CORDULEGASTER OBLIQUUS, Say
CORDULÉGASTER OBLIQUE.
Syn. Æschna obliqua ; Say, Journ. Acad. Phil. vol. VITE. n° 8. 1859. Tœniogaster obliquus ; De Selys , Syn. n° 115. Cordulegaster fasciatus ; Ramb. n° 1. 1842.
Dimensions. Longueur totale og 83m Dre Abdomen 64 67 Appendices supérieurs 2 1 Fémur postérieur 9 9 Largeur de la tête 11 4/2 12 Ailes 54 60 Largeur de l'aile supérieure 11 1/2 12 4/a
— — inférieure 14 16 Ptérostigma des supér. 5 1/2 5 4f2
— des infér. 6 6
Lames vulvaires 4
er
o' Face haute ; front étroit, profondément échancré en demi-cercle dans toute sa largeur.
Lèvre inférieure jaunâtre, le lobe médian étroit, profondément divisé; lèvre supérieure jaune verdâtre, finement noirâtre à sa base, légèrement bordée de roussâtre en avant seulement, avecune petite virgule enfoncée de même couleur. Rhinarium noirâtre ; nasus roux jaunâtre, bordé de noïirâtre en avant, contre le rhinarium , excepté au milieu. Front roux-brun, avec une bande transverse en avant noire, large, ne laissant contre le nasus qu’une raie étroite rousse, et une bande basale étroite, sinuée, noire, devant les ocelles, Vertex petit, assez renflé, noiïrâtre ; occiput jaunâtre-obscur, noirâtre au bout, formant un fort tubercule très-élevé, presque conique, reuflé, pointu, brièvement cilié de noirâtre sur ses côtés. Yeux se touchant à peine par un point; derrière de la tête jaunâtre obscur, passant au brun vers le haut, qui est noirâtre, rugueux, presque épineux, contre les yeux,
Prothorax brun jaunâtre pâle, un peu marqué de noir sur ses bords.
Thorax brun foncé, à villosités longues, blanchâtres, ayant en avant deux bandes obliques, cunéiformes, jaune verdâtre, écartées en avant, où elles sont presque pointues , et ne touchant pas le bord antérieur.
Les côtés avec deux bandes de même couleur, larges, surtout la dernière, et bordées de noir latéralement; ces bandes sont complètes et placées sous chacune des ailes.
610 Evx. De Secvs Loxccnamps. — Monographie
Poitrine brun clair; espace intéralaire avec une tache jaune verdâtre, ronde,
entre les ailes supérieures, et une plus grande entre les inférieures.
Abdomen cylindrique, presque égal, à peine renflé à la base et avant l’extrémité, brun noirâtre, marqué de taches dorsales jaune pâle, ainsi qu'il suit : Une bande dorsale étroite aux 2°, 3° et 4°, presque pointue en arrière, où elle touche presque le bord; cette bande légèrement élargie au milieu à la rencontre de la 1"€ suture; 5° de même, mais la bande plus étroite, plus courte, n’occupant que l’arête, un peu plus élargie au milieu; aux 6° et 7° elle est réduite à la tache médiane, qui prend la forme d’une croix à branches courtes, pointues, excepté la branche antérieure qui, en longeant l’arête touche la base. Au 8° la tache cru- - ciforme est encore plus modifiée; ses branches latérales forment, en suivant la suture, un anneau étroit, mais complet ; les branches dorsales, au contraire, trèslarges, la postérieure tronquée à mi-chemin du segment, l’antérieure allant jusqu’à la base; 9e avec une tache basale transverse sur son premier tiers; 10° un peu plus cout que le 9°, roux obscur, à bord postérieur un peu émarginé, noirâtre. Les côtés des 1 et 2° segments sont largement, ceux du 3° étroitement, jau-
nâtre pâle ; oreillettes petites, rondes, jaunâtre pâle, avec une dixaiïine de petites dents et des rugosités noires.
Appendices anals supérieurs noirâtres, de la longueur du 10° segment. Vus en dessus, ils sont peu écartés à la base, subcylindriques, villeux, finissant en pointe très-aiguë; le bord externe marqué d’un sillon. Vus de profil, on aperçoit, en dessous, à peine à la base, presque dans l’intérieur du segment, une forte dent obtuse au bord extérieur, suivie immédiatement d’une dent plus aiguë , à pointes recourbées en dedans ; cette dernière dent part au contraire du bord interne: l’appendice semble droit, égal dans sa longueur, mais le bout subitement coupé en biseau en dessous, de manière à former la pointe finale supérieure très-aiguë.
Appendice inférieur ayant les deux tiers des supérieurs, presque carré, un peu échancré au bout, jaunâtre, à bords noirâtres, renflés, un peu relevés en haut sur les côtés, dont le bout porte deux ou trois dents obtuses.
Fémurs robustes, rugueux, mais non épineux, roux brun en dehors et à la base ; l’intérieur et le bout noirâtres; tibias et tarses noirs.
Ailes larges, hyalines, à réticulation noire; costale finement jaune en dehors; ptérostigma mince, long, brun noirâtre, surmontant 5-6 cellules ; triangle discoïdal assez long , divisé par une ou deux nervules, suivi de 3-4 cellules, puisde deux rangs ; triangles internes libres ; bord et triangle anals à peu près commo chez le bideniatus, peu excavé, de trois cellules; membranule très-grande,
blanche, 26-27 antécubitales aux supérieures, 19-22 aux inférieures ; 17-20 postcubitales aux quatre,
Q Elle ne diffère que fort peu du mâle. Le frontest en entier jaunâtre ; l'abdomen un peu plus épais et subcomprimé, n’a que des vestiges d'orcillettes; les
des Gomphines. GIF
taches dorsales des 5°, 6° et 7° segments plus longues, moins cruciformes, enun mot, plus semblables à celles des précédents; celle du 8° est épaisse, plus étroite en avant, tronquée en arrière,
Les 9° et 10° segments courts, presque égaux, sont roussâtres , avec quelques petites taches foncées , effacées. Ils semblent avoir été moux à l’état frais.
Appendices anals noirâtres, moitié plus courts que le dernier segment, coniques, très-pointus; écartés par un gros tubercule velu, conique, qui termine l'abdomen.
Lames vulvaires jaunes à leur base, passant au brun, puis au noir à leur pointe. Elles sont faibles, assez courtes, mais dépassent le bout de l'abdomen.
Pieds comme chez le mâle; moins de noir aux fémurs.
Ailes hyalines comme celles du mâle, mais le liseret jaune de 1a costale plus étroit, nul à la base et au bout des ailes.
Triangle des supérieures divisé en 4 cellules par deux nervules transversales et une longitudinale ; l’interne des mêmes ailes de deux cellules ; le triangle des inférieures de 2-3 celiules , l’interne libre.
Patrie. La Géorgie américaine, d'après un mâle de la collection de M. Hagen, etun autre du Musée britannique ; l'Amérique septentrionale, d’après la femelle type du €. fasciatus (Rambur) , qui faisait partie de la collection Serville; l’Etat d'Indiana , d'aprés le mâle décrit par Say, qui ne diffère nullement des nôtres, si ce n’est par sa taille (64°* environ) qui serait notablement plus petite, s’il n’y a pas erreur de chiffre. Cependant il est bon de faire observer qu’il dit que les pieds sont noirs, et que le dernier segment de l’abdomen porterait une tache dorsale jaune carrée.
Cet auteur a indiqué brièvement, sous le nom de variété A : « Série dorsale de l'abdomen nulle ; une série latérale de taches jau= nâtres foncées, oblongues , subtriangulaires. » (Un mâle envoyé par le D: Harris) un insecte qui appartient certainement à une autre espèce, peut-être à mon Cord. maculatus ou aux Thécaphora.
GENRE X. — PÉTALIE (PETALIA , Hagen).
Tête transverse; front large, aussi élevé que l’occiput, qui est presque droit ;
yeux contigus par un point. Lèvre inférieure plus longue que large, un peu échancrée au bout. Antennes à soie articulée,
Abdomen noir, avec des taches dorsales séparées par l’arête. Pieds noirs, fémurs roux.
Ailes assez courtes, à réticulation serrée. Ptérostigma médiocre; membranule
blanche; triangles discoïdaux de deux cellules, à côté supérieur une fois et un
612 on. De Secvs Lonccnamps. — Monographie tiers plus long que l’interne; triangles internes libres. Le triangle anal de trois cellules.
o* Appendices anals supérieurs plus ou moins semi-circulaires, dilatés en dedans, non dentés; l’inférieur plus long que large, trifide. Tous les tibias semblables, ciliés des deux côtés. Des oreillettes au 2° segment.
Bord anal des secondes ailes excavé; quatre à cinq petites taches costales brunes opaques équidistantes (dont une basale) à chacune des ailes.
Q (inconnue).
Ce genre extraordinaire est du Chili.
Il a d’abord été constitué par M. Hagen pour l'espèce à laquelle nous réservons ce nom comme subgénérique. Depuis, M. Hagen et moi, avons distingué deux autres espèces, dont je propose de former un sous-genre particulier , sous le nom de Phyllopétalie.
La distinction de ces deux sous-genres est fondée sur la dimension du devant du front, la présence ou l’absence de petites feuilles au 7° et au 8° segment, la dimension des pieds , la forme et la proportion des appendices anals du mâle, enfin la présence ou l’absence d’une tache apicale aux ailes.
Les femelles des Pétalies sont malheureusement inconnues ; nous ne savons donc pas comment est conformée l’écaille vulvaire, qui déciderait de la place définitive que doit occuper ce genre, car elle est très-différente chez les trois Légions des Fissilabiées.
Les Pétalies diffèrent des Cordulégasters par la grande dimension du front, les ailes marquées de taches opaques ; les appendices anals supérieurs des mâles non dentés, l’inférieur trifide, et les tibias tous semblables, ciliés.
M. Hagen fait les remarques suivantes :
« Antennes très-éloignées des ocelles, à article 1er très-court, peu visible; le 2° très-long, cylindrique, la soie grèle, un peu plus longue que le 2€ article, articulée. L'article basal de la soie (le 3e) un peu plus long que le précédent; 4e très-court; aussi long que le 5€; 6° un peu plus long, peut-être en existe-t-il un 7°. Yeux longés en haut par une crète, très-échancrés en arrière. »
SOUS-GENRE I. — PETALIE (PerTALIA , Hagen).
Petalia, Hagen-De Selys, Syn. 1854.
o" Front très-large, échancré en haut, trois fois plus haut que le nasus, avec
des Gomphines. 613 quatre taches jaunes en dessus. Lèvre inférieure plus grande, moins échan:rée, palpes plus courts. Bandes jaunes du devant du thorax cunéiformes; deux latérales égales, plus longues; angle externe des sinus antéalaires déprimé, réuui. Oreillettes petites, 8° et 9€ segments poilus en dessous, non dilatés en feuilles. Pieds courts; fémurs forts. Les taches costales brunes placées à la base, entre celle-ci et le nodus, au nodus , et enfin au ptérostigma; la pointe des ailes sans tache. Deux nervules transversales avant les triangles internes; secteur nodal non ondulé; ptérostigma noir, jaune au milieu; son côté interne traversant obliquement l’espace du dessous. Bord anal droit, à angle saïllant, Membranule longue.
Appendices supérieurs en feuilles courbées en dedans, insensiblement dila-
tés en dedans; l’inférieur moitié plus court, ses trois pointes à peu près égales.
L'espèce unique, P. punctata, du Chili, a la suture, l’apparence et même la coloration de certaines Æschnes, dont elle se distingue de suite par les taches costales des ailes, les yeux peu contigus , et le front énorme.
M. Hagen constate :
« Que le lobe basal des mâchoiïres est allongé, la dent du bout trifide, et qu'il y à en outre quatre autres dents. La langue est comme celle des Chlorogomphus, de même que la lèvre inférieure, mais l’article second plus élargi, à angle
externe en ellipse. »
La tête et le thorax sont très-velus, ce qui se voit, du reste, chez plusieurs autres insectes du Chili, par exemple, l’Hemigomphus molestus , la Cordulia villosa, etc.