MODIFICATIONS A LA CLASSIFICATION
Les Gomphines examinées récemment à Londres par M. Hagen permettent de combler presque toutes les lacunes qui subsistaient relativement à la connaissance des appendices anals et du pénis de plusieurs mâles.
Je suivrai, pour en rendre compte, l'ordre de la classification, en commençant par ce qui concerne les appendices anals, carac: tère de premier ordre.
VI° Sous-genre. Macrocouraus. — M. Hagen a examiné les mâles des M. parallelogramma et annulatus. Les caractères de ce sexe peuvent être résumés ainsi qu'il suit :
Appendices supérieurs à peu près de la longueur du 10° segment (qui n'a que le quart du 9 ou à peu près la moitié du &) divisés en deux branches, la principale conique; linterne plus fine, plus longue, divariquée. Appendice inférieur fourchu, formant deux branches aussi écartées que les supérieurs. 2° article du pénis avec une dent. Oreillettes fortes. (Le caractère d’une protubérance à l’occiput n’est que spécifique.)
Il résulte de ces données, que les Macrogomphus sont très-voisins | des Microgomphus , dont ils ne se séparent guère que par l'énorme | longueur du 9° segment, par l’appendice supérieur moins profon- | dément divisé, et l’inférieur au contraire très-fourchu. Ces deux |
sous-genres doivent être juxta-posés, sans être séparés par les Héterogomphus, qui, par leurs appendices longs, constituent seuls
une autre section (A). Les deux genres précédents formeront le |
commencement de la section B du tableau (appendices supérieurs du mâle de la longueur du dernier segment ou plus courts).
XV: Sous-genre. Hewicompaus. — Il est prouvé maintenant que l’heteroclytus est de la Nouvelle-Hollande, et que l'Austrog. Gouldii, en est à peine distinct. Cette découverte me décide à instituer ,…
Eox. De Sezvs Lonccnaups, — Monographie, etc. 689
sous le nom de Neocompnus, un nouveau sous-genre pour classer l'espèce américaine Æ,. molestus. Les caractères seront ceux du premier groupe. ÎI faut seulement ajouter que la membranule, visible chez les Néogomphus, est rudimentaire chez les Hémigomphus.
L'incertitude sur l'existence d’une dent au second article du pénis des mâles cesse maintenant, excepté pour l’Epigomphus. La dent existe chez les sous-genres Macrogomphus ct Phyllogomphus, Elle est nulle chez les Cyclogomphus.
Mois ce caractère ne parait pas avoir toute l'importance que M. Hagen avait cru pouvoir lui attribuer, car il a découvert qu’elle existe chez plusieurs Onychogomphus, savoir : O. bistrigatus — ruptus — et cerastes, et sans doute chez les O. prœruplus et interruptus, dont les mâles sont inconnus, mais qui sont très-voisins du ruptus par le dessin.
Il est vrai que parmi ces cinq espèces, qui devront probablement ètre r pprochées, il n’en est qu’une dont les appendices anals mâles soient connus (O. bistrigatus), mais ils paraissent trop semblables à ceux de l’uncatus , pour donner lieu à la création d’un sous-genre distinct, basé sur le caractère du pénis.
D'aprés ce que je viens d'exposer , le tableau des sous-genres du grand genre Gomphus, doit être corrigé ainsi qu'il suit :
Eom. De Sezys Lonccaaups. — Monographie, etc.
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