AUSTROGOMPHUS AUSTRALIS , Dale
AUSTROGOMPHUS AUSTRAL.
Syn. Gomphus australis ; Dale, collect.
Austrogomphus australis; De Selys, Syn. n° 60.
Dimensions. Longueur totale © environ 41%"
Abdomen 29 Fémur postérieur 6 Largeur de la tête 6 1/2 Aile supérieure 28 — inférieure 26 Largeur de l’aile supér. 6
— infér. 7 1/2 Ptérostigma
o* adulte. Voici les caractères sommaires de cette espèce, tels que je les ai pris chez M. Dale. Elle est très-voisine de l’A. Guerini, par les aïles, le nombre des nervules, la couleur , la forme et la dimension du ptérostigma brun épais entre des nervures noires, la couleur jaune de la costale, la couleur de la tête, la couleur jaune et la forme des appendices anals; mais elle en diffère par les caractères suivants :
1°, La taille plus petite, n’égalant guère que celle de l’Anormogomphus hétéropterus.
2°, Les côtés du thorax offrant deux bandes noires complètes, éloignées l’une de l’autre.
30, La fine raie dorsale jaune de l'abdomen n’est prolongée que sur les sept premiers segments. Les 8° et 9° sont noirs avec une tache basale dorsale jaune le 10€ tout jaune avec deux petites taches basales triangulaires noires, séparées par l’arête, n’occupant pas en longueur le tiers du segment.
4°. Les appendices anals supérieurs sont plus courts que le dernier segment; ils semblent un peu plus gros à leur base et plus écartés à leur pointe.
5°. Les raies noires du devant du thorax sont plus épaisses, plus courbées, et les deux médianes sont confluentes par en haut et par en bas avec les antéhumérales, de manière à renfermer entre elles de chaque côté un espace allongé jaune à peu près comme chez l’A. Gouldii.
6°. Les pieds noirs ayant seulement l’intérieur des fémurs jaune.
À l’article des espèces voisines, j'ai indiqué en quoi elles diffèrent de l’australis.
Q adulte. Cette espèce est si voisine de ses congénères de la Nouvelle-Hol-
456 Evo. De Suuys Lonccuaurs.— Monographie
lande, qu’une comparaison établie avec chacune d’elles semble ce qu'il y a de mieux pour la faire reconnaître.
Elle diffère du mâle que je viens de décrire par les caractères suivants :
1°. Les deux fémurs intermédiaires ont moins de jaune intérieurement et les postérieurs n’en offrent pas du tout.
20, La taille plus forte, surpassant même celle de l’4. Guerini.
Je n'ose réunir qu'avec quelque doute cette femelle à l’œustralis , parce que je n’ai plus sous les yeux ce dernier, dont je ne possède qu’une diagnose faite en vue de le séparer du Guerini. Il est possible que la grande différence de taille ne tienne qu’à la localité et au sexe différent , de même que la longueur du ptérostigma. La couleur toute noire des fémurs postérieurs, si elle est constante, resterait comme caractère distinctif qui a probablement plus de valeur, ces organes étant le plus souvent plus clairs chez les femelles ; cependant la même différence existe chez de l’A. Guerini femelle.
L'espèce à laquelle elle ressemble le plus ensuite est 1’4. Gouldüi. Elle a en effet le devant du thorax presque semblable en avant, les deux bandes submédianes renfermant de chaque côté un espace ovale jaune, par leur confluence avec les antéhumérales; mais celles-ci ne touchent pas par un point supérieur la bande humérale noire; la première et la deuxième suture latérales portent une raie noire bien marquée, assez épaisse et complète comme chez l’australis mâle, enfin la moitié antérieure de la crête mésothoracique est finement jaune. Le prothorax ne porte au milieu qu’une petite tache jaune dorsale au lieu de deux. La lèvre supérieure, qui est plus grande, n’offre qu’une ligne basale noirâtre peu visible, et la raie noirâtre de la suture inférieure du front n’est pas plus épaisse que chez le Guerini.
Il n’y a que deux cellules après le triangle des supérieures. Les pieds sont à peu près comme chez l'A. Gouldii. Le 3° segment de l'abdomen en diffère par une raie dorsale jaune prolongée presque jusqu’au bout.
Il me reste à parler de l’ A4. Guerini : L’'australis femelle s’en distingue facilement par les pieds postérieurs, presque entièrement noirs (excepté le vestige externe à l'articulation des tibias) et par les deux ovales jaunes fermés du devant du thorax, de même que par la raie noire complète de la première suture latérale du thorax, le noir du derrière dex yeux plus étendu , la tache jaune dorsale unique du prothorax, et le ptérostigma plus long.
Le ptérostigma est d’un brun plus foncé que chez les autres espèces ; ses bords noirs sont plus dilatés en dedans; il est en outre plus long et moins élargi.
Les orcillettes sont bien prononcées ; la tête montre en arrière trois petites pointes ou cornes noirâtres très-curieuses; celle du milieu, un peu pointue, naît derrière l’occiput ; de chaque côté de l’origine du bord occipital se trouve le petit tubercule arrondi saïllant ; ils sont dirigés obliquement l’un vers l’autre et sont peut-être analogues à ceux de l'Onychogomphus forcipatus ou de l’Ophiogom-
phus serpentinus. Le mâle en est dépourvu.
des Gomplunes. 437
Patrie. La Nouvelle-Hollande , d'après une femelle incomplète communiquée à M. Hagen.
Elle se rapproche tant par la coloration du mâle que je lui attribué, qu'on ne peut guère douter qu’elle appartienne à la même espêce.
Le mâle vient du port Adélaïde (Terre de Nuits) d’après l’exemplaire appartenant à M. Dale.