PREMIÈRE SOUS-DIVISION
NERVULIBASES (NERVULIBASÆ.)
Espace basilaire traversé par des nervules. Triangle discoidal des inférieures à coté supérieur beaucoup plus court que les deux autres. Ecaille vulvaire de la femelle échancrée, beaucoup plus courte que le 9° segment.
Ils ne forment qu’une seule Légion.
4° LÉGION. — CHLOROGOMPHUS (De Selys.)
Yeux un peu éloignés l’un de l’autre. Ptérostigma court, membranule médiocre. Ecaille vulvaire (voir sa description plus haut).
Le genre unique est de la Malaisie. Il se distingue de toutes les autres légions par l’espace basilaire réticulé, et la forme du triangle discoïdal des secondes ailes; des trois premières par la lèvre un peu fendue au bout, de celle des Cordulégasters par les yeux bien séparés, et de celle des Pétalures par les yeux moins éloignés et le ptérostigma court ; de toutes deux par la lèvre peu fendue, l’écaille vulvaire courte, ei les ailes très-larges.
GENRE VII. CHLOROGOMPHUS (carorocomPxus), De Selys Syn. page 79.
Triangles divisés ; les triangles internes confondus avec les nervules qui les précèdent. Lèvre inférieure un peu fendue en avant, à côtés arrondis.
Pieds courts , faibles, Fémurs non épineux.
o* Aïles hyalines ; angle anal arrondi.
Appendices anals supérieurs de la longueur du 104 segment, écartés, un peu courbés en dedans, simples; l’inférieur presque carré, de même longueur, échancré.
Q Aïles inférieures très-larges, en partie opaques (jaune et brun) jusqu’au nodus. Ecaille vulvaire échancrée, très-courte. (Voir, pour compléter les caractères, ceux indiqués plus haut à la 1'° Sous-Division et à la 4° Légion).
572 Eon. De Seuys Lonccuawps. — Monographie
L'espèce si extraordinaire, Chl. magnificus, qui constitue legenre, est de la Malaisie. Elle est anormale sous tous les rapports. Les deux sexes eux-mêmes le sont, car la femelle a les ailes infé-. ricures plus larges que le mâle, et en partie opaques , ce qui ne se trouve chez aucune autre Gomphine, et qui, avec le ptérostigma court, la fait ressembler aux Libellules du Groupe de lindica; enfin, je répéterai encore que le Chlorogomphus est le seul genre de Gomphines à espace basilaire rétieulé, et à triangle discoïdal des secondes ailes ayant le côté supérieur beaucoup plus court que
les deux autres.
M. Hagen ajoute les remarques qui suivent :
Tête des Gomphus avec des modifications inclinant vers les Cordulegaster:
Vésicule du vertex et ocelles enchassées dans une excision des yeux (parti-
culière surtout aux Petalia et aux Phenes), renflée comme chez les Lindenia , tandis qu’elle est presque nulle chez les autres Fissilabiées. Antennes assez éloignées des ocelles, à article 1% très-court, le 2° plus long et mince (les autres manquent).Les mâchoires ressemblent davantage à celles des Gomphus par le lobe basal moins prononcé et plus long. La dent du bout n’est point trifide, mais séparée en trois dents de même longueur , insérées d’une manière particulière, suivies de 3-4 dents plus courtes. Lèvre inférieure presque semblable à celle des Petalia, peu bifide au bout qui est arrondi; les palpes labiaux à second article un peu moins grand, à angle externe plus aigu, le troisième, court, | cylindrique, petit.
» Langue intermédiaire entre celle des Petalia et des Cordulegaster par sa | base cylindrique, et le bout très-subitement élargi à angles presque aigus. Tho- | rax très-petit et grèle par rapport aux ailes, dont les inférieures, très-larges à | la base, sont aussi longues que l'abdomen. Pieds petits. Secteur inférieur du triangle brisé et bifurqué, presque comme chez les Anax.
» Le côté interne du ptérostigma non prolongé en dessous. Abdomen mince,
un peu comprimé; les appendices anals du mâle analogues à ceux des Cordule- |
au milieu, analogue aux Gomphus, mais de chaque côté existe un petit appen- | dice cylindrique à la base dela plaque ventrale du 9° segment, analogue aux | |
valves internes des Cordulegaster mais rudimentaire (1). » |
(1) C’est probablement de la même manière que doivent être interprêtés les appendices latéraux extraordinaires qui accompagnent la vulve de l’Onychog. uncatus. Ils me semblent appartenir plutôt à la base de la 9° plaque ventrale, et alors ils seraient également les valves internes, et entre eux se verrait la vraie écaille vulvaire, en lame coupée horizontalement,