DIAPHLEBIA ANGUSTIPENNIS. De Selys
DIAPHLÉBIE ANGUSTIPENNE.
Syn. Diaphlebia angustipennis ; De Selys, Syn., n° 83,
Dimensions. Longueur totale OA re
Appendices supérieurs 1 4fs Fémur postérieur 7 Largeur de la tête | Aile supérieure 33 — inférieure 32 Largeur de l’aile supér. 5 — — infér. 8 Ptérostigma 6
o' adulle. Il ne diffère guère de la femelle semi-aduite décrite plus bas sous le rapport des couleurs. La face et le front sont bruns; les raies du devant du thorax un peu plus fines ; l'abdomen noïrâtre, avec la fine arête dorsale, jusqu’au 6° segment, et le demi-anneau basal interrompu du 7° jaunes.
Appendices anals supérieurs subcylindriques, jaunes, villeux, ayant deux fois la longueur du 10° segment ou égaux à peu près au 9°, assez écartés, (les inférieurs ou rudimentaires ou détruits).
Pieds noirs ; fémurs en partie roussâtres.
Aiïles hyalines, à réticulation et costale noires; ptérostigma noir. Le bord anal des postérieures est très-singulièrement dessiné : il est d’abord en ligne trèsoblique, puis subitement échancré à angle droit près de l’angle anal, ce qui rappelle ce que l’on voit dans un genre d’Ascalaphidées du Brésil.
Q semi-adulte. Tête roux jaunâtre terne ; le vertex, l’occiput et les yeux, passant au brun. Occiput bas, presque droit, à peine arrondi au milieu.
Prothorax brun, à peine marqué de jaunâtre au milieu.
Thorax brun roussâtre, ligné de jaunâtre terne ainsi qu’il suit : un demi-collier
498 Ep. DE Sezys Lonccuamps, — Monographie
au bord antérieur, au-dessus de l’échancrure ; une ligne oblique plus épaisse en avant, allant du milieu de chaque sinus antéalaire au coin du bord antérieur qu’elle ne touche pas; une autre parallèle à celle-ci , un peu avant la suture humérale, un peu interrompue en haut; les côtés avec trois bandes complètes mal arrêtées , précédant chaque suture.
Abdomen cylindrique, fin, presque égal, brun foncé en dessus et sur les côtés: ceux-ci étroitement bordés de brun jaunâtre pâle, plus largement aux trois premiers, formant aux 4°, 5°, 6° une petite tache basale, latérale, ronde sur le 7°; cette tache est d’un jaune verdâtre, occupe le tiers basal du segment, et forme un anneau interrompu par l’arête dorsale; l’arête finement jaunâtre sur les 2°, 3°, 4, 5°; les 8° et 9° à peine dilatés sur les côtés ; 10° moitié plus court que le 9°, à bord postérieur droit, denticulé. Ecaïlle vulvaire un peu plus courte que le 9°, un peu relevée, allongée, finissant en deux lames séparées, mais rapprochées.
Appendices anals un peu plus longs que Le 10° segment ; fusiformes, pointus, écartés jaunâtres, un peu villeux, pointillés de noir.
Pieds assez longs ; fémurs jaunâtre terne, l'extérieur des antérieurs et le bout externe des autres, bruns; les postérieurs avec une rangée de 6-7 épines assez marquées ; tibias et tarses brun foncé.
Ailes hyalines , réticulation noirâtre y compris la costale; ptérostigma trèslong, assez épais , non dilaté, brun foncé, entouré de noir, surmontant sept cellules ; 14 antécubitales aux supérieures, 11 aux inférieures ; 14 posteubitales aux supérieures , 13 aux inférieures. Aïles très-étroites à la base jusqu’au niveau des triangles, leur extrémité assez large, arrondie; triangles divisés par une nervule, le supérieur à côté externe notablement plus long que l’interne, qui est un peu plus court que le supérieur ; triangles intérieurs libres; deux rangs de cellules; membranule nulle.
Un exemplaire, probablement plus adulte, a les cinq raies de chaque côté du thorax vertes, sur un fond plus foncé , et l'anneau du 7° segment oblitéré.
Patrie. Le Para (màle et femelle du Musée Britannique).— L’Amazone (femelle de la collection de M. le capitaine Saunders.) Cette espèce ressemble à la Z. campanulata par son triangle externe assez allongé, brisé, l'interne libre dans les quatre ailes, et par la forme de l’écaille vulvaire; seulement tous ces caractères sont beaucoup moins prononcés.
J'ai indiqué, à l’article de l'Aphylla brevipes, en quoi elle en diffère.
GENRE V. — HAGENIUS (nagenius), De Selys, Syn. Gomph.
Côté supérieur du triangle discoïdal beaucoup plus long que l’interne ; l'ex. terne le plus long , ondulé. Triangles internes des quatre ailes libres ; les discoï-
. ° ’ A 24 de u .
daux divisés en deux cellules par une nervule allant du côté supérieur à lex-
des Gomphines, 499 terne. Espace au-dessus du triangle libre. Secteurs de l’arculus très-séparés dès leur naissance.
Front saillant ; tête petite. Pieds longs, fémurs postérieurs énormes, non épineux.
o*" 8° et 9° segments dilatés ; le 10° plus large que long.
Appendices anals supérieurs de la longueur du 10° segment, épais, très-écartés mais non divariqués, ayant deux dents en-dessous. Appendice inférieur presque
carré, relevé en haut au bout, qui est échancré.
Les deux espèces connues sont de grande taille; l’une, de l’Amérique , a la coloration des Gomphoïdes; l’autre, du Japon, celle des Ictinus. Cette dernière constitue d’ailleurs par son habitat une anomalie dans la légion. Elles sont du reste assez différentes l’une de l'autre pour former au moins des sous-gerres distincts, que nous avons déjà comparés aux trois genres précédents , et qui diffèrent de tous par la dimension énorme des pieds, qui rappellent ceux des Gomphus du groupe spinosus, dont les Hagénius se rapprochent également par les lames anales bifides, Les Hagénius s'en séparent d’ailleurs, au premier abord, par les triangles divisés et l'absence de longues épines aux fémurs.
M. Hagen était dans le principe porté à réunir les Hagénius à la légion des Gomphus, plutôt qu’à celle des Gomphoïdes. Il se basait principalement sur la forme du 5° article des antennes qui est fort, séparé subitement de la soie comme chez les Gomphus, et sur la forme et la longueur des pieds ; ajoutant que le caractère du triangle discoïdal divisé, était pour ainsi dire le seul qui concordât avec les Gomphoîïdes.
Je n'ai pas adopté cette manière de voir , tout en reconnaissant la justesse des faits notés par mon savant collaborateur. Voici les motifs pour lesquels je ne place par les Hagénius parmi les Gomphus :
4° Le triangle discoiïdal divisé. Quelque peu important que semble la présence d’une nervule dans ce triangle, 1l faut bien reconnaître que c’est le seul caractère positif qui sépare les Gomphoïdes des Gomphus, et qu'il offre l'avantage d’être plus facile à saisir que des caractères en quelque sorte microscopiques,
2% La forme de ce triangle n’est pas celle des Gomphus. Elle concorde au contraire avec ce qui se voit chez les Zonophores, les Lindénies et certains Cordulégasters.
9° Les appendices anals du mûle, et surtout l’inférieur, sont ceux
des Cordulégasters ou des Chlorogomphus, et nullement des Gomphus,
500 Eox. De Sezys Loxccnamps. — Monographie
Je divise les Hagénius en deux sous-genres d’après le système de coloration , confirmé par la forme des appendices anals et par l’habitat.
SOUS-GENRE I. — HAGENIUS (xacenios , De Selys), Syn. Gomph.
Tête petite, jaune en avant. Abdomen noir, avec une raie dorsale jaune; le 2e segment aussi long que le 8e.
Ftérostigma assez long ; membranule très-petite.
o* Occiput déprimé, renflé en arrière. Appendices anals de la longueur du dernier segment. Les supérieurs bidentés en-dessous, le bout courbé en bas et en dedans.
Q Occiput bas, évidé au milieu.
J'ai dédié cette coupe à mon excellent ami et collaborateur M. le docteur Herm. Aug. Hagen (de Kæœnigsberg), dont la modestie a protesté en vain contre cette dédicace.
Il est très-fâcheux que l’écaille vulvaire de la femelle soit inconnue.
L'espèce connue, Æ. brevistylus , est de la Colombie.
M. Hagen ajoute aux caractères que j'ai donnés :
» Langue échancrée au bout, qui est élargi, à pointes obtuses et avancées; antennes à 3° article fort, épaissi au bout en dehors ; lèvre supérieure petite, mais large, les côtés à angles assez aigus; lèvre inférieure plus large que longue; vésicule du vertex grande, échancrée au bout ; à angles aigus (comme chez les Zonophora). Thorax robuste; les sinus antéalaires fendus jusqu’au milieu de l’arète mésothoracique , à angles déprimés et réunis au thorax. Onglets à dent médiane courte, droite.
» o* Oreillettes petites, arrondies en dehors, à peine un peu dentelées au bord interne. Bord ventral du 2° segment droit, un peu doublé en dedans. Parties génitales proéminentes. 1°* segment uni en dessous ; pièce antérieure triangulaire, fendue au bout ; hamecons antérieurs en onglets cylindriques un peu courbés au bout ; hamecons postérieurs plus forts, en lame fendue au bout, l’intérieur arrondi, l'extérieur un peu en crochet recourbé; gaîne du pénis très-grande et apparente, pyriforme, ovalaire , sans crête transversale , mais un peu échancrée; pénis court, petit, à glande cordiforme. Les deux lames anales sous l’appendice inférieur bifides,comme chez le Gomphus spinosus et chez les Progomphus complicatus et costalis. L'Hagenius est le seul Gomphoïde dont la gaîne du pénis soit dépourvue de crête, »
des Gomphines. 501