‹ Monographie de gomphinesChapitre 95 sur 190 · CYCLOPHYLLA SIGNATA. Hagen · texte numérisé non relu

CYCLOPHYLLA SIGNATA. Hagen

CYCLOPHYLLA BSIGNÉE.

Syn. Cyclophylla signata; Hagen. — De Selys, Syn. n° 78.

des Gomphines. AB !

Dimensions Longueur totale ON AT QAR Abdomen 34 35 Appendices supérieurs 2 Fémur postérieur 5 4/2 5 Largeur de la tête 6 1j2 6 Aïle supérieure 30 29

Largeur de l’aile supérieure 6 6

= — inférieure if 7 1/2 Ptérostigma des sup. 3 3 — des infér. 3 1/2 3 4/2

o* adulte. Cette espèce ressemble tellement à la diphylla, qu’en ce qui concerne le mâle , le mieux est de la comparer avec elle :

1° La taille est infiniment plus petite que celle de la diphylla ;

2° Face d’un brun roussâtre plus foncé ; front encore moins saillant, formant en dessus une bande vert bleuâtre; lame de l’occiput noire, à cils plus longs, ete. Prothorax noirâtre, un peu marqué de roux brun.

3° Les dessins du thorax sont verts en avant, verdâtres sur les côtés, cette couleur séparée en bandes par le fond qui est brun.

4° L’abdomen , dont le fond est noirâtre, a ses dessins mieux marqués ainsi qu'il suit : le dessus du 1% segment, les orcillettes et une ligne dorsale au 2° verdâtres ; un anneau basal olivâtre, échancré en arrière occupant le tiers du 8°; les 4°, 5°, 6° avec deux taches jaunes , pointues postérieurement , notablement séparées par l’arête dorsale, occupant à peine le quart basal; le 7° avec une tache analogue mais plus forte, occupant le tiers basal presque en anneau ; les 8° et 9° noirs en dessus, rouges sur les côtés, excepté leurs feuilles latérales qui sont noires ; le 10° jaune brunâtre, brun au milieu en dessus.

5° Les feuilles dilatées des 8° et 9° seoments ne diffèrent qu’en ce qu’au 9° elles sont plus larges à la base puis diminuent subitement de largeur, en formant un angle droit à leur premier tiers.

6° Les appendices anals sont presque semblables; les supérieurs sont peut-être un peu plus lisses ; l’inférieur est formé d’un petit tubereule un peu bifide, plus saillant , non caché.

7° Les pieds ne diffèrent qu’en ce que les fémurs , roussâtres, ne sont guère marqués de brun au bout.

8° Les aïles ne semblent différer, qu’en ce que le côté externe du triangle des supérieures est légèrement convexe en dehors et suivi de deux rangs de céllules seulement. Il y à 15-17 antécubitales aux supérieures , 11-12 aux inférieures ; 12 posteubitales aux quatre. Le ptérostigina surmonte près de six cellules environ. Les ailes sont peu salies ; à réticulation noire.

® Lèvre inférieure et derrière des yeux jaunâtre livide pâle; le reste de la tête

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d’un brun roussâtre clair; lame de l’occiput médiocre, son bord presque droit, finement cilié de brun.

Prothorax brun ; le bord postérieur finement noirâtre , arrondi.

Thorax brun olivâtre en avant, jaunâtre terne en-dessus sur les côtés, un peu roussâtre à l’espace intéralaire, le devant (brun olivâtre) marqué de chaque côté de l’arête médiane d’une bande régulière, cunéiforme , jaune, plus large en avant, où elle s’écarte un peu, et touche le bord mésothoracique ; pointue en arrière, où elle touche les sinus antéalaires. Une fine ligne humérale presque complète, jaune verdâtre, courbée en dedans vers le haut, suivie sur la suture d’une raie brune humérale , qui dépasse cette suture ; vestige d’une raie brune supérieure, après la première suture latérale; une bande dorsale jaune maculaire peu marquée sur l’espace intéralaire.

Abdomen mince, un peu plus épais à la base, un peu comprimé, olivâtre clair. Les articulations de tous et la suture au tiers antérieur des 3°, 4°, 5°, 6°, 7° finement cerclées de brun foncé ; la base et les côtés antérieurs du 2°, une bande de chaque côté de l’arête dorsale, ne commençant qu'après la base, et plus foncée et plus large en arrière, et le bord ventral des mêmes segments , brun noirâtre; 8°, 9°, 10° bruns en dessus , pâles sur les côtés et en dessous ; les côtés des 8°, 9e non dilatés, un peu roulés en dessous; écaille vulvaire courte, échancrée, pâle. (Appendices anals manquent.)

Pieds courts; fémurs jaunâtre pâle, un peu bruns à leur extrémité en dehors ; à épines noires, courtes, peu nombreuses ; tibias noirs, les quatre postérieurs avec une bande brunâtre peu distincte en dehors; tarses noirs.

Ailes étroites, assez pointues, hyalines , à peine jaunâtres à l'extrême base ; un très. léger vestige brun entre les deux secteurs de l’arculus à leur base; réticulation brune, à reflet roussâtre ; ptérostigma assez long, épais, non dilaté, brun jaunâtre clair, entouré d’une nervure noire, surmontant 5 cellules, membranule non distincte. Ailes supérieures : 15-19 antécubitales, inférieures 12-13 antécubitales; 10-12 postcubitales aux quatre. Triangle des supérieures divisé en deux cellules ; le côté interne à peu près égal à l’externe , le supérieur presque moitié plus court, de sorte que l’angle inférieur est très-aigu; le triangle interne presque semblable, divisé par une veine; deux cellules postrigonales. Triangle des infé-

rieures divisé par une veine: l’interne très-court, presque équilatéral. 2 ?

Patrie. Le Brésil, d’après le mâle type du Musée de Berlin; la République de Venezuela, d’après une femelle de la collection de M. Hagen, envoyée par M. Appun.

La femelle se distingue bien de l'Aphylla brevipes par sa taille moindre, les deux bandes cunéiformes jaunes du devant du thorax, l'absence du demi-collier jaune mésothoracique , la face et le front en apparence unicolores et sans taches.

Comme nous ne connaissons encore que cette seule femelle dans

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le sous-genre qui se compose des €. diphylla, gladiata, sordida, signata et elongala, nous ne pouvons dire à priori quels seront les caractères certains pour distinguer les femelles des diverses espèces ; à en iuger d’après la ressemblance excessive qui existe entre les mâles on peut prévoir que les femelles doivent aussi être fort semblables entre eiles.

Il est probable cependant qu'on pourra les rapporter aux mâles auxquels elles appartiennent, en tenant compte de l’analogie qu’elles montreront avec eux dans la tailie, dans les dessins du devant du thorax et de l'abdomen, et dans la réticulation des ailes,

M. Hagen avait d'abord connu la femelle, qu'il avait nommée C. clara dans sa collection. Plus tard il a pensé avec raison, je crois, qu’elle appartient au mâle nommé par lui signata.

Si l’on remarque que cette femelle semble peu adulte, on ne trouvera en effet aucun caractère spécifique pour lisoler. Elle a ïa même stature, la même réticulation, le même dessin ; seulement elle est plus pâle, et les bandes obscures des côtés du thorax sont à peine indiquées.

La connaissance de cette femelle est d'autant plus précieuse, qu’elle nous permet d'avancer que chez les quatre espèces de ce groupe, l’écaille vulvaire est courte , échancrée, et les 8° et 9° segments non dilatés en feuilles latérales, mais seulement les bords un peu roulés en dessous.

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