‹ Monographie de gomphinesChapitre 156 sur 190 · PAHYLLOPETALIA APICALIS', De Selys · texte numérisé non relu

PAHYLLOPETALIA APICALIS', De Selys

PHYLLOPÉTALIE APICALE,

Dimensions. Longueur totale AVE ou Abdomen 57 Appendices supérieurs 1 3/4

— infér. 3 Largeur de la tête 10 Largeur du front 5 4/2 Fémur postérieur 9 4p Tibia postérieur 7 1/2 Tarse postérieur 5 Aile supérieure 43-45

— inférieure 40-42 Largeur de l'aile supér. 9-9 4/2 — — infér. 11-11 1/2 Ptérostiema des supér. 3-3 1/2

des infér. 31/23 5/4

620 Eou. De Sezys Lonccaamps. — Monographie

Adulte. Tête courte, un peu plus large que longue; front moitié moins large que la tête, peu avancé, coupé en avant, petit, ovale, un peu bombé, Nasus aussi grand que le front, moins évidé en avant que chez la punctata.

Lèvre supérieure très-large, moins courte, à base rétrécie; Les côtés elliptiques; une ligne imprimée moins marquée, de chaque côté au bord antérieur. Lèvre inférieure plus échancrée au bout; lobes latéraux (palpes) plus longs. Antennes très-éloignées des ocelles ; article 1° très-court peu visible; 2° très-long , cylindrique; soie grèle, un peu plus longue que le 2e article, articulée; l’article basal de la soie (3°) un peu plus long que le 2°; les 4° et 5° très-courts, égaux; 6e un peu plus long; peut-être y a-t-il un 7° article. Yeux courts, étroits, contious pendant un espace très-court; très-évidés en avant, longés par une crète par en haut et en arrière, avec une échancrure très-forte en arrière, Occiput triangulaire.

Front noir en avant et en dessus, la base du dessus brun foncé; nasus jaune pâle, brun au bout. Rhinarium brun foncé ; bouche et lèvres jaune de cuir, la lèvre supérieure largement bordée de brun noir en avant ; derrière de la tête jaunâtre.

La tête revêtue de villosités noires, surtout la crète postérieure. Cils de l’acciput grisâtres.

Prothorax très-court, brun.

Thorax très-court, brun noirâtre, à villosités gris brun, les unes noirâtres ,

les autres plus claires, marquées en avant, de chaque côté, d’une raie étroite égale, jaune pâle, entre le bord mésothoracique et les sinus antéalaires, que ces

raies ne touchent pas, et dont l’angle externe est libre, aigu.

Ces lignes s’écartent davantage l’une de l’autre antérieurement. Deux bandes |

étroites, droites, isolées, égales sur les côtés, jaunes pâles, et entre elles une petite tache supérieure ovale. L'espace intéralaire avec une tache entre les ailes supérieures , et deux rapprochées , entre les inférieures.

Abdomen renflé à la base et aux trois avant derniers segments; le 7° dilaté en lamelle étroite sur les côtés, non velu en dessous. L’abdomen est brun noirâ-

tre, avec une bande dorsale jaune olivâtre, divisée en deux par l’arête dorsale. | noirâtre; aux 3°, 4°, 5°, 6°, cette bande s'arrête aux deux tiers des segments, et 3

est croisée à la moitié par la suture médiane noirâtre. Aux 1° et 2° elle est peu |

visible; aux 7€ et 8° elle s'arrête à la suture; aux 9e et 10€ elle est presque obli-

térée, à arête dorsale noirâtre, très-élargie. Tous les segments ont en outre une » tache basale latérale jaunâtre qui, au 2e, forme le dessus des oreillettes, qui i sont grandes, arrondies, aplaties, granulées au bout. Gaîne et pénis dans le genre de ceux de la punctata, mais la gaîne plus excavée, et les deux bouts du «

pénis tournés en haut (en bas chez la punctata). Cuillère de même. Bord ven:

tral du 2° segment moins avancé. Pièce antérieure différente; premiers hame- |

cons très-petits, seconds peu visibles.

des Gomphines. 621

Appendices anals supérieurs un peu plus courts que le dernier segment, en feuilles élargies, renflés au milieu, arrondis au bout, un peu évasés en dedans.

Appendice inférieur d’un tiers plus long, brun bordé de noirâtre, large, cananiculé, recourbé un peu en haut, qui forme de chaque côté une dent entre ces deux pointes ou fourches, Le milieu se prolonge plus loin, en lame arrondie non redresséo.

Pieds longs, grèles, noirs; les fémurs grèles, rougoûtres, noirs au bout, avec une rangée d’épines courtes ; tibias et tarses épineux (Onglets tachés de roux chez l’exemplaire du Muséum de Paris).

Ailes hyalines, un peu jaunâtres à la base et à la côte; (exemplaire de Paris).

Réticulation et costale noïirâtres. Chaque aile porte cinq petites taches marginales opaques, . brun rougeâtre, presque équidistantes entre elles, savoir : 1° une basale oblongue, dépassant un peu la première antécubitale, et touchant une nuance noirâtre, qui so trouve à l'extrême base jusqu’à la membranule; la tache rougeâtre est presque divisée en deux, et touche la nervure médiane, mais non la costale, excepté à la base (chez l’exemplaire du Muséum, cette tache est entière, et touche la côte jusqu'à la première antécubitale). 2° Une arrondie, entre la base et le nodus, appuyée sur celle des antécubitales qui est plus forto que les autres. 30 Uno semblable au nodus, mais descendant jusqu’au secteur principal. 4° Une ovalo à l’origine du ptérostigma, entro la nervure médiane et le secteur principal, descendant même jusqu'au secteur interposé (plus petite que la précédente chez l’exemplaire du Muséum). 5° Une apicale, un peu allongée, entre la nervure costale ot le secteur principal, allant jusqu’au secteur interposé. Membranule blanche, courte, Ptérostigma brun roussâtre foncé , assez petit, mince, entre deux nervures noires, surmontant À peine une cellule et demie (deux cellules et demie chez l’exemplaire du Muséum); sa nervule interno coïncidant presque avec la nervulo de l’espace inférieur et servant de centre à la tache n° 4, Aïles postérieures assez larges à la base et au milieu, à bord anal assez excavé, formant un angle presquo aigu, 13-14 antécubitales aux supérieures, 8-10 aux inférieures; 10-13 postcubitales aux supérieures, 7.9 aux inférieures. Les triangles semblables aux quatro aïles; le discoïdal allongé, à côté interne ayant à peine les deux tiers du supérieur et de l’externe qui sont égaux ; lo triangle est divisé par une veine transverse, allant du côté supérieur à l'extérieur. Triangles internes petits, libres, précédés d’une transversale; 3 cellules postrigonales, suivies d’abord do deux rangs. L'espace audessus des triangles libre (divisé par une nervule à une des ailes inférieures chez un exemplaire). Espace postcostal de 2 rangs aux supérieures; secteur nodal ondulé.

Q (Inconnue),

Patrie, Le Chili, d'après un exemplaire du Muséum de.

622 Eox. De Sezys LoxccHaups. — Monographie

Paris (dont la tête et l'abdomen manquent) et un de Valdivia (Chili) de la collection de M. Hagen.

Cette espèce diffère de la Petalia punctata par la présence d’une tache apicale brune aux ailes ; par le front moins élevé, sans taches en dessus ; les bandes jaunes du devant du thorax étroites ; le dessin de l’abdomen tout autre; la dilatation du 7° segment, et l’appendice inférieur plus long que les supérieurs.

Sous ces différents rapports, elle ressemble à la stictica (voir à l’article de cette dernière en quoi elle s’en distingue).

C'est d’ailleurs la plus grande espèce du genre.

Gue ET DERNIÈRE LÉGION. — PETALURA.

Yeux notablement éloignés l'un de l’autre. Membranule des ailes tres-pctite. |

Ptérostigma excessivement long, mince. Lames vulvaires des femelles recour-

bées enhaut, garnies d'une valvule externe de chaque côté.

Ïci sont réunis deux grands genres, l’un de l'Océanie, l’autre de \

l'Amérique méridionale, comprenant en tout quatre espèces , assez différentes les unes des autres pour farmer autant de groupes in-

férieurs.

Cette Légion se rapproche tout-à-fait de la sous-famille suivante

(Æschnines) par les valvules vulvaires des femelles. Elle en diffère. par les yeux bien distants. Ces yeux, éloignés l’un de l'autre, et les valvules vulvaires dont nous venons de parler , séparent la Lé-M

gion des Pétalures de celle des Cordulégasters. D'un autre côté, la Légion des Pétalures se distingue de toutes

les autres Gomphines, par le ptérostigma énormément long, et

par les valvules vulvaires.

Les espèces connues sont de très-grande taille. Les deux genres sont établis principalement d’après les côtés du thorax munis dem pointes ou non , l’occiput cornu ou non, enfin la forme des appen-

dices anals des mâles, GENRE XI. — PETALURE (PETALURA, Leach.)

Côtés du thorax sans pointes saillantes.

Occiput non cornu.

Ptérostigma très-long, très-mince. Tous les triangles traversés ou réticulés, \

excepté l’interne des ailes inférieures qui est libre,

des Gormphines. 625 og Appendices supérieurs très-grands, étroits à la base, qui porte une dent ins férieure , plus ou moins élargis ensuite en une feuille aplatie. Angle anal des aiïles inférieures très-saillant, presque aigu ; 9° et 10€ segments très-courts. © Appendices anals très-petits, coniques.

Lames vulvaires recourbées, munies de valvules externes,

Le type a été découvert dans la Nouvelle-Hollande , et décrit par Leach sous le nom qu’il porte encore aujourd’hui. M. Ad. White a fait connaitre depuis, une espèce de la Nouvelle-Zélande qui, par la forme du triangle et des appendices anals , diffère assez de la précédente pour constituer un sous-genre séparé; enfin, M. Hagen vient de reconnaitre une troisième espèce très-caractérisée, mais que l’on peut laisser dans le second sous-genre, La patrie américaine attribuée à cet insecte, me parait un peu suspecte ; je le soupconne provenir de l'Océanie.

La dilatation en feuilles plates de l’un ou l’autre des appendices anals des mâles, est sans analogue parmi les Gomphines.

Je présente, dans le tableau suivant, les principaux caractères des genres , sous-genres et groupes de la Légion, avec les indications géographiques et la liste des espèces.

cHAMDSs, — Monographie

De Sezys Lonc

Epx.

PETALURA.

GENRES

SOUS-GENRES

GROUPES

ESPÈCES

ne 2 nc 50 mr mp mn eq mer een = nn

Ptérostigma très-long, très-mince. Côtés du thorax sans pointes saillantes, Occiput sans cornes.

o* Appendices supér. étroits à la base, plus ou moins foliacés ensuite.

© Lames vulvaires longues recourbées, munies de valvules externes.

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