; roctc, trois) Newm. Ent. Mag. v 1838. 377. — Macrarthria Erich. — Macrarthrius Laf. Guér. Spec. Icon. 1846. no 20. p. 11; Anthic.
Subcylindrique, étroit et allongé, couvert d’une pubescence longue et épaisse.
Tête inclinée, attachée au prothorax par un col étranglé et un peu élargi au bout; arrondie transverse; yeux ovales, grands, assez saillants, avancés sur le front ; épistome transverse, bien séparé du front; labre en trapèze, légèrement arrondi. Mandibules arquées, bifides au bout, presque recouvertes par le labre. Mâchoires à 2 lobes, interne court, cilié dans sa longueur, externe beaucoup plus long, arqué en dehors, cilié aa bout ; palpes maxillaires de 4 articles, 1er très-petit, 2e et 3° en triangle, fortement prolongés à l’angle interne, aplatis; dernier allongé, cultriforme en pointe obtuse. Menton en carré transverse.
Antennes insérées au devant des yeux, au-dessus des oreillettes du chaperon, un peu moins longues que la tête et le prothorax, sublinéaires, de 11 articles, 1er fort et allongé, 2-8 subcylindriques, presque égaux, assez longs, 9-10 plus épais et un peu moins longs, dernier ovoide étroit, plus long que le pénultième, en pointe.
Prothorax plus long que large, au moins de la largeur de la tête, peu convexe, muni d’un goulot bien marqué, subparallèle sur les côtés, cependant un peu largement arrondi en devant, à peine rétréci à la base, qui est coupée droit, accompagnée d’un profond sillon transverse qui remonte sur les côtés, à bord épais, renflé et élargi aux angles. Ecusson très-petit et peu visible. Elytres allongées, subcylindriques, obtuses à la base avec les épaules et les bossettes marquées, arrondies au bout. Ailes complètes. Abdomen de 5 segments, le 1er plus long que les autres, dernier tronqué ou échancré G, entier et terminé en pointe ©.
MACRATRIA, , 11
Pattes assez fortes, cuisses épaisses, jambes droites, terminées par une épine; tarses moins longs que la jambe, 4er article large et oblong aux 4 antérieurs, étroit et plus long que les autres ensemble aux postérieurs; pénultième profondément bilobé. Ongles arqués armés à la base d’une dent obtuse.
Ce genre se compose d’une vingtaine d'espèces, propres à l'Amérique et aux Indes orientales. Dans notre faune, il n’est représenté que par une seule, Leprieuri, trouvée sur l’Edough et décrite par M. Reiche en 186%. Il se distingue aisément des autres Anthicides par la forme des palpes maxillaires et la grosseur des yeux ; mais il en a le faciès, la forme et la disposition de la tête emboîtée dans le prothorax par un col étroit.
2 MACRATRIA LEPRIEURT Reïiche An. Soc. Ent. Fr. 1864. p. 245. — Long. 3, 8; larg. 1,9 mill. — Algérie, Edough ; août.
Allongé étroit, subcylindrique, noir luisant, densément couvert de longs poils jaunâtres couchés, très-condensés sur le front. Antennes, épistome, parties de la bouche, pattes (sauf les cuisses postérieures) d’un testacé jaune clair. Tête arrondie transverse avec les yeux, qu’elle dépasse peu postérieurement, rétrécie en devant; densément pointillée ; épistome transverse, pâle ainsi que le labre; yeux grands, arrondis, assez saillants; palpes à 2e et 3e articles en triangle court dont l'angle interne long et assez aigu, dernier assez long cultriforme. Antennes menues, un peu épaissies au bout, n’atteignant pas les élytres, 1er article allongé un peu épais, les suivants oblongs, subey- Hindriques, égaux à peu près, 9-10 obconiques plus épais, deruier ovale étroit, en pointe, de moitié plus long que le précédent. Prothorax oblong, peu convexe, à goulot bien marqué, largement et faiblement dilaté-arrondi au tiers sur les côtés et au moins aussi large que la tête, tronqué droit à la base dont le rebord est épais élargi sur les côtés, bien arrêté par un profond sillon transverse; dessus densément et finement pointillé. Ecusson petit, en triangle. Elytres plus larges et 2 1/2 fois plus longues que le prothorax, tronquées-arrondies en devant avec les épaules et les bossettes élevées, parallèles sur les côtés, assez
12 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDES.
convexes sur le dos, largement arrondies au bout, cou-
vertes de points espacés assez petits. Pattes assez robustes, cuisses épaissies, jambes droites ; tarses moins longs que les jambes, 1er article plus large que les suivants ensemble, pénultième profondément bilobé.
II. — NOTOXUS (voroc, dos ; 660, aigu) Geoffr. Hist. Abr. Insectes, 1762. 1 356. — Fab. Ent. Syst. 1 1792. 24. — Schmidt, Stett. Ent. Zeit. 1842. 78. no 21. — Laferté, Anthic. 21. pl. 21. f. 1-28. 1848. — Muls. Collig. 1866. 51. — Anfhicus Payk. Fn. Suec. 1798. p. 253. — Monocerus Fald. Transe. n p. 106. 1837. — Ceratoderus Blanch. 1846.
Allongé, due pubescent et plus ou moins ponctué.
Tête tout-à-fait rabattue, emboîtée par un col dans le bas de la partie antérieure du prothorax, élargie et arrondie postérieurement, atténuée en avant, plane ou même concave en dessus; yeux arrondis, plus ou moins saillants, situés vers le milieu des côtés; épistome transverse, séparé du front par une fine strie droite : labre presque en carré large, sinué au bout avec les angles arrondis. Mandibules fortes, épaisses, courbées seulement au bout à la partie interne et terminées par une pointe bifide, dépassant le labre. Mâchoires composées de 2 lobes ciliés au bout, l’externe plus grand que l’interne, l’un arrondi, l’autre en pointe ; lèvre petite, languette membraneuse, élargie, sinuée au bout, ciliée, menton grand, arrondi sur les côtés, profondément échancré en arc, avec les angles avancés arrondis ; palpes maxillaires grands, de 4 articles, 2e long en triangle, 3° de même forme, plus court, dernier sécuriforme ; palpes labiaux de 3 articles, 1 et 2 trèscourts, dernier ovoïde courbé. Antennes longues, subfiliformes, de 11 articles longs, légèrement obconiques, 1® plus épais et plus grand, et un peu plus court que le suivant, dernier plus grand que les autres, ovale en pointe plus ou moins acuminée.
Prothorax bombé et plus long en dessus, projetant en avant une corne dentelée sur ses bords, prolongée horizontalement au-dessus de la tête, creusée en. dessous
ra
NOTOXUS. Ÿ 13 pour la recevoir, terminée en pointe, plus ou moins mousse, surmontée d’une crête plus ou moins longue, crénelée plus ou moins régulièrement; cette corne est ordinairement plus étroite et plus parallèle G', plus ovale Q ; rétréci fortement à la base, dont la marge est épaissie et précédée d’un sillon transverse, garni d’un duvet épais. Ecusson en triangle très-petit. Elytres allongées ou cylin- driques, plus larges que le prothorax, coupées carrément à la base, arrondies ensemble à l’extrémité; dans le G souvent tronquées obliquement, avec le bout externe de la troncature, formant quelquefois une petite dent.
Pattes libres, assez grandes; cuisses peu épaissies; jambes un peu élargies vers l’extrémité, qui est garnie de 2 petites épines ; tarses hétéromères, plus courts que les jambes, les premiers articles en triangle, égaux entre eux, le 1er des tarses postérieurs 2 fois plus long que le suivant, pénultième bilobé ; ongles arqués, simples.
Abdomen de 5 segments, 1° 2 fois plus long que le 29, segment anal, souvent échancré à l'extrémité G', en pointe obtuse ©.
Les différences sexuelles se réduisent au segment anal échancré au bout Get en pointe obtuse ©, à l'extrémité des élytres tronquée obliquement avec ou sans dent 7, arrondies ©, et à la corne du prothorax plus étroite et parallèle G'. Parfois ces caractères font défaut, et rien ne fait alors reconnaître les sexes.
Geoffroy le premier, dans son Histoire des Insectes, créa le genre Notoxus pour notre espèce la plus connue, l’Aftelabus monoceros de Linné. Fabricius, tout ea adoptant ce genre, y plaça non-seulement les Anthicus, tels que floralis, antherinus, minutus, mais encore d’autres insectes fort disparates, dont le pronotum est inerme, entre autres les Opilo de Latreille. En 1798, Paykull, dans sa Fauna suecica, réunit, sous le nom d’Anthicus, les Notozus aux Anthicus proprement dits. À son tour, Fabricius adopta ce groupement êt le nom de Paykull, mais par une malencontreuse idée il réserva aux Opilo le nom de Notoæus, nom conservé encore à ces derniers par Spinola dans sa Monographie des Clérites. Mais Schmidt en Allemagne, et de