‹ Monographie de Anthicides de l'ancienmondeChapitre 74 sur 101 · ÈS 2232 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDES · texte numérisé non relu

ÈS 2232 MONOGRAPHIE DES ANTHICIDES

476. ANTHICUS MOHAMMEDIS. — Long. 2; larg. 1 mill. — Arabie, Hedjaz.

Oblong, peu convexe, jaune testacé pâle, luisant, tête un peu obscure, garni de longs poils jaunes, surtout sur le prothorax où ils forment une frange transverse sur le canal transverse, points faibles, imperceptibles. Tête arrondie, convexe, yeux noirs grands, arrondis, peu saillants. Antennes longues, dépassant l’épaule, articles obconiques, oblongs, 8-10 un peu plus épais et courts, dernier ovoide, 2 fois plus long que le précédent. Prothorax court, plus large que la tête, fortement arrondi en devant sur les côtés et bombé sur le dos, avec un goulot bien marqué, brusquement rétréci par un étranglement profond, qui le sépare de la base qui est bien plus étroite. Ecusson petit, triangulaire. Elytres plus larges et 3 fois plus longues que le prothorax, en ovale tronqué en devant, en pointe arrondie par derrière, planes sur le dos, enfoncées le long de la suture par derrière, épaules et bossettes marquées. Pattes très-grêles, cuisses peu épaisses, tarses aussi longs que la jambe.

Plus petit que le canariensis, 1l en diffère surtout par sa couleur plus pâle uniforme, son prothorax profondément étranglé avec une frange de longs poils jaunâtres au dessus du sillon transverse, sa ponctuation nulle ou à peine visible, ses pattes beaucoup plus grêles.

177. ANTHICUS CANARIENSIS Woll. Cat. Canar. Col. 1864. 523. 185. Rép. in, 171. 159. — Long. 2,8; larg. 1 mill. — Canaries, répandu dans toutes les îles de l’Archipel, sauf Hierro.

Assez court, convexe et large, noir de poix, luisant, couvert d’un épais duvet cotonneux, base des antennes, jambes et tarses, prothorax et élytres jaune testacé. Tête arrondie, à points épars fins, front séparé de l’épistome par un sillon, sillonné au bord antérieur; yeux arrondis, peu saillants. Antennes dépassant la base des élytres, assez menues à la base, articles allongés, 1-6 testacés, les autres bruns, obconiques et graduellement élargis, dernier ovale pointu, de plus de moitié plus long que le précédent. Prothorax transverse, presque aussi large que la tête, large en devant avec une dilatation arrondie sur les

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côtés, muni d’un goulot court, convexe sur le dos, sinueusement atténué par derrière, base presque droite relevée en bourrelet, au devant duquel un large et profond sillon transverse qui s'arrête à un pli marginal mince, ce qui lui donne une structure très-différente des autres groupes; visiblement pointillé, d’un jaune testacé clair, rembruni en devant. Ecusson très-petit. Elytres coupées carrément et plus larges à la base que le prothorax, et 4 fois plus longues que lui, épaules saillantes obtuses, bossettes renflées, sans dépression derrière, légèrement arquées sur les côtés, rétrécies au bout, qui est obliquement écointé à la suture à la façon de certain Notoæus, légèrement convexes, densément pointillées, jaune testacé, avec une tache noire postscutellaire commune sur la suture, dissimulée par l’épaisse pubescence cotonneuse jaune-gris qui recouvre les élytres. Pattes médiocres, cuisses assez épaisses, brunes, jambes postérieures droites, 2 fois plus longues que les tarses.

178. ANTHICUS SCYDMÆNOIDES Woll. Cat. Canar. 1864. 524. — Long. 1,8; larg. 0,6 mill. — Ténérifte.

Oblong, convexe, rouge-brun, antennes et pattes pâles, poiutillé fin et serré sur la tête et le prothorax, points assez forts et peu serrés sur les élytres; pubescence fine, grise, couchée, peu fournie. Tète largement arrondie, peu convexe ; angles postoculaires peu sensibles ; yeux petits, peu saillants. Antennes dépassant la base des élytres, 4er article assez grand, cylindrique, 2° presque aussi large, de moitié plus court, les suivants grèles, oblongs, obconiques, 8-10 graduellement plus courts et plus larges, dernier ovale en pointe, plus long que le précédent. Prothorax dilaté-arrondi en avant sur les côtés, bombé, plus étroit que la tête, à peine oblong, goulot à peine sensible; fortement rétréci vers la base qui est un peu élevée, creusé au devant d’une fossette bien marquée sur les côtés, et peu profonde à la partie dorsale. Ecusson petit, en triangle. Elytres en ovale court, fortement bombées, rétrécies à la base et postérieurement, arrondies ensemble au bout, ayant leur plus grande largeur avant le milieu, suture enfoncée en devant, épaules tout à fait arrondies.

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Pattes médiocres, cuisses assez épaisses, jambes droites, tarses postérieurs courts.

Cette espèce ressemble un peu à un Scydmænus d’une taille très-petite et de la forme un peu du plumbeus, présente le sillon transverse au devant de la base beaucoup moins profond, et le prothorax moins large et moins élargi en dehors à la base que les autres espèces de ce groupe; peut-être serait-il mieux à sa place dans le groupe précédent. Il a été trouvé abondamment dans l’île de Ténériffe sous des débris de tiges de fèves, et en criblant des détritus et des feuilles sèches.

VIII, — OCHTHENOMUS (0y0n, rivage; véuw, habiter) Schmidt, Stet. Ent. Zeit. 1842. 196. — Laferté, Anthic. 281. — Muls. Collig. 170.

Allongé, étroit, subcylindrique, criblé de points trèsserrés d’où émergent de petites squamules larges et courtes blanches qui revêtent la surface et lui donnent un aspect terne.

Tête ovale elliptique, légèrement convexe et unie en dessus, arrondie et fortement prolongée au delà des yeux, qui sont noirs, ovales, peu saillants, portés vers l'insertion des antennes, enfoncée dans le prothorax par un col étroit; front largement tronqué en devant, plus ou moins élevé au dessus des antennes et peu distinct de l’épistome, qui est étroit et tronqué; labre petit, étroit comme l’épistome. Mandibules petites, triangulaires, terminées en pointe arquée bifide. Mâchoires courtes, bilobées, lobe externe gros, arqué et obtus au bout, l’interne étroit, courbé en pointe, tous deux ciliés. Palpes maxillaires grands et saillants, de 4 articles, 12° court, 2e long, peu élargi en dehors, 3° oblong renflé au bout, dernier grand et fortement sécuriforme. Lèvre très-mince, droite au bout; menton transverse, tronqué, subsinué en devant; palpes labiaux de 3 articles, 1° obconique, 2° très-court, transverse, 3° ovoïde, en pointe obtuse.

Antennes insérées au devant des yeux sous le bord relevé de l’épistome, de la longueur de la moitié du corps, menues, mais élargies plus ou moins et comprimées en

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une espèce de massue; 1° article fort, plus ou moins allongé et épais, 2-6 subfiliformes plus ou moins allongés, 2-3 égaux entre eux, 4-6 plus longs, 7-10 plus ou moins épais, plus longs ou plus courts; dernier ovale étroit plus ou moins pointu.

Prothorax oblong, plus étroit et quelquefois plus court que la tête, peu convexe, rétréci en devant et terminé par un court goulo!, plus ou moins arrondi au tiers, tronqué à la base. Ecusson en triangle, très-petit et peu distinct. Elytres coupées droit à la base avec les épaules marquées, annonçant des ailes propres au vol, plus larges et beaucoup plus longues que le prothorax, égales et peu convexes sur le dos, peu courbées sur les côtés, atténuées au bout en pointe obtuse.

Abdomen de 5 articles, 4°r à peu près aussi long que les 3 suivants ensemble, dernier convexe, atténué au bout.

Pattes courtes, cuisses médiocrement épaisses, jambes droites, subfiliformes, tarses courts, 1er article des antérieurs en trapèze, plus long dans les postérieurs, pénultième bilobé, profondément incisé, ongles courts et robnsies.

Différences sexuelles extérieures peu tranchées et encore inobservées, ainsi que les mœurs et les métamorphoses. On sait seulement que les espèces de ce genre vivent sur les bords des fleuves et le rivage de la mer, sous les galets, au printemps; on les trouve également, en automne, en petites familles sous les pierres humides.

Les 3 premières espèces ont un habitat assez étendu sur les bords de la Méditerranée : France méridionale, Italie, Espagne, Algérie et Syrie;.les 2 autres, rares, se trouvent seulement en Chypre et en Algérie ou en Egypte.

Ce genre présente un faciès à lui bien caractéristique, qui le fait distinguer de tous les autres Anthicides : il est d’ailleurs établi par un caractère tranché qui lui est exclusif et reconnaissable dans toutes les espèces : celui d’avoir les antennes insérées sous le bord de l’épistome au devant des yeux.

Voici le tableau synoptique des espèces :

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A Elytres d’un roux testacé avec ou sans taches brunes.

B Plus grand. Antennes moins dilatées au bout. Tache

brune des élytres plus grande, vague et moins rap-

prochée de l’extrémité...... 1. punctatus Laf. Médit.

B’ Plus petit. Antennes plus dilatées au bout. Tache

brune des élytres plus étroite et plus rapprochée de

L'EXRTÉ MALE RE LCI ARR 2. unifasciatus Bon. Médit,.

B” Plus petit. Article basilaire des antennes moins long et plus gros. Elytres sans tache brune.

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