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LES SEIGNEURS

Dès le XIIe siècle, Pierre, comte de Nevers, pour l’âme de Philippe d’Issoudun son beau-frère, cède à Fontenay son serf de Gigny avec tous ses héritiers et tous ses biens, affranchissant cet homme de tout droit de faîtage, de dîmes de blé, d’ostel, de chevauchée, de la garde des murs et des fossés de Gigny, à la condition qu’il demeurera toujours lui et ses hoirs sujets à la coutume de Tonnerre. ( Roussel , IIIe vol. Gigny.)

Les Rainard, les André, les Nariold de Montbard donnent Fontaines-les-Sèches, Planay, Éringes; Othon de Châtillon, mari de Diane, le Pâtis de Nan; Huon de Châtillon, ses vignes de Laignes; les Mellot, comtes d’Auxerre et de Tonnerre, des biens dans leurs comtés; les sires de Noyers, Soulangy et Marsoif, origine du Petit-Fontenay de Tonnerre en 1255; Rainai et Catin de Joigny, leurs

dîmes de La- Villeneuve et s’engagent par serment à ne pas donner d’aumônes à d’autres communautés qu’à Fontenay. Les Vaubon et Olivier de Grignon donnent leurs biens de Poiseul-la-Grange et La Villeneuve; les Thibaud de Salives, Gérard d'Échalot donnent Préjelan, le Quartier et la maison où seront reçues les femmes des maris qui quitteront le monde pour la vie monacale. Les sires de Sennevoi, de Champ-d’oiseau, de Thil, de Frolois, d’Époisses, de Darcey se font un bonheur d’accorder quelques biens à l’abbaye de Fontenay. (Cart. Font, passimj

Il ne serait pas possible de citer tous les colons ou manants qui abandonnent leurs biens pour avoir droit aux prières, à la sépulture ou à la retraite dans une maison de Fontenay, tels que les Haymon, les Huilard, les Adéline de Marmagne et les Racena de Fresne.

On peut trouver l’explication de l’empressement à combler Fontenay de biens non seulement dans la foi vive de ces jours, mais dans la parenté de Bernard avec toute la féodalité de la Bourgogne, les ducs, les comtes d’Auxerre, de Tonnerre, les Graneey, les Sombernon, les Saffres, les Mellot, les Thibaud

de Salives et les Gérard d’Echalot. (Cart. de Font.)

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